Publié par Magali Marc le 5 mai 2022

Le Parti Démocrate est devenu un jouet électoral dirigé depuis les salles de conseil luxueuses des associations sans but lucratif les plus riches d'Amérique. Les gauchistes qui dirigent ces associations se fichent pas mal des électeurs américains. Ils ont créé un vaste réseau de groupes d'activistes dans les États avec ses milliards de subventions fédérales, le soutien des syndicats et les fondations d'entreprises privées. Le Parti Démocrate dirigé par Joe Biden, n'est plus qu'une façade et les politiciens ne cherchent qu'à s'enrichir.

Pour les lecteurs de Dreuz, j'ai traduit l'article de Frank Friday, paru sur le site d'American Thinker, le 4 mai.

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Pourquoi les Démocrates peuvent s'attendre à perdre beaucoup d'élections

2020 a été une défaite amère pour beaucoup d'entre nous, et les accusations de fraude n'étaient pas sans fondement. Ce qui n'était pas vrai en revanche, c'était les histoires de machines à voter truquées qui auraient fait basculer l'élection. Comme je l'ai écrit peu de temps après, la vérité est apparue, et il s'agissait simplement de la même opération illégale de récolte de bulletins de vote que les militants de gauche ont toujours menée, mais cette fois avec des centaines de millions de dollars versés par Silicon Valley et avec la connivence de certains responsables électoraux. Le nouveau documentaire (2000 Mules) de Dinesh D'Souza sorti cette semaine documente brillamment comment tout cela s'est produit.

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Malgré la fraude électorale de 2020 sera considérée comme une victoire à la Pyrrhus tant les Démocrates se piègent eux-mêmes avec leurs mauvaises idées et tant la base noire et hispanique se détourne de Joe Biden et de son parti. Une défaite lors des Midterms de 2022 ne surprendra personne.

Dans une certaine mesure, nous sommes déjà passés par là.

Dans les années 1980, les électeurs se sont détournés des Démocrates, annonçant la révolution de Ronald Reagan, et beaucoup ne sont jamais retourné dans le camp démocrate.

Mais de nombreux dirigeants du parti ont compris leurs problèmes et ont agi. Le conseil modéré des dirigeants démocrates, le DLC, qui a lancé la carrière de Bill Clinton, a réussi à repousser l'aile McGovern et a au moins prétendu être un groupe de centristes raisonnables.« L'ère du gouvernement omniprésent est terminée », disaient-ils.

Aujourd'hui, le DLC a disparu depuis longtemps, et même face à l'effondrement électoral à venir, les Démocrates semblent heureux de recevoir leurs ordres des personnes les plus loufoques qu'ils peuvent trouver, comme Alexandria Ocasio-Cortez (AOC), qui cherche à pousser Joe Biden encore plus à gauche.

Nous ne verrons peut-être plus jamais d'aile modérée dans le Parti Démocrate.

Ruy Teixeira de Real Clear Politics (https://www.realclearpolitics) pense que le problème vient du fait qu'ils ont perdu le contact avec les cols bleus.

C'est également ce que pensent Sohrab Ahmari du magazine en ligne Compact (https://compactmag.com ) et de nombreux autres experts.

Mais la réalité est encore pire.

Les cols blancs des banlieues détestent également l'enseignement dans les écoles de la Théorie critique de la race (TCR) et du transgenrisme, l'augmentation du taux de criminalité, la crise de l'inflation, l'ouverture des frontières et la stupidité de la politique étrangère de Joe Biden.

Le problème est qu'il n'y a plus vraiment de Parti Démocrate fonctionnel digne de ce nom. Il n'y a qu'un jouet électoral qui porte ce nom, dirigé depuis les salles de conseil luxueuses des associations sans but lucratif les plus riches d'Amérique.

Les gens de gauche commencent à s'en rendre compte.

Michael Lind, du magazine en ligne Tablet (https://www.tabletmag.com) se plaint de la fin de la dissidence dans les journaux d'opinion, qui est également causée par l'élite des organisations sans but lucratif. On attend de tous un conformisme à toute épreuve. « Le débat a été remplacé par un assentiment obligatoire et les idées ont été remplacées par des slogans que l'on peut réciter mais pas remettre en question : Black Lives Matter, Green Transition, Trans Women Are Women, 1619, Defund the Police. »

J'irais plus loin : bien que l'on dise souvent que la politique est en aval de la culture - du moins pour les Démocrates et la gauche américaine - la politique, la culture, les médias d'élite, les médias populaires, la religion, l'éducation et tout le reste sont tous dépendants du complexe des fondations sans but lucratif qui émettent les chèques de subvention. Des chèques pour les journalistes, des chèques pour les activistes, des chèques pour les politiciens.

Les partis politiques doivent, à un moment donné, s'occuper de gagner des arguments et de remporter des élections, sous peine de dépérir. Mais pour les fondations et leurs dirigeants, il n'y a jamais de pression pour obtenir un succès populaire. Ils ont leurs dotations d'un milliard de dollars, toutes investies dans des actions américaines de premier ordre qui rapportent d'énormes dividendes. Ils sont en sécurité et continuent leur petit bonhomme de chemin.

Ce qui est le plus navrant, c'est que tant de ces énormes fondations ont été créées par des hommes d'affaires de la droite politique - Ford, Rockefeller, MacArthur, Mellon, etc.

Les élus démocrates ne s'intéressent plus à l'électeur moyen, car ce n'est pas pour lui qu'ils travaillent.

C'est pour les grandes fondations et les armées de militants rémunérés, ceux qui font la récolte des bulletins de vote, finalement dénoncée dans le documentaire Mules 2000.

Ce sont ces grandes fondations qui ont pu permettre à Barack Obama d'obtenir une nomination présidentielle, au leader de BLM d'acheter un manoir, ou rendre très riche une politicienne ratée comme Stacey Abrams.

Mais cela soulève quand même une grave question : pourquoi tant de Démocrates, des politiciens pratiques, censés être en contact avec les gens ordinaires, sont-ils sous l'emprise de telles fondations ?

Cela remonte à l'époque de la formation de notre politique actuelle, au début des années 1960.

Amity Schlaes a écrit un livre sur cette époque, Great Society, A New History, et sa thèse est que deux hommes seulement, dans des camps opposés, ont créé une grande partie de l'Amérique dans laquelle nous vivons aujourd'hui.

L'un d'entre eux est Ronald Reagan, dont vous connaissez probablement une grande partie de l'histoire : il a chassé les communistes d'Hollywood dans les années 1940, a fait équipe avec les dirigeants visionnaires de General Electric pour lutter contre les militants syndicaux des années 1950 et a inspiré un nouveau type d'éthique commerciale américaine, plus entrepreneuriale et participative - le modèle de leadership de la théorie Y ( NdT: une théorie de Douglas McGregor, un psychologue social qui l'explique dans son livre : The Human Side of Enterprise (1960) (https://www.tsw.co.uk/blog/leadership-and-management/mcgregors-theory ).

Reagan s'est ensuite lancé dans la politique, en tant que gouverneur de Californie, pour défendre la loi et l'ordre et un gouvernement limité. C'était l'époque où la Californie était vraiment le Golden State.

L'autre personne est presque oubliée aujourd'hui : le président de l'UAW ( le syndicat United Auto Workers), Walter Reuther. Au départ, Reuther faisait partie de la gauche anticommuniste du mouvement ouvrier. Il était heureux d'expulser les Communistes du CIO en 1949 et de fusionner avec l'AFL, beaucoup plus conservatrice, peu de temps après.

Cette fusion a également anéanti le principal rival de l'UAW, le Farm Equipment Workers Union, dominé par les Communistes.

Puis, à la fin des années 1950, les syndicats américains ont gagné beaucoup d'argent grâce à leurs cotisations et à leurs fonds de pension. Ils ne savaient plus où donner de la tête.

Les Teamsters l'ont prêté à des associés de la mafia pour construire Las Vegas.

L'UAW de Reuther, grâce à toutes ces chaînes de montage en plein essor à Detroit, avait plus d'argent que quiconque, et il entendait l'utiliser pour transformer l'Amérique en ce qu'il considérait comme le paradis des travailleurs de la Suède. Des millions de dollars de subventions syndicales sont allés à ses projets et militants favoris.

Martin Luther King et son Southern Christian Leadership Council n'auraient été qu'une note de bas de page dans l'histoire américaine sans l'aide financière et humaine de l'UAW.

Cela a permis à MLK d'organiser les énormes marches et protestations qui l'ont rendu célèbre. MLK est même devenu une sorte de disciple de Reuther dans ses dernières années, adoptant les idées économiques scandinaves. Reuther a également donné l'impulsion au SDS d'extrême gauche et à Tom Hayden, en organisant un mouvement de jeunesse dans le complexe touristique de l'UAW à Port Huron en 1962. Presque tous les groupes américains de type Alinsky ont fini par recevoir de l'argent de l'UAW.

Puis Reuther a convaincu LBJ de faire financer par le gouvernement fédéral les programmes massifs de la Grande Société.

Contrairement au New Deal, où les fonds fédéraux étaient distribués directement par les agences gouvernementales, grâce à Reuther, la Grande Société a été gérée dans une large mesure en partenariat avec des groupes sans but lucratif de gauche, allant d'organisations plus anciennes comme Planned Parenthood à de nouveaux groupes de centre-ville de type Alinsky financés par la Community Action Agency.

L'organisme pour lequel M. Obama a travaillé à Chicago en est un bon exemple.

À l'époque, les Démocrates de la vieille école, comme le maire Richard Daley, ont compris le danger que représentait le financement par la CAA d'un si grand nombre de groupes radicaux, sans réelle circonscription politique ni responsabilité.

Mais il était trop tard. Un vaste réseau de groupes d'activistes s'est développé dans chaque État, avec ses milliards de subventions fédérales, le soutien des syndicats et les fondations d'entreprises privées, pour engloutir les uns après les autres les démocrates des partis locaux. En fait, les "mules", les activistes financés par des fondations, ont remplacé les ânes de l'ancien parti.

C'est ce que nous voyons aujourd'hui, le point culminant des méga-fondations riches qui créent un parti politique à leur image.

Le Parti Démocrate moderne, dirigé par Joe Biden, n'est plus qu'une façade Potemkine, sans véritable circonscription organique. Il leur importe peu que les Démocrates perdent beaucoup d'élections à partir de maintenant. Leurs énormes dotations continuent de payer les factures de leur luxueux style de vie.

Plusieurs cycles de défaites peuvent éventuellement conduire à une nouvelle génération de politiciens réels voulant récupérer le parti des origines. Mais c'est un long chemin à parcourir.

Les Démocrates «mules» des fondations ne semblent pas avoir d'avenir gagnant.

Comme le faisait remarquer un vieux philosophe républicain, la mule n'a ni la fierté de son ascendance ni l'espoir d'une postérité.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source : Americanthinker

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