Publié par Magali Marc le 25 mai 2022

Pour la prochaine élection présidentielle, les Démocrates sont coincés alors que le président en exercice est un vieil homme sénile qui aura presque 82 ans en 2024. La vice-présidente, Kamala Harris n’est pas une alternative viable, car sa cote de popularité est encore plus basse que celle de Joe. La stratégie qui consiste à placer un gouverneur démocrate modéré en tête de liste serait de nature à aliéner la base gauchiste et à diviser le Parti. Ils ont choisi Joe Biden comme candidat en 2020 et lui ont collé Kamala Harris comme VP, maintenant ils n’ont pas le choix que de vivre avec les conséquences de cette décision. Comme on fait son lit on se couche.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Bonchie, paru sur le site de RedState, le 24 mai.

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Les Démocrates se démènent pour trouver une alternative à Joe Biden en 2024

Le déclin de Joe Biden est apparent depuis son entrée dans la course à la présidentielle de 2020. Le fait qu’il ait pratiquement cessé de faire campagne pendant les mois les plus cruciaux est l’une des raisons pour lesquelles il se trouve aujourd’hui à la Maison-Blanche.



Pourtant, on ne peut éviter indéfiniment de voir la réalité et, selon un nouveau reportage (du New York Magazine), les Démocrates sont en train de se démener pour trouver une alternative au président actuel, avant que l’élection présidentielle de 2024 ne se rapproche.

L’article du New York Magazine* contient également plusieurs autres informations très intéressantes.

« …. comme le dit un autre Démocrate de premier plan, « on lui a dit en 2016 qu’il n’était pas à la hauteur. Il s’est présenté en 2020, tout le monde levait les yeux au ciel, et il a quand même gagné. Alors pourquoi diable dirait-il maintenant : ‘Vous avez raison. Je suis trop vieux » ? Pourtant, nombre de Démocrates branchés se sont promenés à Pinehurst, pas totalement convaincus, calculant les éventualités : Si la santé de Joe Biden se détériorait, ou si ses sondages s’effondraient vraiment, lequel des gouverneurs du parti pourrait intervenir, les sauver de la ruine électorale – et du cauchemar d’un retour de Donald Trump ? »

Je suis un peu confus par l’utilisation du mot « si » dans ce contexte. La santé de Joe Biden n’est-elle pas compromise ? Il a l’air étourdi, il n’a presque plus de blanc dans les yeux, il est constamment confus et il a des périodes où il se défile de manière inexplicable.

Il ne s’est pas encore rendu en Ukraine alors que sa propre femme, Jill Biden, y est allée. De plus, avant l’invasion russe, c’est Kamala Harris, et non lui, le président, qui s’est rendue en Europe, échouant de manière spectaculaire à apaiser les tensions et à prévenir la crise.

Quant aux sondages, sur quelle planète une cote d’approbation de -12,8 %, avec une moyenne de 41,3 % seulement, n’est-elle pas un signe d’effondrement ? Est-ce que les pontifes démocrates sont en train de suggérer que sa cote de popularité pourrait baisser encore davantage? Je n’aimerais pas être là lorsque cela se produira, car j’ai du mal à imaginer comment les affaires nationales et internationales pourraient devenir bien pires qu’elles ne le sont actuellement. Quelle est la prochaine étape qui mettra Joe Biden encore plus à genoux ? Une guerre nucléaire ?

Mais la présentation du problème est typique d’une publication gauchiste comme le New York Magazine.

Ils savent ce qui se passe réellement, même si eux, et les Démocrates en général, ne veulent pas vraiment le dire à haute voix.

Pourtant, les efforts déployés en coulisses pour préparer la vie après Joe Biden ont commencé, bien que ses fidèles ne veuillent pas envisager autre chose que le maintien d’un vieillard en haut de l’affiche.

« L’insistance de son entourage à dire que le marasme va passer, qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter, n’est guère rassurante, même pour certains proches alliés du parti. Une personne qui correspond à cette description a essayé d’imaginer avec désinvolture comment M. Biden pourrait s’en sortir en évitant une candidature à la réélection sans perdre la face, si cela devait arriver, en insistant par exemple sur le fait qu’il est trop occupé pour faire campagne parce qu’il essaie d’empêcher l’invasion de l’Ukraine par la Russie de se transformer en troisième guerre mondiale. Mais l’allié n’est arrivé à rien. Comme le dit cette personne, « Les vapeurs de la peinture de la Maison Blanche sont assez fortes »…
…Ce genre de raisonnement « Pourquoi ne pas au moins y penser ? » est devenu populaire parmi les riches donateurs du parti. Certains types de Wall Street ont commencé à se demander si l’ancien maire de la Nouvelle-Orléans, Mitch Landrieu, qui a supervisé les dépenses d’infrastructure de Joe Biden, pourrait être intéressé. D’autres encore se sont récemment entichés de la Secrétaire au commerce, Gina Raimondo, l’ancienne gouverneure de Rhode Island. Pourtant, aucun murmure n’est aussi développé que ceux qui entourent des gouverneurs comme Roy Cooper (de la Caroline du Nord), dont les défenseurs potentiels parlent de ses réalisations libérales dans un État rougeâtre, ou Phil Murphy (du New Jersey), dont les associés ont lancé une deuxième organisation politique à but non lucratif pour lui en février, mais se méfient de l’expérience de l’ex-Gouverneur de l’État, Chris Christie, et craignent de surinterpréter les succès de M. Murphy au niveau de l’État.
»

Je trouve cette façon de raisonner plutôt fantaisiste. L’idée que le Parti Démocrate peut s’éloigner de sa base de gauche à ce stade-ci et nommer quelqu’un comme Roy Cooper ou Mitch Landrieu pue la réflexion de ceux qui ont passé trop de temps isolés dans leur bulle.

C’est comme les Républicains qui rêvent d’une nomination de Larry Hogan (l’actuel Gouverneur du Maryland) ou Asa Hutchinson (le gouverneur de l’Arkansas ) en 2024. Cela n’arrivera pas, et si les Démocrates cherchent une alternative à Joe Biden, ils devront faire mieux que d’entretenir des chimères.

Il est clair que le choix de Kamala Harris est le plus évident, mais comme le note l’article, son manque de popularité personnelle et le fait que Joe l’ait essentiellement abandonnée compliquent grandement les choses.

« Relativement peu de personnes en dehors de la Maison Blanche y croient totalement. Avec la réapparition de Donald Trump, l’ambivalence de l’âge et de la position politique de Joe Biden alimente le scepticisme au moment même où l’image de sa doublure, la vice-présidente Kamala Harris, plonge encore plus bas que la sienne [dans les sondages]. Selon l’analyse la plus récente du Los Angeles Times, sa cote de popularité nette est de -11. Le résultat est une déconnexion bizarre au sein du Parti Démocrate, avec deux factions qui se parlent sans s’écouter …
…Mme Harris a une bonne relation avec le chef de cabinet de Joe Biden, Ron Klain, avec qui elle s’entretient régulièrement, mais Joe a laissé leurs déjeuners réguliers passer d’une fois par semaine à deux fois par semaine, puis à seulement deux fois cette année.
»

C’est une énigme qui n’est pas facile à résoudre.

Mme Harris est populaire au sein de la base du parti, et elle emporterait le vote des Noirs dans toute primaire démocrate. Comme le note l’article, cela fait d’elle une candidate idéale si Biden se retire.

Pourtant, les initiés du parti ne pensent pas qu’elle puisse remporter l’élection générale, et je pense qu’ils ont raison.

Alors, que vont faire les Démocrates ? La réponse est « rien ». Ils sont coincés dans une sorte de purgatoire politique où le président en exercice est un vieil homme visiblement déclinant et incapable qui aura presque 82 ans lors de la prochaine élection présidentielle.

Kamala Harris n’est pas une alternative viable, et les machinations pour essayer de placer une personne plus « modérée » comme Roy Cooper en tête de liste sont sûres d’échouer et de nuire encore plus au Parti.

C’est le résultat de la mise en place de Joe Biden en premier lieu, alors qu’il était clair qu’il n’était pas à la hauteur de la tâche.

De plus, faire de quelqu’un d’aussi peu impressionnant et impopulaire que Kamala Harris la vice-présidente, qui n’est même pas passée au travers de la première primaire démocrate avant l’élection de 2020, a coincé les Démocrates. Ils ont fait leur lit, et maintenant, ils doivent s’y coucher.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Sources :

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