Publié par Jean-Patrick Grumberg le 22 mars 2022
Trump hausse le ton contre Poutine

« On ne peut pas laisser cette tragédie se poursuivre. On ne peut pas laisser ces milliers de personnes mourir », a déclaré lundi Donald Trump.



Donald Trump était lundi sur Fox Business. Il a déclaré que les États-Unis doivent mettre Poutine au pas et lui envoyer un signe fort, avec l’envoi de patrouilles de sous-marins nucléaires américains, pour calmer Poutine qui a plusieurs fois menacé d’utiliser l’arme atomique.

« Il faut dire [à Poutine] : ‘Si vous mentionnez ce mot [le nucléaire] une fois de plus, nous allons envoyer nos patrouilles de sous-marins nucléaires et nous ferons des allers-retours le long de votre côte' », a déclaré Trump à Fox Business.

Trump a ajouté qu’il « entendait [Poutine] utiliser constamment « le mot en N », le mot « nucléaire », et qu’il espérait ne jamais avoir à utiliser des armes nucléaires, car « ce serait la tragédie de toutes les tragédies », et c’est pour ça qu’il faut envoyer les patrouilles de sous-marins nucléaires.

Trump a également rappelé qu’il a investi pour reconstruire la force de dissuasion américaine, notamment avec les sous-marins nucléaires, en disant : « J’ai détesté le faire, mais j’ai reconstruit notre capacité nucléaire comme personne n’a jamais pensé que c’était possible. »

L’ancien président américain Donald Trump est à mon avis le meilleur, ou l’un des meilleurs présidents que l’Amérique ait jamais eus. Mon intuition me dit que longtemps après sa mort – c’est ce qui s’est produit avec qui vous savez, que les Démocrates ont traité de demi-crétin quand il était président, et considèrent désormais comme un grand homme – les médias l’encenseront, parce que tous les indicateurs montrent que les Américains, les classes moyennes, les minorités, ont vu leur sort s’améliorer pendant sa présidence.

Et beaucoup commencent à se gratter la tête et disent qu’ils préféraient se réveiller le matin avec les infamants tweets de Trump et l’essence à 2 dollars le gallon, qu’aujourd’hui, débarrassés de ses tweets, et l’essence à 4,5 dollars à la pompe. (Je suis de ceux qui pensent, en fait je suis le seul à le penser, que se faire virer de Twitter a été une bonne chose pour lui, et cela l’aidera à se faire réélire).

Politique étrangère : le sans-faute de Trump

Les opposants au président Trump (je ne parle pas des never-trumper et des idéologues), reconnaissent aujourd’hui que sur le plan diplomatique, la doctrine a été un sans-faute et une réussite historique, exemplaire. Je pense que Donald Trump a tout simplement réécrit le manuel de la diplomatie et exposé la médiocrité des pratiques traditionnelles.

  • Pour commencer, Trump s’est débarrassé de l’Etat islamique et leur a fait perdre tous les territoires qu’ils avaient conquis. Ce fut vite oublié, parce que les médias ne voulaient surtout pas lui offrir la moindre reconnaissance. Obama avait quelques mois auparavant déclaré qu’il ne serait possible que de les « contenir », qu’ils représentaient une nouvelle réalité.
  • Aucune guerre n’a été déclenchée par les Etats-Unis sous sa présidence, ça faisait longtemps.
  • Kim s’est tenu à carreau, la Corée du Nord n’a pas tiré de missiles au dessus des alliés américains, des rapprochements et des rencontres historiques ont eu lieu entre les deux Corées dans la DMZ, la zone démilitarisée, et au train où allaient les choses, quelques années de plus auraient sans doute amené un traité de paix.
  • La Chine a reculé et en a pris plein la tronche avec le rééquilibrage des droits de douane.
  • Poutine est resté à la niche. Rudy Giuliani vient de révéler, avec la permission du président et de ses avocats, que Trump l’a menacé de bombarder les églises de Moscou*.
  • L’Iran a été si lourdement sanctionné que quelques années de plus à ce rythme, le peuple, qui s’est soulevé contre les fous de dieu pendant la présidente Trump, aurait probablement fini par les renverser ; le plus terrible terroriste iranien, Soleimani, a été éliminé sans que l’Iran ne puisse réagir ou se venger. Et il n’avait pas les moyens de finaliser son ambition d’armement nucléaire.
  • L’OTAN a retrouvé sa puissance parce que Trump a tordu le bras aux pays adhérents, a rabaissé le caquet aux arrogants Européens, et les a forcés à payer leurs cotisations et leurs arriérés – ils n’ont pas apprécié, mais aujourd’hui, avec un OTAN renforcé, ils bombent le torse, ces fats que le monde entier leur envie.
  • Et surtout, surtout, Trump a élaboré et signé les Accords Abraham qui ont transformé et apaisé le Moyen-Orient, produisent leurs effets encore aujourd’hui, et marginalisé les voyous palestiniens.

L’attaque de Poutine est « épouvantable »

Lors de la conférence CPAC 2022, Donald Trump a déclaré :

« L’attaque russe en Ukraine est épouvantable. Nous prions pour le peuple fier de l’Ukraine. Que Dieu les bénisse tous. »

Trump avait précédemment dit qu’il pensait que Poutine est « intelligent » et que les dirigeants américains et de l’OTAN sont stupides. Il a raison : comment l’Allemagne a-t-elle pu signer un accord par lequel elle dépend du gaz russe tout en faisant partie de l’OTAN, créé contre les ambitions impérialistes russes ! Il a estimé que la faiblesse du président Joe Biden et les échecs du retrait d’Afghanistan sont à l’origine de la décision de Poutine d’envahir l’Ukraine. Il a encore raison.

Trump a catégoriquement rejeté les suggestions des journalistes, qui lui cherchent constamment des poux dans la tête, selon lesquelles il avait un faible pour Poutine et a presque été offensé par l’accusation.

« J’ai été très, très dur avec Poutine. On me fait un mauvais procès à ce sujet », a déclaré Trump, en rappelant que la Russie n’aurait jamais envahi l’Ukraine s’il avait été président, par crainte de sa réaction. « En même temps, je m’entendais très bien avec lui. Mais je m’entendais très bien avec la plupart des [dirigeants mondiaux]. »

* Et c’est le témoignage de Giuliani qui apporte de l’eau à son moulin :

« Donc, explique Giuliani, il [Trrump] a une réunion avec Poutine et il lui dit, ils parlent de l’Ukraine et il dit : ‘Vladimir, vous ne devriez pas attaquer l’Ukraine, parce que sinon je vais – eh bien, je n’ai jamais aimé ces grosses – quelles sont ces choses que vous avez à Moscou ? Ces grosses bulles, ces grosses bulles d’or. Je n’ai jamais aimé ces choses. Donc, je vais les faire exploser’.

Alors Poutine lui dit : ‘Ce sont des églises’.

Et Trump de répondre : ‘Oh, Vladimir. Ne me faites pas le coup avec les églises ! Vous pouvez rouler Bush, mais vous ne pouvez pas me rouler : les églises, depuis quand vous vous souciez des églises ?’ C’est comme ça qu’il est, Trump. »

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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