Publié par Ftouh Souhail le 14 mars 2022

Douze missiles balistiques ont visé, le samedi 12 mars 2022, les nouveaux locaux du consulat américain dans la capitale du Kurdistan au nord d’Irak à Irbil. Il n’y a pas de pertes humaines, que des dommages matériels. 

L’attaque a endommagé les studios de la télévision locale Kurdistan24, non loin du consulat US, avec des pans effondrés du faux plafond et du verre brisé. 

Les missiles ont été tirés hors des frontières de l’Irak, précisément de l’est, venant du territoire iranien d’une base de missiles sol-sol des forces aérospatiales des Gardiens de la Révolution islamique, l’armée idéologique de l’Iran. 



C’est la deuxième attaque iranienne directe contre les Américains.  

En janvier 2020, l’Iran avait tiré des missiles sur des bases abritant des soldats américains en Irak, en représailles à l’assassinat du général Qassem Soleimani. 

Les tirs contre Erbil interviennent près d’une semaine après la mort en Syrie, le 7 mars, de deux hauts gradés des Gardiens de la Révolution tués dans une attaque imputée à Tsahal alors que ces derniers se trouvaient en repos dans la banlieue du nord de Damas. 

En Irak, des tirs de roquettes ou des drones piégés visent régulièrement les intérêts américains. Mais ils sont sous-traités par les groupes chiites pro-iraniens. C’est très rare que l’Iran opère des attaques depuis son territoire.   

Le premier ministre du Kurdistan, Masrour Barzani ne reçoit aucune aide militaire américaine à l’inverse de l’Ukraine qui reçoit actuellement des aides généreuses. La région du Kurdistan connait  une recrudescence d’attaques à la roquette ou aux drones armés iraniens.  

A Erbil, la dernière attaque du genre remonte à septembre 2021, quand des drones armés ont visé l’aéroport. Des attaques qui sont directement coordonnées depuis Téhéran par le général Mohammad Bagheri, chef d’état-major des forces armées et le général Amir -Ali Hajizadeh, chef du département aérospatial.  

Le mois dernier Les Gardiens de la Révolution islamique, ont annoncé la création d’un nouveau missile de moyenne portée, susceptible d’atteindreles pays voisins, notamment les bases américaines en Irak, en Arabie saoudite et aux Émirats Arabes.      

Il s’agit d’un missile stratégique dénommé Kheybarchékan (du nom d’une victoire des partisans de Mahomet au VIIe siècle). Sa maniabilité et sa vitesse extrême lui permettent d’atteindre des cibles dans un rayon de 1,450 km. 

Kheybarchékan peut percer un bouclier antimissile selon les spécialistes militaires du Proche-Orient.   

Le développement et la prolifération de missiles balistiques par l’Iran est une menace pour la sécurité internationale ainsi qu’un défi important pour cette Administration Démocrate qui est préoccupé par La Russie. 

Biden semble incapable d’empêcher toute nouvelle avancée du programme de missiles de l’Iran. 

Le 24 décembre dernier, Téhéran avait déjà tiré 16 missiles balistiques à l’issue de cinq jours de manœuvres militaires qui, selon des généraux iraniens, constituaient un avertissement à Israël.  

Selon les renseignements israéliens, l’Iran possède une vingtaine de types de missiles balistiques ainsi que des missiles de croisière et des drones. Leur capacité est variable. Le Qiam-1 a une portée de 800 km alors que celle du Ghadr-1 peut atteindre 1800 km. 

L’Iran se trouve à seulement 1500 km des frontières d’Israël. 

La priorité actuelle en matière d’armement pour l’Iran est désormais la précision de ses missiles. L’ennemi iranien est devenu autosuffisant en armes et en équipements. 

Alors que Biden semble impuissant devant les missiles balistiques iraniens, Tsahal dont le chef d’état-major se trouve depuis 72 heures en escale urgente dans le golfe Persique, entre Manama et Doha, il cherche à implanter un système radar régional d’alerte précoce en prévision des engins iraniens qui pourraient s’abattre instamment sur Haïfa, Tel-Aviv ou Eilat. 

D’ailleurs peu après la frappe israélienne de 7 mars, l’Iran a dévoilé une cité sous terrain de drones, creusés au cœur des montagnes iraniennes, voués aux UAV de gamme Shahed et le commandant Amir-Ali Hajizadeh, chef de l’aérospatial a même laissé entendre que ces 60 UAV ne connaissaient ni limite de portée ni limite opérationnelle.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Ftouh Souhail pour Dreuz.info.

Abonnez-vous sans tarder à notre chaîne Telegram, pour le cas où Dreuz soit censuré, ou son accès coupé. Cliquez ici : Dreuz.Info.Telegram.

Inscrivez-vous gratuitement pour recevoir chaque jour notre newsletter dans votre boîte de réception

Dreuz ne spam pas ! Votre adresse email n'est ni vendue, louée ou confiée à quiconque. L'inscription est gratuite et ouverte à tous

3
0
Merci de nous apporter votre commentairex