Publié par Magali Marc le 11 juin 2022
La Nouvelle-Zélande veut taxer les pets de vaches

Le gouvernement de la Nouvelle-Zélande a dévoilé un projet visant à taxer les rots et les pets de vaches et de moutons afin de réduire les émissions de méthane, l’un des principaux gaz à effet de serre. Plus de 80 % des émissions de méthane de la Nouvelle-Zélande proviennent des estomacs d’animaux. En tant que puissant accélérateur du réchauffement climatique, sa réduction devrait contribuer à le ralentir. La Nouvelle-Zélande compte 5 millions d’habitants, mais environ 10 millions de bovins et 26 millions de moutons.*



Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article d’Alex Parker, paru sur le site de RedState, le 9 juin.

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La Nouvelle-Zélande propose une taxe sur les pets de vache

Lorsqu’il s’agit d’impôts, il n’y a apparemment pas de limite.
Mais en Nouvelle-Zélande, il pourrait bientôt y en avoir plusieurs.
Le pays a décidé que le changement climatique pue et que, dans le domaine de la prévention, les industries du lait et de la viande ne font pas leur part.

Par conséquent, le changement est peut-être dans l’air : ayant examiné le problème, le gouvernement néo-zélandais est prêt à instituer une taxe historique.

Comme le rapporte Sky News (le 9 juin), une nouvelle proposition prévoit d’instaurer une taxe sur les pets de vache. Les moutons seront également pris en compte. Le pays compte deux fois plus de bovins que de Kiwis [Néo-Zélandais], et quatre fois plus de moutons que de citoyens.

– « La moitié des émissions totales de gaz à effet de serre provient de l’agriculture, principalement sous la forme de méthane. »

Auparavant, les pets bénéficiaient d’une exemption :

– « Les émissions agricoles étaient auparavant exemptées du système d’échange de quotas d’émission du pays, ce qui a suscité des critiques à l’égard des efforts déployés par le gouvernement afin de ralentir le réchauffement de la planète. »

À cause de toute cette pollution, l’atmosphère est aussi chaude qu’un four à pain :

– « Le méthane a un pouvoir de réchauffement plus de 80 fois supérieur à celui du dioxyde de carbone au cours de ses 20 premières années de présence dans l’atmosphère – le réduire est donc un moyen efficace de ralentir le réchauffement à court terme. »

La taxe mettrait la pression sur les pets et les rots. Selon une une ventilation biologique :

– « Plus de 85 % des émissions totales de méthane de la Nouvelle-Zélande proviennent de deux sources agricoles : les estomacs d’animaux et le fumier animal, les premiers représentant 97 % de ce total. Chez les vaches, la plupart (95 %) du méthane est exhalé, tandis que 5 % est émis par les flatulences. »

Selon le projet – élaboré conjointement par des fonctionnaires et des représentants du secteur agricole – les agriculteurs devraient verser leur dû à partir de 2025.
Le ministre du changement climatique, James Shaw, détecte l’odeur du succès :

– « Il ne fait aucun doute que nous devons réduire la quantité de méthane que nous rejetons dans l’atmosphère, et un système efficace de tarification des émissions pour l’agriculture jouera un rôle clé dans la réalisation de cet objectif ».

Payer pour les flatulences ne sera pas la seule façon dont les agriculteurs pourront contribuer; comme le dit le dicton, il y a plusieurs façons de plumer un canard:

– « La proposition prévoit des incitations pour les agriculteurs qui réduisent les émissions par le biais d’additifs alimentaires, tandis que la sylviculture à la ferme pourrait être utilisée pour compenser les émissions. Les recettes du système seront investies dans la recherche, le développement et les services de conseil aux agriculteurs. »

C’est un moment exceptionnel sur le point d’être inscrit dans l’Histoire, et la Nouvelle-Zélande s’y attaque :

– « La proposition ferait de ce pays le premier à faire payer aux agriculteurs les gaz émis par leur bétail. »

Une taxe sur la flatulence est une idée séduisante ; dans les foyers du monde entier, elle pourrait certainement être utilisée de manière rentable. Un taux plus élevé devrait peut-être être prélevé pour les lits.

Néanmoins, quelle différence cela fera-t-il sur le plan mondial? La Nouvelle-Zélande ne compte que cinq millions d’habitants.

Qui plus est, les agriculteurs auront-ils les moyens de payer cette taxe? Si la taxe sur les pets des bovins provoque de trop grandes tensions, certains pourraient appeler cette mesure de la «bullshit».

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Sources:

Pour l’Intro: *https://news.sky.com/story/new-zealand-unveils-plan-to-slap-a-tax-on-cow-and-sheep-burps-to-cut-greenhouse-gas-methane-12630579

https://redstate.com/alexparker/2022/06/09/new-zealand-proposes-a-tax-on-farts-n576854

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