Publié par Gilles William Goldnadel le 9 juin 2022

L’ancien leader du Labour Jeremy Corbyn s’est affiché avec deux candidates de la Nupes aux élections législatives, vendredi 3 juin. L’avocat déplore la complaisance médiatique dont jouit la gauche radicale.

Ainsi, Jeremy Corbyn, ancien leader déchu du Labour, s’est affiché avec les candidates Nupes Danielle Simonet et Danielle Obono sans déclencher la moindre réaction politique ou médiatique. Les preuves de l’antisémitisme de M. Corbyn sont pourtant tellement nombreuses et documentées qu’il a été mis au ban de son parti.



Dans un article publié le 2 décembre 2019, et intitulé naïvement à l’imparfait : «Jeremy Corbyn, l’antisémite que nous ne voulions pas voir», je rappelais quelques-uns seulement des hauts faits du précité. Le JDD m’avait heureusement précédé.

C’est ainsi que l’invité des deux membres de LFI prit la défense d’une caricature antisémite du meilleur goût, figurant un Juif repoussant à l’appendice nasal aussi crochu que protubérant .

En mars 2018, Jeremy Corbyn dut s’excuser pour son soutien sur Facebook à une peinture murale à la judéophilie mesurée. Cette fresque sobrement intitulée «liberté pour l’humanité» montrait un groupe de banquiers, dont certains Juifs stéréotypés affairés à compter leur argent sur une manière de Monopoly. À nouveau , Corbyn, penaud mais point têtu, dut confesser le caractère antisémite de la fresque par lui célébrée.

En août 2018, le camarade de lutte de LFI fut à nouveau admonesté pour avoir curieusement avancé que les «sionistes britanniques qui ont vécu dans ce pays depuis très longtemps, probablement toute leur vie, ne comprennent pas l’ironie anglaise». La plupart des Juifs britanniques, ayant sans doute aussi peu d’humour que d’ironie, y ont vu un usage un peu grossier du vocable «sioniste» pour les stigmatiser.

En dehors de cet antisémitisme de tradition, on retrouve chez cet homme cette détestation pathologique de l’État juif et, symétriquement, son affection pour les islamistes ennemis de celui-ci, telles qu’on les retrouve chez ses hôtes français de l’autre côté de la Manche.

L’impunité politique dont jouit l’extrême gauche s’explique principalement par ses connivences médiatiques pour cause d’osmose idéologique.

Gilles-William Goldnadel

En 2016, Corbyn dut regretter (décidément) d’avoir qualifié d’«amis» les groupes terroristes autant qu’antisémites Hamas et Hezbollah.

Celui-ci a dû également reconnaître avoir assisté à des réunions d’un groupe fondé par le négationniste Paul Eisen et avoir tenté d’intervenir pour empêcher la clôture du compte de la très islamiste mosquée de Finsbury Park.

Je terminerai mon énumération en rappelant que si Jeremy Corbyn a refusé de visiter Yad Vashem, il a tenu à honorer à Tunis la mémoire des auteurs du massacre des athlètes israéliens à Munich.

J’en viens donc, mes preuves une nouvelle fois fournies, au cœur même de mon propos, qui tourne hélas à la litanie: l’impunité de l’extrême gauche antisémite, qui n’a pour corollaire que le soupçon, le plus souvent injustifié, qui accable la droite très à droite.

J’ai déjà rappelé ici même le soutien de M. Mélenchon à M. Corbyn et l’explication de la défaite de son ami rejetée avec rancœur sur le dos du Grand Rabbin d’Angleterre.

Quant à l’une des hôtesses du député anglais, Madame Obono, celle-ci ne devait pas être trop effarouchée, elle qui tressa des lauriers antiracistes à Houria Bouteldja, antisémite indigéniste assumée.

Je pourrais m’indigner, si j’en avais encore la capacité, de cette impunité médiatique. A fortiori venant d’une presse peu avare de sermons antiracistes. Il est vrai à géométrie invariable.

Mais pourquoi, au demeurant, feindrais-je l’étonnement, moi qui ai dénoncé en son temps un éditorial du Monde prenant fait et cause en faveur de Corbyn contre le «populiste» Johnson ? Le journal ne disait rien sur l’antisémitisme du premier mais évoquait seulement les témoignages accablant le tempérament conjugal du second.

La triste réalité, c’est que l’impunité politique dont jouit l’extrême gauche, et qui transcende largement la question antisémite, s’explique principalement par ses connivences médiatiques pour cause d’osmose idéologique.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gilles-William Goldnadel pour Dreuz.info

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