Publié par Ftouh Souhail le 22 mars 2022

L’usage de la typographie nazie pour dénoncer la Russie devient courant dans les déclarations publiques de l’entourage du président ukrainien Volodymyr Zelensky. Depuis le début du conflit les responsables ukrainiens bafouent la Shoah avec leurs affirmations répétées. 

Zelensky a lancé un appel  ce dimanche soir aux membres de la Knesset dans un discours zoom, plaidant pour plus d’assistance militaire, des sanctions contre la Russie et une absorption accrue des réfugiés 

Zelensky a offensé certains législateurs israéliens, le 20 mars 2022, en faisant la comparaison avec les horreurs de l’Holocauste et la solution finale. 



« La solution finale est maintenant dirigée contre nous« , a déclaré Zelensky. 

Tous les législateurs n’ont pas apprécié que Zelensky assimile la guerre en Ukraine à l’Holocauste. 

« Si le discours de Zelensky avait été prononcé en temps normal, nous aurions dit qu’il frisait la négation de l’Holocauste « , a déclaré le député du Likud Yuval Steinitz. 

Cependant, aussi difficile que soit la situation actuelle pour le peuple ukrainien assiégé, la comparer à l’Holocauste est une « distorsion totale de l’histoire » ajoute Yuval Steinitz. 

Zelensky a aussi dénoncé «l’indifférence» d’Israël et presse le pays de «faire un choix» entre l’Ukraine et la Russie. 

Il y a quelques jours une députée ukrainienne, Olga Vasylevska-Smaglyuk, a déclaré à la radio de Tsahal que les Russes « ce qu’ils font ici est vraiment, vraiment similaire à la Shoah. » 

Vasylevska-Smaglyuk, qui a une sœur, une tante et un cousin en Israël, compare la situation en Ukraine à l’Holocauste où plus de 6 millions de Juifs ont été assassinés par les nazis. 

Elle prétend qu’en Biélorussie il y a un camp comme Auschwitz, sans fournir de détails sur le camp présumé. Mme Vasylevska-Smaglyuk a déclaré que, bien que sa famille en Israël l’ait suppliée de les rejoindre, elle compte rester en Ukraine pour accomplir son devoir de députée. 

Un autre élu, s’adressant à la Douzième chaîne, prétend aussi que la Shoah se répète en Ukraine. 

Oleksandr Syenkevych, le maire de Mykolaiv, sur la côte sud de la mer Noire en Ukraine, a également accusé le président russe Vladimir Poutine d’actions rappelant celles des nazis 

Ces déclarations ukrainiennes sont littéralement des profanations répétées de la mémoire des victimes. 

Cette banalisation de la Shoah est une insulte aux vraies victimes, mais aussi pour leur arrière-petits-enfants, petits-enfants et enfants de déportés. 

Cette banalisation, dont le but est purement politique utilise de façon abusive et profondément choquante à des fins revendicatrices, la vraie opération d’extermination systématique et industrialisée du peuple juif. 

D’ailleurs, l’Ukraine aurait demandé à organiser un grand rassemblement à Yad Vashem, au cours duquel le président ukrainien Volodymyr Zelensky prendrait la parole pour évoquer l’invasion de son pays par la Russie. 

L’ambassadeur ukrainien Yevgen Korniychuk a même rencontré le président du mémorial de la Shoah, Dani Dayan, pour demander l’autorisation d’organiser ce rassemblement, en précisant que des membres de la Knesset et divers officiels et personnalités publiques y assisteraient. 

Yad Vashem a rejeté la demande précisément par crainte que des comparaisons soient faites entre l’invasion de l’Ukraine et la Shoah. 

Ce qui nous choque encore plus, c’est le silence de nombre de penseurs, journalistes, éditorialistes, décideurs, politiques, et tant d’autres habituellement très vifs lorsque des Arabes palestiniens utilisent typographie nazie pour dénoncer Israël. 

Ce n’est parce que les Ukrainiens sont blancs qu’ils peuvent abuser de la terminologie nazie. Au contraire l’Ukraine est dernier pays qui peut parler du nazisme. On se rappelle tous des Ukrainiens qui accueillaient les Allemands, dans l’ouest de l’Ukraine en 1941, comme des héros. 

Les Ukrainiens des régions orientales, protégés par Poutine aujourd’hui, ce sont eux qui ont résistés à l’occupation nazie en 1941. 

Par contre, ceux de l’Ouest, qui sont protégés aujourd’hui par l’OTAN, ce sont eux qui ont approuvés l’arrivée des nazis en juin 1941(1). Et ce sont les mêmes qui ont assassinés 37,000 juifs à bout portant et les ont jetés dans des charniers. 

Les juifs méritent mieux qu’un piétinement systématique de leur mémoire par l’Ukraine de Zelensky. La singularité de la Shoah et reconnue. La mémoire des victimes de la Shoah est profanée à chaque usage abusif des symboles de leur persécution. 

Nous comprenons la déception du régime de Zelensky qui veut entrainer toute l’Europe dans le spectre de la troisième guerre mondiale, en voulant trainer les pays occidentaux dans son conflit avec son voisin russe. Mais cela ne lui donne pas le droit de souillerla mémoire des autres. 

Il est immoral d’utiliser de tels ou tels vocabulaires de la Shoah pour justifier des revendications politique ou des colères contre la Russie. 

Les 6 millions de victimes juives de la Seconde Guerre mondiale, ces disparus n’ont pas à servir de prétexte. Ils ne sont pas des objets, ils ont eu des vies, des joies, des peines. Ils n’ont simplement pas eu la chance de survivre à une traque méticuleuse, tout simplement parce que juifs. 

Par contre, les victimes civils du conflit ukrainien sont tombées dans un contexte diffèrent, celui des hostilités entre deux pays. Ils sont pris dans les violences entre deux armées régulières, ce qui n’est pas le cas le cas pour les victimes de l’Holocauste. 

Nous souhaitons que les gens qui se sont associés au régime de Zelensky se désolidarisent des slogans presque révisionnistes de l’Ukraine. 

Il faut aussi ajouter que Le Kremlin utilise aussi la terminologie nazie. Pour justifier son intervention militaire auprès des Russes, Vladimir Poutine n’a pas hésité à expliquer que des nazis, coupables d’un « génocide », étaient au pouvoir en Ukraine. 

Le but de ces mesures technico militaires, a expliqué Vladimir Poutine à la télévision, est « d’arriver à une démilitarisation et une dénazification de l’Ukraine ». Les mots qu’il utilise sont parfois excessifs. 

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Ftouh Souhail pour Dreuz.info.

(1) Le 30 juin 1941 les habitants de Lviv attendent la proclamation d’indépendance et sollicitent Hitler pour décider de la création d’un État à l’Est. Ainsi, le peuple ukrainien espère qu’il aura l’occasion créer un Etat alors que plusieurs pogroms contre les juifs vont se succéder dont le plus grand, entre le 25 et le 29 juillet 1941 où des milliers de Juifs sont tués.

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