Publié par Jean-Patrick Grumberg le 21 mai 2022
L’archevêque de San Francisco excommunie Nancy Pelosi pour son soutien à l’avortement

L’archevêque de San Francisco, Salvatore Cordileone, a annoncé vendredi dans des termes très durs, que la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, ne pouvait pas recevoir la communion en raison de ses positions publiques en faveur de l’avortement.



Dans une lettre ouverte adressée à Mme Pelosi, l’archevêque l’a informée qu’elle « ne doit pas se présenter à la Sainte Communion et, si vous le faites, vous ne serez pas admise à la Sainte Communion, jusqu’à ce que vous répudiez publiquement votre plaidoyer en faveur de la légitimité de l’avortement et que vous confessiez et receviez l’absolution de ce grave péché dans le sacrement de pénitence ».

La pratique consistant à interdire à quelqu’un de communier est connue sous le nom d’excommunication et peut être utilisée soit pour encourager un pécheur à se repentir, soit pour le retirer complètement de l’Église, selon Britannica.

La démarche de Cordileone à l’encontre de Pelosi semble être de la première catégorie.

Mme Pelosi, un Démocrate qui représente le 12e district du Congrès de Californie, y compris San Francisco, est à la fois un membre déclaré de l’Église catholique romaine et un fervent partisan du droit à l’avortement.

Pour l’Église, l’avortement équivaut à un meurtre. La vie commence dès la conception. Le catéchisme catholique romain affirme que « l’avortement direct, c’est-à-dire l’avortement voulu comme fin ou comme moyen, est gravement contraire à la loi morale. »

Cordileone a cité le Pape Saint Jean Paul II :

« Ceux qui sont directement impliqués dans les organes législatifs ont une obligation grave et claire de s’opposer à toute loi qui attaque la vie humaine. Pour eux, comme pour tout catholique, il est impossible de promouvoir de telles lois ou de voter pour elles ».

La lettre de l’archevêque fait suite à une fuite d’un projet d’avis de la Cour suprême suggérant que la plus haute juridiction du pays est sur le point d’annuler le précédent historique de l’avortement dans l’affaire Roe contre Wade, qui a effectivement légalisé la procédure dans tout le pays, alors que l’autorisation, selon la constitution, doit être décidé Etat par Etat.

De nombreux législateurs Démocrates professent la foi catholique romaine tout en épousant des positions favorables à l’avortement extrême, jusqu’au dernier jour du 9e mois, y compris le président Joe Biden, qui n’a jusqu’à présent reçu aucune lettre similaire d’un ecclésiastique compétent à Washington, D.C., ou dans son État d’origine, le Delaware, et que le pape a décidé de ne pas le dénoncer, alors que Biden est le deuxième catholique le plus important au monde.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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