Publié par Jean-Patrick Grumberg le 14 mai 2022
Voici le 1 % de la population responsable de 63 % des condamnations pour crime violent

Je l’ignorais. Et vous ? En 2000, les homicides ont fait un demi-million de morts dans le monde, soit près de deux fois plus que les guerres au cours de la même année.



Le registre de la population totale (Statistics Sweden) fournit des informations sur le sexe, l’année de naissance et le pays de naissance des parents, depuis 1932. L’étude (1) a cherché à déterminer la distribution des condamnations pour crime violent dans la population suédoise de 1973 à 2004 et à identifier les facteurs de risque criminels, scolaires, parentaux et psychiatriques.

  • Le registre national multi-générationnel a été utilisé avec de nombreux autres registres nationaux liés pour sélectionner les participants.
  • Tous les individus nés entre 1958 et 1980 (2 393 765 individus) ont été inclus.
  • Les délinquants violents récidivistes (ceux qui ont été condamnés à trois reprises ou plus pour des crimes violents au cours de leur vie) ont été comparés à des individus ayant été condamnés une ou deux fois pour de tels crimes, et à des non-délinquants appariés.

Définition de crime violent

Les crimes violents (y compris les tentatives et les formes aggravées) ont été définis comme l’un des actes suivants : homicide, homicide involontaire, agression, vol, menaces et violence à l’encontre d’un agent, atteinte grave à l’intégrité d’une femme ou d’un homme, coercition illégale, menace illégale, enlèvement, séquestration, incendie criminel et intimidation. Les délits sexuels ont été exclus des analyses.

Résultats

24 342 délinquants violents récidivistes (1,0 % de la population totale) représentaient 63,2 % de toutes les condamnations. Les causes de violence étaient associées, dans l’ordre d’importance : au sexe masculin, à un trouble de la personnalité, à une condamnation pour crime violent avant l’âge de 19 ans, à des infractions liées à la drogue, à la criminalité non violente, à un trouble dû à la consommation de substances, et à un trouble mental majeur.

Conclusion

La majorité des crimes violents sont perpétrés par un petit nombre de délinquants violents récidivistes, généralement des hommes, caractérisés par un début précoce de criminalité violente, une toxicomanie, des troubles de la personnalité et une criminalité non violente.

Ma conclusion

Une mouche vole… ne trouvez-vous pas qu’il manque une information à cette étude ? Au détour, j’ai relevé cette phrase : « Aucun immigrant de première génération n’a été inclus dans cette étude, en raison de données manquantes et/ou incomplètes. » Cassez le thermomètre, la fièvre disparaît.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

  1. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3969807/

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