Publié par Jean-Patrick Grumberg le 9 juin 2022
Cancel culture version islam : Les musulmans font annuler la projection d’un film sur la fille du prophète Mahomet

The Lady of Heaven raconte l’histoire de Lady Fatima, la fille du prophète Mahomet, mêlée à celle d’un jeune orphelin irakien de nos jours. Des musulmans l’ont fait censurer de certains réseaux dès sa sortie.

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Une partie de la communauté musulmane a exprimé sa colère à propos de la sortie du film, qui, selon elle, « manque de respect » au prophète en mettant son visage à l’écran, conséquence de quoi, Cineworld a annulé toutes les projections au Royaume-Uni, après quelques protestations aux cris de « Allahou Ahkbar » (qui veut dire : notre Dieu est plus grand que tous les autres dieux) devant plusieurs cinémas, envoyant le message clair et limpide de la soumission à l’islam partout en Europe.

La chaîne de cinémas a déclaré avoir pris cette décision « pour assurer la sécurité de notre personnel et de nos clients ».

À Bolton, plus de 100 personnes ont protesté devant le cinéma, selon Bolton News.

En outre, plus de 120 000 personnes ont signé une pétition demandant que le film La Dame du Paradis soit totalement retiré des cinémas britanniques, et le Conseil des mosquées de Bolton a qualifié le film de « blasphématoire » et « sous-tendu par une idéologie sectaire ».

Le président du Conseil des mosquées de Bolton, Asif Patel, a déclaré :

« Le film est sous-tendu par une idéologie sectaire et représente de manière erronée les récits historiques orthodoxes et manque de respect aux individus les plus estimés de l’histoire islamique.

Le producteur du film, Malik Shlibak, a déclaré que :

« Personne ne devrait dicter au public britannique ce qu’il peut ou ne peut pas regarder ou discuter », qualifiant les manifestants de « groupes marginaux ».

Ce qu’ils reprochent au film

Des ressemblances entre leurs actions et celles du groupe État islamique

Le film, qui est sorti dans les cinémas britanniques le 3 juin, raconte l’histoire de Lady Fatima, la fille du prophète Mahomet.

Il a été critiqué par certains groupes pour avoir représenté le prophète Mahomet – ce qui est considéré comme une insulte dans l’islam – et pour avoir dépeint des personnalités vénérées des débuts de l’islam sunnite.

Le site internet musulman 5Pillars a écrit : « La Dame du Paradis : une pure et simple saleté sectaire ».

Le site se plaint que le film compare trois des plus proches compagnons du prophète à ISIS, l’Etat islamique. Cependant, les membres de l’Etat islamique ont eux-aussi toujours déclaré agir dans la ligne la plus pure de l’islam et le strict respect des lois de leur prophète.

Comme l’indique l’avertissement, les visages, souvent représentés contre d’éblouissants rayons de soleil, sont générés par ordinateur. Mais ce n’est pas assez pour satisfaire à l’interdiction par l’Islam de la représentation visuelle du prophète. Comme il s’agit d’un film d’obédience chiite, il est un peu plus indulgent sur la question, et c’est le conflit chiite sunnite qui s’affiche désormais sur le sol européen. Les brillants gauchistes pro-immigration, qui rêvent que les islamistes les aideront à détruire la société bourgeoise capitaliste tant haïe, n’avaient pas pensé à ça. Ni qu’ils finiraient soumis au lieu de soumettre les musulmans, et que c’est eux, avant la fin du siècle, qui descendront dans les rues pour tenter de retrouver leurs libertés confisquées par l’islam.

L’opposition ne porte pas principalement sur la façon dont le prophète Mahomet est représenté – bien qu’il y ait une représentation de lui dans le film – mais sur la manière dont le réalisateur et religieux chiite Yasser Al-Habib a dépeint des figures vénérées de l’islam sunnite primitif, laissant entendre qu’il existe des ressemblances entre leurs actions et celles du groupe État islamique.

Réactions

  • M. Shlibak a critiqué la décision de Cineworld de retirer le film, affirmant qu’il s’agissait d’une « capitulation » face aux demandes des manifestants.

    Il a déclaré à la BBC :

« Maintenant, ils voient que chaque fois qu’ils sont contrariés ou légèrement offensés, ils feront la même chose ».

M. Shlibak a ajouté qu’il y avait des millions de musulmans au Royaume-Uni et que les manifestants ne représentaient pas toutes leurs opinions.

« Nous devons faire très attention à ne pas nous recroqueviller devant cela et faire exactement le contraire, c’est-à-dire dire aux gens que nous sommes tolérants, que nous acceptons des opinions et des positions différentes, et que nous sommes heureux d’être en désaccord, même passionnément, mais qu’il ne devrait pas y avoir de censure. »

Il a également défié les manifestants et affirmé qu’ils ne parviendraient pas à empêcher la sortie du film, ajoutant :

« Une grande, grande population à travers le Royaume-Uni vient d’entendre parler du film pour la première fois, donc c’est génial pour nous ».

Autrement dit, une fatwa sera bientôt émise et ce courageux producteur ne pourra plus jamais vivre libre de ses mouvements – voire pire.

  • Le ministre de la Santé Sajid Javid a également critiqué la décision de retirer le film. S’exprimant sur TalkTV mercredi, le secrétaire à la Santé a déclaré :

« Vous pouvez ne pas aimer ce que quelqu’un a à dire, mais il a le droit de le dire ».

Il a souligné qu’il n’y a pas de lois sur le blasphème au Royaume-Uni et a averti que ce serait « une voie incroyablement dangereuse à emprunter ».

« Ce que nous avons dans ce pays, c’est la liberté de parole et d’expression et c’est une valeur fondamentale », a-t-il ajouté.

  • Claire Fox, qui siège à la Chambre des Lords sous le nom de Baroness Fox of Buckley, a tweeté que la décision d’annuler la projection montrait que « les lois extraparlementaires sur le blasphème » censuraient désormais les films.

    Elle a écrit :

« Les mêmes arguments que la Cancel culture – « je trouve cela offensant » – sont maintenant utilisés bien au-delà de l’activisme sur les campus. C’est désastreux pour les arts, dangereux pour la liberté d’expression, et une leçon pour ceux qui prétendent que les politiques identitaires ne sont pas une menace pour la démocratie. »

Les meneurs des protestations ont déclaré que, bien qu’ils souhaitent l’interdiction du film, leurs manifestations étaient pacifiques. Cependant, les salles de cinéma ont clairement estimé que leur comportement était suffisamment intimidant et menaçant pour le personnel pour justifier l’annulation des projections.

L’indignation qui a suivi – y compris de la part de certains musulmans qui voulaient voir le film – est due au fait qu’un nombre relativement restreint de personnes ont réussi à exercer leur volonté d’une manière qui semble normaliser la censure pour cause de blasphème.

Le Conseil musulman de Grande-Bretagne, la plus grande organisation de coordination des musulmans du Royaume-Uni, a qualifié le film de « source de discorde ».

Il a déclaré :

« Nous soutenons les érudits et les dirigeants qui plaident pour une plus grande unité et pour le bien commun. Il y en a certains – y compris de nombreux partisans de ce film ou ceux qui s’engagent dans le sectarisme dans leur réponse – dont le but premier est d’alimenter la haine », ajoute la déclaration.

N’est-ce pas formidable ? Ce qui alimente la haine, ce ne sont pas les protestations et menaces de haine des manifestants, mais le film.

Conclusion

J’ai un immense respect pour le peuple européen qui a volontairement décidé de son sort.

Renaud Camus a le premier parlé de Grand remplacement. Mais nous sommes en 2022, et cela fait bien trente ans que la situation existe et empire, et que les Européens ne réagissent pas – alors qu’ils pourraient. Au lieu de cela, ils continuent à vivre comme si de rien n’était, et s’obstinent à privilégier leur confort de vie au lieu de s’engager dans les deux seules voies qui leur restent : faire beaucoup d’enfants pour rétablir l’équilibre (ils ne veulent pas faire l’effort et changer leur mode de vie), et voter pour des dirigeants qui refusent cette immigration.

Nous sommes en 2022. L’immigration, ce n’est plus le « Grand remplacement », mais la « Grande avancée ». Le Grand remplacement, il est du fait des Européens, qui ne font pas assez d’enfants pour assurer leur remplacement.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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