Publié par Bat Ye’or le 8 juin 2022
Chroniques citoyennes d’un suicide programmé. 2007-2020, par Évelyne Tschirhart (*)

Professeure honoraire d’arts plastiques, peintre et photographe, Évelyne Tschirhart est également écrivaine.

Dans l’ouvrage qu’elle nous propose, elle ne mâche pas ses mots et, dans ce qu’elle désigne comme un « recueil d’observations et de réflexions sur notre société », elle ne prend pas de gants au point de frôler parfois l’exagération et la démesure. Mais elle parvient néanmoins à attirer notre attention sur un certain nombre de problèmes qui, si on n’y prend pas garde, risquent de se révéler un jour insurmontables, voire dangereux.



Pour elle, « le pouvoir politique, celui des juges et celui des médias brouille la réalité ». Au point de faire de notre pays une « société pré-totalitaire ».

Dans des textes parus entre 2007 et 2020, elle aborde quatre thèmes : l’enseignement, les moeurs et la religion des Droits de l’homme, regards sur l’islam et l’art contemporain ou l’art du vide.

Pour ce qui est de l’enseignement elle considère que, de nos jours, l’Éducation nationale ne remplit plus sa mission d’instruire car « l’école est devenue aussi, à l’instar de toute la société, un lieu de violence où règne la loi du plus fort, empêchant ainsi, dans maints endroits, les professeurs de faire un cours digne de ce nom ». Les réformes se ramassent à la pelle mais il n’y a plus d’élèves. Quant aux enseignants, ils sont devenus des idéologues.

Pour ce qui est des mœurs, elles sont parvenues à une insoutenable légèreté.

L’islam qui, dit-elle, « jouit en France d’un statut d’exception en sa faveur », est une « épine mortelle dans notre talon d’Achille ». C’est dans ce chapitre que l’auteure est la plus virulente et manque, à mon sens, de modération et de retenue. Elle montre du doigt l’ISESCO, branche culturelle de l’OCI, Organisation de la Coopération Islamique, qui a mis, selon elle, en route, un programme de non-intégration des Musulmans en terre étrangère.

Rappelant l’action nocive du Grand mufti de Jérusalem, Hadj Amin al-Husseini, qui avait pour Hitler une grande sympathie, elle écrit « Islam et nazisme, une entente très cordiale » et parle des « points communs entre le national-socialisme et l’islam », prenant à témoins Bat Ye’or et Imre Kertész. Elle analyse enfin la terrible affaire « Sarah Halimi ».

Un dernier thème est abordé, culturel, celui-là, l’art contemporain où « n’importe quelle lubie peut faire l’affaire ».

Intéressant donc, mais à lire avec prudence.

Réponse à J.-P. Allali

Bat Ye’or

Cet excellent livre d’Evelyne Tschirhart qui a retenu l’attention de M. Allali, nous donne un recueil rassemblant analyses et réflexions sur les problèmes de déscolarisation en France et sur l’impact de l’immigration et de la mondialisation sur les mœurs et sur les piliers culturels et politiques de la société française.

Professeur honoraire, Tschirhart est parfaitement qualifiée pour décrire son quotidien d’enseignante, les causes et les compromissions qui conduisirent au pourrissement de l’enseignement qu’elle décrivit dans un livre précédent : L’école du désastre, paru en 2018 chez Max Chaleil, éditions de Paris.

Bien que traitant des problèmes civilisationnels vitaux de la France et de l’Europe, le style est vif, rapide toujours rehaussé d’humour même dans les situations les plus dramatiques.

M. Allali a cru nécessaire cependant d’appeler à une lecture prudente le chapitre consacré à des documents de l’ISESCO et des relations entre islam et nazisme, chapitre qui se référait à mes travaux. Je puis assurer les lecteurs que mes documents sont de première main, écrits par leurs auteurs en trois langues : arabe, anglais et français, et que pas une virgule n’y a été changée. J’ai étudié les documents cités d’abord dans Eurabia (ed. anglaise 2005), puis dans L’Europe et le Spectre du Califat (2011), et je les ai mis sur internet. Ils attirèrent l’attention d’analystes et de politiciens. Jean-Frédéric Poisson y consacra un livre, il ne l’aurait pas fait si ce document avait été faux.

Quant aux liens entre nazis et leaders politiques et religieux musulmans, ils ont fourni une abondante littérature spécialisée à commencer par des auteurs comme Lukasz Hirszowicz, Robert Wistrich, Michael Curtis, Annie Lacroix-Riz, Mattias Kuntzel, Martin Cüppers, Klaus-Michael Mallmann, Jeffrey Herf et David Motadel. Cependant dans la culture et la civilisation du déni qui est la nôtre, l’argumentation rationnelle est supplantée par la dictature de la foi. Est véridique la conformité au dogme et au pragmatisme politique. La meilleure preuve nous est donnée par le Révérend australien Mark Durie, qui dans un article réfute l’opinion de l’orientaliste Bernard Lewis affirmant que l’antijudaïsme n’existe que dans le christianisme et non dans l’islam. Peut-on vraiment croire que le célèbre et iconique orientaliste B. Lewis n’avait pas lu les versets coraniques et les hadiths anti-juifs ? bien sûr que si ! mais il avait décidé qu’ils n’existaient pas, ce fut l’une des raisons de l’ostracisme de mes écrits par ses thuriféraires. N’en déplaise à certains, l’islamo-nazisme est une réalité politique, religieuse et sociale attestée dès les années 1920s. En toute modestie je me dois de préciser que je ne suis pas l’auteur de cette formule « islamo-nazisme », elle ne peut donc être qualifiée de complotiste.          

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