Publié par Magali Marc le 26 juin 2022
Droit à l’avortement : Les Républicains doivent ignorer les hurlements des gauchistes

La décision de la SCOTUS qui a renvoyé la question du droit à l’avortement aux États, va-t-elle nuire aux chances du Parti Républicain lors des Midterms de novembre 2022 et aider les Démocrates à conserver des sièges au Sénat et à la Chambre des Représentants? Cela reste à voir, mais les Républicains ne doivent pas renoncer à leur position pro-vie pour calmer les hurlements des gauchistes qui sont loin de représenter la majorité des Américains. En fait, les sondages les plus récents montrent que plus la période de grossesse est longue, moins les sondés sont en faveur de l’avortement. Pour 24 semaines de grossesse, seulement 19% des sondés sont en faveur de l’avortement sans condition tandis que près de 74% sont contre. ( Voir: https://www.vox.com/policy-and-politics/23167397/abortion-public-opinion-polls-americans)

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Rajan Laad, paru sur le site d’American Thinker, le 25 juin.

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La marge de victoire du GOP va s’agrandir, à moins que…

Considérez l’expérience sociale suivante :

Il y a un auditorium avec 100 personnes assises.

Seules 10 d’entre elles ont un mégaphone.



Parmi celles qui n’en ont pas, un deuxième groupe de personnes est assis à une distance de l’auditorium telle que seules les voix émanant des mégaphones sont audibles. Un troisième groupe est isolé de tout bruit provenant de l’auditorium et ne peut lire que la transcription des propos tenus. Les 100 personnes présentes dans l’auditorium participent à un débat sur l’avortement : pro-choix ou pro-vie. Dans l’auditorium, seuls les 10 partisans fanatiques de l’avortement disposent de mégaphones qui peuvent être entendus. Ils sont également autorisés à se déplacer dans l’auditorium. Ils sont informés en privé que toute violence de leur part sera ignorée. Parmi les 90 personnes restantes, la plupart sont pro-vie et veulent que l’avortement soit interdit dans toutes les situations.

Certains disent que l’avortement ne devrait être autorisé que pendant les premiers stades de la grossesse, dans des situations telles que le viol ou l’inceste ou au cas où la santé de la mère est en danger.

Certains n’ont pas envie de parler de ce sujet très personnel mais ont été forcés de se présenter. Les personnes de ce groupe ne peuvent compter que sur leurs cordes vocales pour être entendues. Elles doivent rester assises. Elles sont informées qu’une punition sévère leur sera infligée si elles menacent ou même lèvent le petit doigt contre les 10 personnes munies de mégaphones. Au fur et à mesure que le débat progresse, les dix personnes pro-choix munies de mégaphones rabrouent les personnes pro-vie. Elles se permettent également de se moquer, de ridiculiser et de tourner en dérision les pro-vie. Elles leur lancent des objets et en renversent même quelques-unes. À la fin du débat, la partie du public qui n’a pu entendre que les voix des mégaphones est interrogée.

Une majorité affirme que la plupart des personnes présentes dans l’auditorium sont pro-choix et qu’elles n’ont pas entendu un seul argument convaincant en faveur de la vie.La partie de l’auditoire qui n’a pu que lire la transcription est maintenant interrogée. Ils lisent les arguments des deux côtés et en déduisent que le contingent pro-vie est arrivé en tête par une grande marge.

Il s’agit d’une allégorie exacte de la situation qui a suivi l’annulation par la Cour suprême de l’arrêt Roe vs Wade de 1973, qui permet aux États de décider de la légalité de l’avortement. Si vous avez suivi les reportages des grands médias, on vous pardonnera de croire que le pays tout entier est enragé par cet arrêt et veut démolir la Cour suprême. C’est parce que les Démocrates contrôlent les médias.
L’ensemble de la couverture médiatique a commencé par une Nancy Pelosi malheureuse, qui semblait être en deuil, et s’est terminé par une Maxine Watters en colère, qui a utilisé un langage incendiaire pour maudire la Cour suprême et menacer de défier l’arrêt.

Les experts et les présentateurs de journaux télévisés se font l’écho de ces sentiments. Il y a également une couverture favorable de « militants » manifestant en faveur l’avortement. La violence et les menaces sont minimisées ou définies comme étant issues d’une juste colère. Les groupes pro-vie qui sont en faveur de l’annulation de l’arrêt Roe vs Wade ne s’expriment pas en public. Ils ont un travail et une famille, et n’ont donc pas le temps de se livrer à des protestations, des marches et des manifestations. Ils sont respectueux des lois et ne croient pas à la destruction de biens et à la violence comme moyen d’exprimer leur désaccord.

En résumé, les pro-choix sont une minorité dont la voix est amplifiée, tandis que les pro-vie sont une majorité dont la voix est étouffée.

La décision de la Cour suprême est une victoire retentissante pour le Président Trump, le GOP et le conservatisme.

Presque tous les Démocrates qui ont dénoncé l’arrêt ont blâmé le Président Trump et ont traité les personnes qu’il a nommées d’extrémistes. C’est presque comme s’ils donnaient le coup d’envoi de sa campagne de 2024 pour retourner à la Maison Blanche. Il n’est plus question de la mise en scène des audiences de la Commission [bidon] du 6 janvier. L’impact immédiat est que la marge de victoire du GOP en novembre vient de s’agrandir. Les Démocrates ont rafraîchi la mémoire du public concernant leur violence, leur intolérance et leur extrémisme. Leurs vraies couleurs sont à nouveau affichées sur une toile beaucoup plus large. Il sera rappelé aux gens qu’ils n’ont rien à voir avec les Démocrates des années 90 qui disaient que les avortements devaient être « sécuritaires, légaux et rares ». Ce n’est même pas le Parti Démocrate de 2008 lorsque Hillary Clinton a dit la même chose lors d’un débat présidentiel. Aujourd’hui, le Parti Démocrate célèbre de manière hystérique les avortements et réagit violemment devant toute personne qui ne souscrit pas à cette perspective. Lorsque le projet de texte qui justifiait l’annulation de l’arrêt Roe v. Wade a été divulgué le mois dernier, l’extrême gauche s’est déchaînée. Il y a eu un complot d’assassinat contre le juge Brett Kavanaugh, qui a heureusement été déjoué. Des mécréants ont vandalisé des églises catholiques et des centres d’aide des femmes enceintes. Des voyous ont jeté un cocktail Molotov dans les bureaux d’un groupe pro-vie. Des manifestations de menaces et de blasphèmes ont eu lieu devant les domiciles de juges conservateurs et se poursuivent depuis plus d’un mois. Deux juges seraient actuellement en isolement.

Si la perspective d’annuler Roe v. Wade a provoqué une réaction si violente, nous ne pouvons qu’imaginer la réaction maintenant que Roe v. Wade a été effectivement annulé.

La plupart des gens, y compris les démocrates modérés, seront horrifiés de voir la conduite de leurs collègues démocrates.

Alors comment le GOP doit-il réagir ?

La plus grande erreur que les législateurs du GOP pourraient commettre serait de confondre les voix cacophoniques des fauteurs de troubles démocrates avec le consensus de la majorité silencieuse.

L’amalgame est probablement l’une des raisons pour lesquelles certains membres du GOP ont capitulé devant les Démocrates et ont adopté, il y a quelques jours, une loi sur le contrôle des armes à feu qui, entre autres, permet la confiscation d’armes sur la base d’un simple soupçon.

Si les Républicains paniquent une fois de plus à cause du bruit qui les entoure à Washington et collabore avec les Démocrates pour faire passer une loi qui annule ou dilue l’annulation de Roe v. Wade, ils commettront un suicide politique.

Les Démocrates deviendront les sauveurs de l’avortement et le GOP deviendra un double traître, d’abord sur la question des armes à feu et ensuite sur celle du caractère sacré de la vie.

Ce scénario est improbable mais pas impossible.

Le GOP sera désormais jugé à deux niveaux.

Premièrement, par la réaction des gouverneurs des États républicains.

Il ne s’agit pas pour eux de simplement publier des déclarations de condamnation de la violence ou d’être pro-vie. Les gouverneurs républicains doivent utiliser tous leurs pouvoirs afin de protéger leurs citoyens contre les foules indisciplinées. Ils doivent être intransigeants et faire respecter les lois sans se montrer tolérants envers les émeutiers.

Les citoyens ont le droit de manifester ou de protester pacifiquement, mais personne n’a le droit de vandaliser, de piller ou de faire des émeutes.

Les législateurs du GOP à Washington ont plusieurs tâches très faciles à accomplir.

Ils doivent réitérer leur position en faveur de l’avortement.

Ils doivent louanger les juges de la Cour suprême pour leur protection de la Constitution.

Ils doivent dénoncer les Démocrates pour leur appui aux pratiques d’avortement barbares et pour leur position anti-démocratique, leur violence et leur intolérance.

Le GOP doit également dénoncer l’ingérence des Démocrates dans les travaux de la Cour suprême, leur attitude anti-démocratique par le biais de menaces à l’encontre des juges de la Cour suprême et leur encouragement de l’anarchie.

Le GOP peut consolider sa réputation de parti de la loi et de l’ordre.

La cerise sur le gâteau serait que le GOP puisse faire passer des lois pour protéger les citoyens et renforcer les forces de l’ordre tandis que les mécréants et les voyous démocrates se déchaînent.

Le GOP ne doit pas interrompre les Démocrates qui implosent rapidement aux yeux de tous.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source : Americanthinker

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