Publié par Magali Marc le 1 juin 2022

Sans doute inspiré par la tuerie dans une école du Texas le 24 mai dernier, le Premier Ministre Justin Trudeau a indiqué en conférence de presse, lundi après-midi, qu’un nouveau projet de loi inclura un gel des ventes des armes de poing. Son ministre fédéral de la Sécurité publique, Marco Mendicino, a déposé ce projet à la Chambre des Communes le même jour. C’est la deuxième fois que les Libéraux fédéraux tentent de faire adopter un projet de loi portant sur le contrôle des armes à feu puisque l’ancien projet de loi C-21 déposé en avril 2021 est mort dans l’œuf à la suite du déclenchement des élections de septembre 2021.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article d’Andrea Widburg, paru sur le site d’American Thinker, le 31 mai.

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Le Canada entend suivre la voie des pires dictateurs du monde

Le gouvernement canadien, dirigé par son premier ministre, Justin Trudeau, a présenté un projet de loi anti-armes drastique qui, si il est adopté, signifiera (selon les mots de Trudeau) qu’« il ne sera plus possible d’acheter, de vendre, de transférer ou d’importer des armes de poing partout au Canada ».

Il s’agit d’une étape de plus dans la poussée presque incessante du Canada (qui n’a été que légèrement atténuée sous l’Administration de Stephen Harper) pour placer toutes les armes sous le contrôle du gouvernement fédéral. Ce genre d’initiative ne se termine jamais bien pour le peuple d’une nation.



Même si le Canada et les États-Unis sont issus de la même tradition britannique qui, en vertu de la Magna Carta et de la Déclaration des droits de 1689, reconnaissait certains droits anglais, ils ont pris des chemins différents à partir des années 1760.

Aux États-Unis, les colons ont été outrés lorsque les lois du Parlement ont restreint de façon énergique certains de ces droits. Lorsque les colons ont contesté les lois en se référant à la Magna Carta et à la Déclaration des droits, le Parlement a annoncé que ces documents ne concernaient que les pouvoirs du Roi, pas du Parlement.

Face à ce sophisme, le peuple américain s’est rebellé. Après avoir gagné la Révolution, ils ont ratifié la Déclaration des droits, affirmant que des droits spécifiques sont inhérents au peuple et qu’aucune forme de gouvernement ne peut les restreindre.

Les Canadiens, en revanche, ne se sont pas rebellés et ont docilement laissé le Parlement britannique, puis leur propre Parlement, faire ce qu’ils voulaient.

L’un des droits les plus importants de la Constitution américaine est le droit de garder et de porter des armes. C’est le seul droit qui fait l’objet d’un amendement consacré uniquement à son énoncé. Cela n’a rien d’étonnant, car aux États-Unis, ce sont les citoyens armés qui ont vaincu la plus puissante armée du monde de l’époque. Ils ont parfaitement compris que le seul recours des citoyens contre la tyrannie est d’être armés – le corollaire étant qu’un gouvernement qui sait que ses citoyens sont armés a peu de chances de glisser vers la dictature.

Au Canada, cependant, le gouvernement limite depuis longtemps le droit des citoyens de conserver et de porter des armes.

Depuis les années 1880, le Canada a forcé les citoyens à enregistrer leurs armes auprès du gouvernement, s’assurant ainsi que le gouvernement, qui contrôle les forces de police et l’armée, sait exactement qui constitue une menace si lui et le peuple se trouvent en désaccord.

Au cours des 50 dernières années, en plus d’imposer l’enregistrement de toutes les armes à feu, le Canada a donné à la police de plus grands pouvoirs de perquisition et de saisie, imposé de longues périodes d’attente pour l’achat d’armes à feu, contrôlé sévèrement la taille des chargeurs, restreint la taille des armes de poing et exigé des permis pour acheter des munitions. Sous le gouvernement conservateur de Stephen Harper, seule l’obligation d’enregistrer les armes d’épaule a été supprimée.

Cependant, dès que Justin Trudeau a pris le pouvoir, le gouvernement a recommencé à restreindre les droits d’avoir des armes à feu.

En 2020, Trudeau a annoncé l’interdiction de 1 500 modèles d’armes « d’assaut », bien que la loi n’ait jamais défini cette expression dénuée de sens. Le gouvernement a passé le temps qui a suivi à planifier un programme de confiscation qui inclura les armes semi-automatiques (des armes dont les vrais propriétaires d’armes à feu comprennent qu’elles ne sont pas des mitrailleuses parce qu’elles nécessitent toujours un mouvement de la gâchette pour chaque tir).

L’Agence Reuters mentionne dans un article* que, malgré ses lois strictes sur les armes à feu, le taux d’homicide au Canada est élevé et en hausse. Il s’agit d’une déclaration classique à la manière du journaliste Fox Butterfield qui ignore le truisme selon lequel, dans un pays qui n’est ni petit, ni homogène, lorsque les armes à feu sont interdites, seuls les hors-la-loi auront des armes.

L’Administration Trudeau prévoit maintenant de « plafonner le marché » des armes de poing et, entre autres, de limiter les chargeurs de fusils à cinq balles.

Le gouvernement canadien a parlé.

Si une bande de criminels ou un ours s’en prend à vous, vous aurez peut-être la chance de pouvoir utiliser votre arme d’épaule, mais après la cinquième balle, vous êtes fichu. (Bien entendu, les riches et les puissants conserveront leurs gardes de sécurité).

Mais ce n’est pas cela qui est vraiment dangereux. La vraie menace, comme toujours, vient d’un gouvernement qui vous a désarmé.

Pour plus d’informations, je recommande l’ouvrage déprimant mais complet de R.J. Rummel intitulé « Statistics of Democide«  **.

N’oubliez pas non plus que Hitler a désarmé les Juifs, que les Soviétiques ont désarmé tout le monde et que les Chinois ont des lois sur le contrôle des armes parmi les plus strictes au monde.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Sources : Americanthinker

Intro : Journalmetro

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