Publié par Michèle Mazel le 4 avril 2022

Tout avait pourtant si bien commencé.

Une série d’attentats endeuillant Israël avait provoqué une explosion de joie à Gaza, où comme à l’accoutumée des bonbons avaient été distribués à la population tandis que les dirigeants du Hamas ne tarissaient pas d’éloges sur l’héroïsme des « martyrs. »

Jihad islamique à Gaza et Jihad Islamique palestinien se disputaient l’honneur d’avoir inspiré les auteurs des « hauts faits » qui avaient causé la mort de onze personnes en Israël.



Tout avait commencé à Beersheva.

Un bédouin armé d’un couteau à longue lame avait poignardé à mort deux femmes et deux hommes – tous des civils – ayant eu l’infortune de se trouver sur son chemin avant d’être abattu par deux israéliens armés.

Le lendemain à Hadera deux arabes israéliens puissamment armés avaient fait deux autres victimes – une policière de 19 ans et un policier du même âge, un druze israélien. Deux autres policiers qui dinaient à proximité les ont tués avant qu’ils ne puissent faire d’autres victimes.

Deux jours plus tard, un autre terroriste, venu lui des territoires si mal contrôlés par l’Autorité palestinienne, prend pour cible Bnei Brak.

Bastion du judaïsme ultra-orthodoxe cette ville est peuplée de plus de deux cent mille habitants majoritairement opposés au service militaire.

Proie facile donc pour un tueur que les caméras de surveillance ont repéré marchant tranquillement au milieu de la rue et tirant posément sur des individus choisis au hasard.

Un jeune rabbin de 29 ans, un père de cinq enfants – mais aussi deux ouvriers ukrainiens travaillant dans la construction. Deux policiers de l’unité d’intervention rapide arrivant à moto ont été visés par le terroriste. Le premier – un arabe chrétien – eut le temps de tirer une balle avant d’être mortellement atteint ; son collègue a réussi à abattre l’assaillant.

Bilan onze israéliens tués, quatre terroristes au panthéon des martyrs.

A première vue, un beau succès.

Seulement… le premier attentat a été commis au nom de Daesh ; la découverte de la présence de cellules de l’Etat islamique en Israël a provoqué un vent de panique au sein des communautés chrétiennes du pays.

Craignant des attaques lors des fêtes de Pâques elles se sont tournées vers le gouvernement israélien pour demander une protection.

Du jamais vu alors que d’ordinaire elles font plutôt bloc avec les Palestiniens.

Et c’est dans la basilique de l’Annonciation à Nazareth qu’ont eu lieu les funérailles du policier chrétien, dont le cercueil, couvert du drapeau israélien, a été porté à l’intérieur par huit de ses collègues en tenue.

Ce n’est pas tout.

Cent mille palestiniens des territoires passaient chaque jour clandestinement en Israël pour chercher du travail afin de nourrir leurs familles, traversant une barrière mal entretenue où de nombreuses brèches avaient été pratiquées.

Les autorités fermaient les yeux, cette main d’œuvre étant nécessaire dans l’agriculture et le bâtiment.

Cette politique de tolérance est maintenant terminée et un dispositif de sécurité a été mis en place tandis que réparation et renforcement de la barrière sont en cours.

Ce dimanche cette fermeture hermétique a obligé les Palestiniens à rebrousser chemin. Une solution sera sans doute trouvée mais en attendant le manque à gagner se fera durement sentir.

Et n’oublions pas que les attentats ont provoqué une réprobation internationale presque unanime. Non seulement les alliés arabes des accords d’Abraham les ont condamnés, le président turc Erdogan, allié traditionnel du Hamas, a téléphoné au président Herzog pour exprimer son indignation.

Bref, à la réflexion, bilant plutôt négatif pour les organisations terroristes. Elles peuvent se consoler, persuadées que la nature reprendra vite le dessus. D’ailleurs le comité des Droits de l’Homme des Nations Unies vient de passer quatre nouvelles résolutions contre l’Etat hébreu, dont une appelant à un embargo sur la vente d’armes à ce pays.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Michèle Mazel pour Dreuz.info.

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