Publié par Gaia - Dreuz le 12 mai 2022

Source : Lexpress

Dans un rapport sur la loi de programmation militaire publié ce mercredi 11 mai, la Cour des comptes évalue la capacité des armées françaises et prévient que, pour renforcer la sécurité, des arbitrages devront être réalisés.

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Alors que depuis le 24 février dernier le fracas de la guerre est brutalement revenu en Europe, et avec elle la menace d'un embrasement général, la Cour des comptes dresse ce mercredi 11 mai un bilan chiffré des capacités militaires françaises. Parmi les forces en présence, elle dénombre, dans les airs, 113 avions de combat M 2000, 98 Rafale et 256 hélicoptères de combat et de transport, sur terre, 222 chars Leclerc et 220 blindés Griffon et, sur les mers, 26 frégates, 4 sous-marins nucléaires lanceurs d'engins et 5 sous-marins nucléaires d'attaque. Sans oublier le fleuron national, le porte-avions Charles de Gaulle. Enfin, la France peut compter sur 205 752 militaires, ce qui la classe, hommes et matériels réunis, au septième rang mondial des budgets militaires. 

Après "des années de disette", le rapport observe une remontée significative des crédits alloués à la défense, dans le cadre de la loi de programmation militaire 2021-2025, qui prévoit d'élever à 50 milliards d'euros le budget consacré à la défense en 2025, soit à 2% du PIB. En 2022, il devrait atteindre 40,9 milliards d'euros, une augmentation de 22% par rapport à 2017. Le premier quinquennat d'Emmanuel Macron est donc marqué par un renforcement des capacités de défense, mais celle-ci, prévient la Cour des comptes, ne pourra pas se faire sans compromis. 

Un arbitrage délicat entre sécurité et réduction du déficit

Si "confirmer les ambitions de la loi de programmation militaire est nécessaire en raison du contexte stratégique", des réalités financières viennent ternir le tableau, et c'est au prix "d'arbitrages difficiles avec d'autres dépenses publiques", selon les mots du président de la Cour des comptes, Pierre Moscovici, que devra se réaliser la politique de défense. Engagé dans un objectif de réduction de son déficit à 3% du PIB, il se trouve actuellement à 6,5%, la France doit faire des économies, d'autant que la crise du Covid-19 continue de tirer sur ses comptes publics.  

Ainsi, la Cour des comptes conseille au gouvernement de "se désengager de certaines missions", évoquant en premier lieu l'opération Sentinelle, active depuis janvier 2015, qui a coûté, en comptant les dépenses de personnel, près de 340 millions d'euros sur la seule année 2020. Le rapport appelle également à un développement des "coopérations opérationnelles" avec les autres pays européens, en cette période inédite du XXIe siècle où l'intérêt de chacun est partagé par les autres.

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