Publié par Drieu Godefridi le 21 mai 2022

Le fédéralisme flamand est un succès avéré, dans quasiment tous les domaines. La Flandre n’a jamais été aussi prospère.

Gand, Bruges, Leuven sont au faîte de leur art de vivre, parmi les plus belles, actives et créatives cités d’Europe du Nord. Anvers renoue avec son glorieux passé, celui de l’un des plus grands ports du monde.

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Le fédéralisme wallon est tout aussi éclatant, mais d’échec, d’insuccès, de complaintes, de rancœurs et de misère. Pourtant, depuis un demi-siècle, c’est la Flandre qui finance massivement la Wallonie, non le contraire ! Comment expliquer cet apparent paradoxe ? Comment expliquer que la région qui reçoit milliard après milliard après milliard — de la Flandre, mais encore de l’Europe ! — se porte toujours plus mal, tandis que la région qui paie et ne reçoit rien, se porte bien ?  

Et si l’explication gisait dans le principe même de ce financement — de sa pérennité demi-séculaire ? Et s’il était profondément malsain, délétère, anesthésiant qu’au-delà de solidarités légitimes mais ponctuelles, une région s’installe dans la dépendance totale à l’égard d’une autre région ? Six milliards par an ! L’équivalent de 40% des recettes propres de la Wallonie ! Chaque année !  Autant pour la tant célébrée autonomie de la Wallonie, principe premier et revendication du fédéralisme !

En dépit de ce tombereau d’argent, de cette constante perfusion aux dimensions d’une aorte, la Wallonie ne cesse de creuser son déficit et, surtout, elle échoue à mettre en œuvre aucun réforme structurelle sérieuse. Pourquoi réformerait-elle, dès lors qu’elle n’assume pleinement les conséquences d’aucune de ses politiques ? Comment les Wallons seraient-ils enclins à prendre leurs responsabilités, et donner leur suffrage à des partis qui les y invitent, quand leur région est financièrement irresponsable ? Les transferts flamands n’ont jamais été la solution au problème de la Wallonie. Les transferts flamands sont le problème de la Wallonie. 

Après un demi-siècle de fédéralisme, la Wallonie est semée de chancres urbains, de friches industrielles, de villes parmi les plus sales et les plus criminogènes d’Europe. Pourtant, la Wallonie n’est pas sans atout. Grand est le potentiel de cette région qui — cruel souvenir ! — fut un leader économique mondial.

Cinquante ans que la Wallonie et les Wallons vivent au-dessus de leurs moyens. Les médias, la culture, l’enseignement les ayant convaincus que le problème n’est pas qu’on leur donne de l’argent, mais qu’on ne leur en donne pas assez, les Wallons s’apprêtent à porter sur les fonts baptismaux le premier régime communiste en Europe occidentale depuis 1945.

En effet, la gauche (PS) et l’extrême gauche (ECOLO, PTB) sont en position majoritaire et ne cessent de réaffirmer leur volonté farouche de présider au destin wallon, peut-être dès 2024. 

Ce qui résultera de cette expérience, pour la Wallonie, pour la Belgique et pour l’Europe, nul ne le dira par avance. Mais l’histoire du communisme nous révèle, déjà, les ingrédients du carnage : la violence — Marx ne célébrait-il pas la Volksrache, ou fureur populaire homicide ? — le vol, la rapine, les confiscations. La misère — pardon, la sobriété

Croyant donner vie au fédéralisme, le Dr. Frankenstein belge dut constater, stupéfait, qu’il avait engendré le communisme !

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Drieu Godefridi pour Dreuz.info.

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