Publié par Manuel Gomez le 5 mars 2022

Depuis 2014, les forces ukrainiennes massacrent les Ukrainiens pro-Russes de la région du Donbass : près de 14.000 morts dans l’indifférence générale de l’Union Européenne, et de la France en particulier (On occulte totalement les affirmations de la journaliste Anne-Laure Bonnel pourtant sur place au Donbass !). 

Depuis plus de sept années, le régiment Azov, basé à Marioupol, port situé à la lisière du Donbass, fort de près de 4000 combattants, pour la majorité pronazis, et sous le commandement du gouvernement ukrainien, assassine des Ukrainiens parce qu’ils se considèrent comme Russes également.

Depuis des mois les forces armées russes se positionnent tout au long de la frontière avec l’Ukraine. Sur ordre, elles auraient pu envahir ce pays en quelques heures, sans qu’il soit préparé à s’y opposer et sans que l’Union Européenne puisse l’aider et le soutenir, comme c’est le cas actuellement.

Ceci dit, il est bien évident que l’on ne peut pas applaudir à la décision de Vladimir Poutine de pénétrer en Ukraine ni souscrire à «ses menaces» oratoires.

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Je ne vais pas me faire de nouveaux amis mais, à mon âge, cela est le cadet de mes soucis. Ce qui m’importe c’est de ne pas être aveugle et d’analyser les évènements avec lucidité et, si possible, objectivité.

Mais qu’en est-il des propos de celui qui est devenu un «héros» international ? Cet excellent acteur, ce comédien qui interprète son rôle et ses dialogues à merveille, le président Zelensky qui, lors de chaque nouvelle intervention télévisée, au lieu de tenter d’atténuer la progression du conflit, se complaît à relancer les tensions et à piquer l’adversaire ? Le rôle qui lui est proposé est-il de «mettre de l’huile sur le feu» et d’éloigner le plus possible la Russie de l’Union Européenne en ajoutant la menace de l’OTAN.

Ne vous laissez pas trop séduire par le jeu imposé par Zelensky, qui, à chaque nouvelle intervention «télévisée» interprète la situation, déjà dramatique, comme l’annonce du prochain épisode de la série en cours.

*Pourquoi affirme-t-il que la Russie procède à un «génocide» en Ukraine. A-t-il pleinement conscience de ce qu’est un «génocide» ? Quelques milliers d’Ukrainiens innocents vont payer de leur vie cette intrusion, certes, mais s’agit-il d’un «génocide» ?

*Après l’Ukraine, ce sera la Géorgie, la Moldavie, les pays Baltes, la Pologne, etc. Donc l’intervention obligatoire de l’OTAN dans ce conflit régional, a-t-il déclaré. Zelensky recherche-t-il absolument la confrontation militaire entre la Russie et l’OTAN, et donc les Etats-Unis ?

*Pourquoi réclame-t-il des avions à l’Union Européenne et à l’OTAN pour son espace aérien, sachant parfaitement que ce serait l’étincelle qui précéderait l’explosion ?

*Pourquoi ce risque nouveau d’une catastrophe nucléaire concernant la centrale occupée par les Russes ? Sachant que les premières victimes de cette «impossible» catastrophe seraient, après les Ukrainiens, la population russe à quelques centaines de kilomètres.

Depuis quand la diplomatie est-elle devenue une comédie dramatique, avec en tête d’affiche le duo Macron/Poutine, et les déclarations, répliques et réponses, affichées et commentées sur toutes les télévisions ?

Après l’Ukraine, c’est la Géorgie puis la Moldavie et, très probablement, demain la Turquie, qui réclameront leur intégration à l’Union Européenne et, pour les trois premiers pays cités, leur acceptation par l’OTAN.

Dans ce jeu de rôle, c’est le peuple ukrainien qui joue la figuration et il en supporte les conséquences meurtrières.

Mais qu’en sera-t-il demain ? La menace nucléaire est déjà dans les paroles, gardons-nous qu’elle ne se transforme en actes.

Ne serait-il pas plus utile de s’engager solennellement à ce que ni l’Ukraine, ni la Géorgie, ni la Moldavie, ni aucune autre nation proche de la Russie, n’intègrent un jour l’Union Européenne et, bien entendu, jamais placées sous le «parapluie» défensif de l’OTAN.

Et pourquoi pas un référendum d’initiative populaire par «province» ou «région», après tout n’est-ce pas au peuple souverain de disposer de son avenir ?

En conclusion, rappelons qu’il y a seulement quelques mois l’OTAN était «moribonde» (dixit Emmanuel Macron) et que de Gaulle s’en méfiait : aujourd’hui l’OTAN est «florissante» – comme par hasard !

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez pour Dreuz.info.

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