Publié par Salem Ben Ammar le 28 mai 2022

Voici un texte important de notre ami Salem Ben Ammar, que les antiracistes devraient apprendre et répéter comme un mantra, les médias évoquer avec force, et alors peut-être, peut-être, la souffrance provoquée dans le monde occidental (et musulman) au nom de l’islam reculera-t’elle.
Jean-Patrick Grumberg.

Pour libérer les musulmans du carcan de l’islam, il faut leur apprendre le questionnement, leur enseigner l’esprit critique et la faculté de se remettre en question.

Il faut leur faire prendre conscience que l’homme n’est pas celui qui regarde le monde à travers le prisme des préceptes de la religion, depuis le nombril encrassé de leur prophète de malheur, mais celui qui jette un regard honnête sur la réalité du monde, et qui œuvre à le faire avancer pour le bien commun.

Si les musulmans ont raté les grands rendez-vous du progrès humain, c’est à cause de leur centrisme religieux. Ils ne peuvent imaginer et concevoir le monde autrement qu’à travers ce que le Coran leur a enseigné, et qu’il n’y a point de salut pour eux en dehors du cadre qu’il leur a fixé. Ils ne savent et ne veulent exister qu’au travers des normes qui leur sont imposées autour du Halal et du Haram.



Dans l’islam, on n’existe jamais pour soi en tant qu’individu, mais enchaîné à son groupe de référence, microcosme de l’Oumma, qui le regarde, le surveille, et le juge non pas en tant que personne, une notion étrangère à l’islam, mais en tant que fidèle qui vit par et pour sa religion.

L’islam exerce sur le musulman un contrôle social qui ne lui laisse aucune marge de manœuvre quant à la définition de ses propres rapports à sa religion.

On n’est pas soi, on doit s’amalgamer avec les autres, se diluer dans le groupe. Un musulman n’a pas à faire son choix et exercer son libre-arbitre. Il est ce que l’islam attend de lui et fait de lui.

Il n’a pas d’avis à donner, de regrets à exprimer, de leçons à tirer. Ses choix ne sont pas ses choix, ils sont l’œuvre d’une volonté supérieure, son dieu et maître. S’il est pauvre et démuni, il doit se résigner à son sort s’il ne veut pas rater la marche du paradis. Sonner la charge et aller de l’avant, ôter le carcan de la fatalité, c’est aller contre la volonté d’Allah qui lui a assigné cette épreuve.

Il n’est qu’un pion sur l’échiquier, il n’est ni capable, ni n’a le droit de se remettre en question, de faire son autocritique. Du réveil au coucher, il doit n’être mû que par son instinct grégaire et ses obligations cultuelles.

Un bon fidèle est celui que la communauté rencontre cinq fois par jour à la mosquée. Qui jeûne le lundi et le jeudi. Qui accomplit le jeûne du ramadan. Et le pèlerinage à la Mecque s’il en a les moyens. S’il est marié et père de famille, c’est mosquée pour ses fils dès l’âge de 7 ans, voile pour sa femme, et pour ses filles dès l’âge de 6 ans.

La seule école est celle qui prépare et forme ses enfants à être de bons musulmans, pas des citoyens. Pas des individus capables de relever les grands défis de la vie, des changements techniques, scientifiques, culturels, sociétaux, technologiques ou environnementaux.

Un voile est jeté sur l’expérience personnelle, l’apprentissage, les centres d’intérêt, la curiosité intellectuelle, la soif de savoir philosophique. Tout ce qui peut contribuer à l’épanouissement de l’homme et son enrichissement personnel est banni de leur société dédiée au seul bien-être du divin.

On préfèrera les mosquées aux laboratoires, et les imams aux scientifiques.

Quand on est le produit de la culture d’un seul, culture que la majorité d’entre eux n’ont même jamais apprise ou examinée à cause de leur illettrisme, on ne peut être que le dernier de la classe humaine.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Salem Ben Ammar pour Dreuz.info.

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