Publié par Magali Marc le 26 mai 2022

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) tente de faire adopter un « Traité mondial sur les pandémies » à l’Assemblée tenue à Genève ces jours-ci. Des amendements au Règlement sanitaire international (RSI), proposés par l’Administration Biden en janvier, supprimeraient l’obligation actuelle pour l’OMS de consulter les gouvernements des États membres avant de déclarer des urgences épidémiques au niveau local, national ou mondial. Joe Biden serait trop heureux de se laver les mains de la décision de déclarer des mesures contraignantes en cas d’épidémie, puisque ce serait l’OMS qui en aurait la responsabilité !

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de John Hayward, paru sur le site de Breitbart, le 24 mai.

********************

L’Assemblée de l’Organisation mondiale de la Santé n’adoptera probablement pas le Traité sur la pandémie

Selon un article surexcité du Washington Post de dimanche (le 22 mai), l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pourrait ne pas être en mesure d’obtenir l’appui dont elle a besoin pour l’adoption d’un vaste « Traité mondial sur les pandémies » lors de l’Assemblée mondiale de la Santé actuellement en cours à Genève. Toutefois les amendements proposés par l’Administration Biden afin de réduire le contrôle des gouvernements des États membres en ce qui a trait aux déclarations d’épidémies de l’OMS, sont toujours au programme.



Le Washington Post déplore que l’OMS soit confrontée à une « réaction viscérale et passionnée via Internet qui accuse à tort l’Organisation mondiale de la santé de conspirer pour prendre le pouvoir aux gouvernements nationaux ».

L’article traite les craintes d’une atteinte à la souveraineté nationale par un traité sur la pandémie ou une modification des règles de l’OMS comme étant totalement irrationnelles, l’œuvre de « théoriciens de la conspiration » aux États-Unis, au Canada et en Europe, dont les « propos alarmistes » sont « tellement tirés par les cheveux qu’ils constituent une inversion de la réalité ».

Il y a également une réaction négative de la part de la Russie et de la Chine, où les critiques affirment que les réformes de l’OMS constitueraient une prise de pouvoir de la part des pays occidentaux dans l’espoir de miner les régimes autoritaires.

Dans cet océan d’invectives, il a été reconnu que ce grand traité mondial sur les pandémies ne fera pas l’objet d’un vote lors de l’Assemblée mondiale de la Santé de cette année, et n’atteindra même pas sa forme définitive.

Le « retour de bâton » contre la perte potentielle de souveraineté nationale et les inquiétudes fondées concernant la compétence et l’honnêteté de l’OMS semblent avoir eu un certain impact sur l’Assemblée mondiale de la Santé.

Les amendements au Règlement sanitaire international (RSI) proposés par l’Administration Biden en janvier sont une question distincte, mais connexe. Ces amendements supprimeraient l’obligation actuelle pour l’OMS de consulter les gouvernements des États membres avant de déclarer des urgences épidémiques au niveau local, national ou mondial.

La délégation américaine a accéléré l’examen de ces amendements au RSI lors de l’Assemblée mondiale de la Santé de cette année. Ces amendements seraient beaucoup plus faciles à mettre en œuvre qu’un vaste « traité mondial sur les pandémies » et comprennent d’autres dispositions qui pourraient s’avérer plus populaires et moins controversées que l’octroi à l’OMS d’une autorité unilatérale pour les déclarations d’urgence.

Par exemple, l’un des changements proposés exige que l’OMS et les gouvernements des États membres partagent toutes les informations disponibles sur les menaces pour la santé publique dans les 48 heures suivant une déclaration d’urgence. Une autre révision du RSI créerait un statut d' »alerte jaune », un cran en dessous des conditions rigoureuses de déclaration d’une véritable pandémie.

Ces idées sont attrayantes pour certains membres de l’OMS, car le Parti communiste chinois a infligé d’horribles dommages au reste du monde en dissimulant, puis en minimisant, le coronavirus chinois aussi longtemps que possible.

Ironiquement, aucun observateur rationnel ne peut croire que des dictatures comme la Chine et la Russie changeraient leur comportement parce que l’OMS change ses règles.

Le refus de la Chine d’agir équitablement dans le cadre des règles existantes de l’OMS., et la réticence de l’OMS. à rappeler Pékin à l’ordre, sont des scandales mondiaux qui ne devraient jamais être oubliés.

Il ne fait aucun doute que les partisans des amendements au RSI et du traité mondial sur la pandémie ont la Chine à l’esprit, mais c’est pure folie de croire que la Chine acceptera toute règle ou tout traité qui embarrasserait le régime de Pékin ou compromettrait ses intérêts.

La souveraineté des pays de l’Occident peut faire l’objet d’un compromis, mais pas la souveraineté chinoise.

Lundi (le 23 mai), la Chine a une nouvelle fois empêché Taïwan de retrouver son statut d’observateur à l’Assemblée mondiale de la Santé – une nouvelle démonstration de l’influence indue du gouvernement chinois sur l’OMS, et une réprimande cinglante pour ceux qui pensent que Pékin se sentirait obligé de respecter des règles plus strictes en matière de pandémie.

« Le recours répété de la Chine à des politiques visant à passer outre l’intérêt public de la sécurité sanitaire mondiale et porter atteinte à la santé et aux droits de l’homme du peuple taïwanais est inacceptable pour le ministère des affaires étrangères », a déclaré lundi le gouvernement taïwanais.

Il y a de bonnes raisons de se méfier de l’octroi d’une plus grande autorité à l’Organisation mondiale de la santé qui considère que les exigences politiques du Parti Communiste Chinois sont prioritaires par rapport à la santé de millions de citoyens taïwanais.

Les défenseurs du traité mondial sur la pandémie et des amendements au RSI affirment qu’il n’y a rien à craindre car l’OMS n’a pas de pouvoir d’exécution. Même si elle obtenait l’autorité unilatérale de déclarer des urgences sanitaires, disent-ils, elle n’aurait pas le pouvoir de forcer les gouvernements locaux, étatiques ou nationaux à faire quoi que ce soit, ni de les punir pour avoir ignoré ses instructions.

Ça prend un acte de foi pour croire que le fait de céder une autorité unilatérale à l’OMS ne serait pas suivi de demandes visant à lui donner plus de pouvoirs.

La première fois que les instructions de l’Organisation mondiale de la santé seraient ignorées par un gouvernement local ou national lors d’une urgence sanitaire déclarée, les demandes de sanctions punitives et de pouvoirs d’exécution deviendraient assourdissantes.

Même sans nouveaux traités ou changements de règles, l’OMS dispose de ressources financières et politiques considérables, et les puissantes organisations mondialistes ont le don d’influencer la politique des nations libres, même si les régimes autoritaires les ignorent.

Il suffit de se rappeler les turbulences sociales et politiques causées par la pandémie du coronavirus aux États-Unis pour imaginer le genre d’enfer qui pourrait être déclenché par un affrontement entre les dirigeants de l’OMS. et le gouverneur d’un État qui ne serait pas d’accord avec leur jugement.

Par exemple, le gouverneur de Floride Ron DeSantis a déclaré lundi qu’il n’y avait « aucune chance » que son État appuie un jour un traité mondial sur les pandémies. Si l’OMS déclarait unilatéralement une urgence sanitaire en Floride, en vertu des amendements au RSI proposés par Joe Biden ou d’un traité mondial sur la pandémie, et que le gouvernement de Floride résistait, une guerre politique interétatique éclaterait. Les politiciens de Washington et de certaines autres capitales d’État, ainsi que leurs alliés dans les entreprises privées, trouveraient le moyen de punir la Floride pour avoir défié l’autorité de l’Organisation mondiale de la santé.

Autre exemple: considérez comment les Accords de Paris sur le climat malgré le fait qu’ils ne font pas partie d’un traité dûment ratifié, sont considérés par les principales factions politiques aux États-Unis comme s’ils l’étaient, et elles ont cherché à rendre les protocoles de Kyoto contraignants avant les Accords de Paris.

Une fois l’autorité établie, le pouvoir a tendance à suivre. C’est l’une des raisons pour lesquelles il est dangereux de placer l’autorité hors de portée des électeurs américains. Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a obtenu un second mandat mardi (le 24 mai) alors qu’il ne rencontrait aucune opposition. Les Américains qui désapprouvent ses performances n’ont aucun recours pour le démettre de ses fonctions.

La pandémie du coronavirus en Chine a suscité le désir compréhensible de disposer de mécanismes de réponse mondiaux plus forts et plus rapides pour faire face à la prochaine menace comparable. Mais les pays d’où la prochaine pandémie est susceptible de surgir ne joueront probablement pas le jeu de règles plus strictes ou de traités mondiaux.

Les nations responsables ne sont pas assez irrationnelles pour s’inquiéter de l’octroi de plus d’argent et d’autorité à une Organisation mondiale de la santé dont les performances lors de la pandémie du coronavirus chinois étaient discutables à bien des égards – et qui s’est avérée, comme tant d’autres agences des Nations unies, très résistante aux réformes et à la responsabilisation.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source : Breitbart

Abonnez-vous sans tarder à notre chaîne Telegram, pour le cas où Dreuz soit censuré, ou son accès coupé. Cliquez ici : Dreuz.Info.Telegram.

Inscrivez-vous gratuitement pour recevoir chaque jour notre newsletter dans votre boîte de réception

Dreuz ne spam pas ! Votre adresse email n'est ni vendue, louée ou confiée à quiconque. L'inscription est gratuite et ouverte à tous

5
0
Merci de nous apporter votre commentairex