Publié par Jean-Patrick Grumberg le 26 mars 2022
Le juge Jackson, candidate à la Cour suprême de Joe Biden, ne peut pas définir ce qu’est une femme

Le président Biden a choisi une femme afro-américaine comme candidate au poste de juge à la Cour suprême des Etats-Unis, Ketanji Brown Jackson.



Lors des auditions du sénat pour la nomination de Jackson à la Cour suprême, une sénatrice lui pose une question à laquelle Jackson dit qu’elle ne peut pas répondre. Quelle est cette question : « qu’est-ce qu’une femme ? ».

Jackson, que les extrémistes de gauche ont choisi d’abord parce qu’elle fait partie de la minorité, étant noire, et ensuite pour ses compétences, ne peut pas répondre.

Pire que ça, vous allez être stupéfait par les raisons qu’elle invoque.

– Sénatrice Marsha Blackburn : « pouvez-vous donner une définition du mot « femme » ? »

– Jackson : « Non, je ne peux pas. »

– Vous ne pouvez pas ?

– Pas dans ce contexte, car je ne suis pas biologiste.

– La signification du mot « femme » est donc si peu claire et si controversée que vous ne pouvez pas m’en donner une définition ?

Pourquoi c’est si important

Un juge à la Cour suprême est nommé pour examiner la constitutionnalité des lois, des décrets et des décisions de justice. Il est nommé à vie et s’assure du respect de la constitution dans la vie publique. Ce n’est pas être une fonction politique, qui obéit aux modes du moment, mais un poste qui assure la continuité des fondations de l’Amérique. La SCOTUS ne formule pas non plus des lois – c’est le rôle du Congrès, au nom de la séparation des pouvoirs. Ce n’est pas non plus son rôle que de réécrire la constitution, ou de l’adapter au gré de l’évolution sociale.

Jackson affirme que n’étant pas biologiste, elle ne peut pas dire ce qu’est une femme. Cela veut dire qu’elle a perdu tout contact avec la réalité, et qu’elle a totalement sombré dans l’idéologie progressiste, cette idéologie qui a donné naissance à la répression rebaptisée « Cancel culture », à la réécriture du droit naturel et au mouvement Woke de destruction des valeurs traditionnelles. Cela veut dire qu’elle ne possède pas l’étoffe d’indépendance et de clarté d’esprit nécessaires au travail d’analyse de la Cour suprême.

Cet article n’a pas pour objectif d’étudier les ramifications sociales et juridiques de la déclaration de Jackson, mais elle ouvre la porte vers une toute nouvelle dimension dans la répression des idées et la discrimination envers les gens normaux. Si un homme et une femme ne sont plus des notions valides aux yeux de la justice, c’est tout un pan de la vie sociale qui s’écroule, cela va bien plus loin que les poussées extrêmes des journalistes et du monde académique. Si par malheur un extrémiste de gauche était confirmé au poste de juge à la Cour suprême, le vers aura pénétré encore un peu plus profond dans le fruit.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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