Publié par Yves Mamou le 30 mars 2022
Présidentielle : Médias et Diabolisation

Le Monde fait sa Une (numérique) sur le groupe de participants au meeting d’Eric Zemmour qui a crié « Macron Assassin ».



C’est grave docteur ? Pour Le Monde, Europe1 et tous les médias mainstream, Eric Zemmour est une nouvelle fois en position de « diable ». On a là une fonction essentielle des médias : monter en épingle des évènements mineurs et diaboliser la personne qui est à l’origine de cet évènement mineur.

Que réclame cette vox mediatica ? Que Zemmour fasse comme Jo Biden quand l’affaire Georges Floyd (vous savez, ce policier blanc qui a asphyxié un noir à Philadelphie) a éclaté : qu’il mette un genou en terre et fasse mea culpa. Il s’agit de placer le candidat en position de faute morale indélébile : après Pétain, après les enfants Sandler, voilà Zemmour coupable à nouveau d’indignité nationale.

Zemmour plaide qu’il n’a pas entendu. Cela signifie que s’il avait entendu, il aurait réagi. C’est une erreur ! Il donne le sentiment de s’excuser. Il devrait tourner cela en dérision et affirmer par exemple que Macron a bel et bien assassiné la fonction présidentielle avec ses trans à l’Elysée, son affichage avec McFly et ses photos ridicules de président en souffrance, devant les convulsions de la guerre en Ukraine.

Règle médiatique n°1 : quand vous êtes aux prises avec une tentative de diabolisation, il faut montrer que c’est toujours le diable qui accuse.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Yves Mamou pour Dreuz.info.

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