Publié par Magali Marc le 23 juin 2022
Pourquoi les cotes d’écoute des médias de masse baissent aux États-Unis

Combien de reportages concernant l’inflation et le prix de l’essence ont-ils été présentés par les médias de masse aux États-Unis dernièrement? Combien de reportages ont-ils faits sur les LGBTQ ou sur le réchauffement climatique ? Le Washington Post, le New York Times, les chaînes CNN, CBS ou MSNBC sont déterminés à imposer au public un produit qui ne l’intéresse pas. Les médias traditionnels sont devenus incapables de répondre aux besoins fondamentaux de leurs clients pour cause de «wokisme» ou d’idéologie gauchiste. C’est la raison pour laquelle, ceux qui veulent être informés sur les sujets qui les préoccupent vont voir ailleurs !

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Monica Showalter, paru sur le site d’American Thinker, le 22 juin.

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Un sondage de Rasmussen montre pourquoi les médias traditionnels sont en déclin

Imaginez que vous êtes un acheteur de technologie.

Vous avez besoin d’un logiciel fonctionnant en mode HTML5 [ NdT: HyperText Markup Language 5, est la dernière version du format HTML utilisé pour concevoir les sites Internet].



Vous vous rendez chez Best Buy [ NdT: une entreprise américaine de vente de matériel électronique grand public, présente surtout aux États-Unis et au Canada] ou dans un autre magasin.

À votre grande surprise, ils ne proposent que des produits fonctionnant avec Adobe Flash, qui a été abandonné en 2020. Adobe lui-même conseille de retirer ce programme obsolète de votre ordinateur – il le détruirait.

Néanmoins, c’est tout ce que l’hypothétique détaillant à grande surface a en stock. Allez-vous acheter cette camelote jurassique parce que c’est tout ce qu’il y a en stock ?

Vous allez très probablement, plutôt quitter les lieux et chercher ce dont vous avez besoin ailleurs.C’est pourquoi de telles choses ne se produisent jamais dans des endroits comme Best Buy, ou tout autre grand détaillant qui a l’intention de rester en activité. C’est à peu près la même chose avec n’importe quel produit.

D’une manière ou d’une autre, cependant, cette leçon a été oubliée dans un secteur : dans les médias grand public appartenant aux entreprises, qui continuent à « commercialiser » des produits qui n’intéressent personne, tout en omettant de stocker les produits que le public recherche activement.
Les nouvelles, bien sûr, sont leur produit.

Voyez ce qu’indique ce sondage publié hier (le 21 juin) par Rasmussen Reports :

Les principaux problèmes qui préoccupent les électeurs probables des élections de mi-mandat :

  • La hausse du prix de l’essence : 92% préoccupés, 68% très préoccupés
  • L’Inflation : 91% préoccupés, 69% très préoccupés
  • L’économie : 89% préoccupés, 69% très préoccupés
  • La criminalité violente : 88% préoccupés, 64% très préoccupés
  • L’Intégrité des élections : 83% préoccupés, 61% très préoccupés
  • Les problèmes dans les écoles : 76% préoccupés, 58% très préoccupés
  • La fraude électorale : 75% préoccupés, 53% très préoccupés
  • L’Immigration illégale : 66% préoccupés, 45% très préoccupés

Intérêt des électeurs probables pour les principales questions couvertes par les médias traditionnels :

  1. Le changement climatique : 64% préoccupés, très préoccupés 39%
  2. Le droit à l’avortement : 63% préoccupés, très préoccupés 42%
  3. L’enquête de la Commission sur l’«insurrection» du 6 Janvier : 57% préoccupés , très préoccupés 41%
  4. Le coronavirus : 57% préoccupés, 22% très préoccupés
  5. Les questions concernant les LGBTQ : 42% préoccupés, 23% très préoccupés
  • 6 – L’Ukraine: Qu’est-ce que vous considérez comme étant plus important pour protéger les intérêts américains ?
  • – Défendre l’Ukraine contre l’invasion russe : 36%
  • – Défendre la frontière sud contre l’invasion des immigrants illégaux: 53% »

(Source: https://twitter.com/Rasmussen_Poll/status/1539349683478339584/photo/1 )

C’est un constat accablant. Pas un seul sujet ne recoupe ce que les médias de masse traitent en priorité et ce que le public considère comme important.

Qui parmi le public est en désaccord avec les médias?

Sondage après sondage, il apparaît que l’inflation et le prix de l’essence, des élections équitables, la criminalité violente, les problèmes scolaires et l’immigration illégale sont les sujets les plus importants pour le public – ces sujets affectent directement ce que les gens vivent et ce qui les motive à aller voter.

Ce sont les sujets qui les concernent.

Mais les médias de masse sont collés comme de la glu à des sujets tels que le réchauffement climatique, les audiences de la Commission bidon du 6 janvier (qui écartent et ignorent la cause profonde de l’émeute : la fraude électorale), l’avortement, le coronavirus, les gays et l’Ukraine.

Peut-être qu’une septième catégorie pourrait être révélée dans la couverture unilatérale des médias de masse en ce qui concerne le contrôle des armes à feu.

La presse grand public traite de ces sujets ad nauseam en dépit du fait que tout le monde sait ce qu’ils pensent – ils l’ont dit une fois, ils l’ont dit mille fois – et il n’y a aucune variation dans leur « récit ». Ils le martèlent encore et encore, dans l’espoir de forcer le public à s’intéresser à ces sujets d’intérêt particulier plutôt qu’à ce qui se passe dans leur propre vie – qu’ils soient agressés au comptoir à viande, à la pompe à essence, à la machine à voter, au conseil scolaire ou dans un parking.

Il s’agit de questions concrètes, fondées sur des expériences concrètes, qui touchent des millions d’Américains chaque jour. Ce sont les sujets qui occupent l’esprit des électeurs.

Mais les médias préfèrent parler du réchauffement climatique, de ce que Donald Trump a dit dans une conversation téléphonique datant de plusieurs années, ou de l’agenda gay.

Oui, nous savons qu’il est difficile de rendre compte de l’inflation. Nous savons que la plupart des journalistes ne sont pas forts en math. ( Lors d’un événement organisé il y a quelques années à Los Angeles à l’intention des anciens élèves de l’école de journalisme de Columbia, Nicholas Lemann, alors doyen de l’école, a dit en plaisantant aux participants qu’il savait pourquoi nous étions tous inscrits en journalisme : parce que nous n’étions pas forts en math !).

Nous savons que les reportages sur l’immigration clandestine peuvent nécessiter des questions gênantes sur l’encadrement des migrants par des activistes afin de s’assurer qu’ils donnent les « bonnes » réponses aux autorités chargées de l’immigration pour contourner le système, sur les migrants fortunés qui franchissent illégalement la frontière, sur le coût des prestations sociales pour les frontaliers clandestins, sur la corruption des ONG qui promeuvent l’ouverture des frontières et sur l’argent versé aux cartels par les migrants clandestins.

Nous savons que les reportages sur les crimes violents peuvent donner lieu à des conclusions peu flatteuses sur les procureurs de district financés par Soros et leur programme de « réforme » de la justice sociale, ou encore soulever des questions gênantes sur la race, la culture ou le statut d’immigré des délinquants violents, ou des questions tout aussi gênantes sur la race et le statut économique de la plupart des victimes de crimes violents après que les procureurs de district de Soros, pour la plupart blancs et riches, aient libéré des meurtriers.

Certains membres de la gauche avertissent que l’ignorance de ces questions est périlleuse pour la gauche.

Mais la presse grand public se contente d’ignorer ces sujets.

Ce sont des nouvelles comme celle-ci qui expliquent pourquoi la pertinence des grands médias pour le public décline de manière si significative.

Selon le Daily Wire, dans un rapport de décembre dernier :

« de multiples sources ont récemment constaté que les médias grand public ont connu un déclin massif de l’intérêt qu’ils suscitent entre 2020 et 2021. Selon un rapport de la société Nielsen, cité par l’Associated Press, l’audience de CNN aux heures de grande écoute en semaine a chuté de 38 % entre 2020 et 2021, ainsi que de 34 % pour Fox News et de 25 % pour MSNBC.

Selon le même rapport, les journaux télévisés du soir ont également connu des baisses d’audience moins importantes, mais toujours à deux chiffres : Le « Nightly News » de NBC a connu une baisse de 14% de son audience, tandis que le « World News Tonight » d’ABC et le « CBS Evening News » ont connu une baisse de 12% . Un autre rapport de Comscore, également cité par l’AP, a révélé que le trafic numérique vers les sites d’information grand public a également fortement diminué. Selon ce rapport, le nombre de visiteurs uniques du site web du Washington Post a connu une baisse énorme de 44 % entre novembre 2020 et 2021, tandis que le New York Times a enregistré une baisse de 34 % de ses visiteurs uniques.»

Est-ce que quelqu’un a jeté un œil à ce qui se passe à CNN ?

Combien de reportages concernant l’inflation et le prix de l’essence ont-ils fait, et combien de reportages sur l’Ukraine et le réchauffement climatique ?

Il semble que lorsque vous êtes déterminé à imposer au public un produit qui ne l’intéresse pas, tout en maintenant votre inventaire vide de reportages pertinents dont le public veut être informé, ce dernier va voir ailleurs – sur Fox News, qui ne recule pas devant les sujets les plus importants, ou vers de plus petites entreprises émergentes désireuses de donner aux clients et aux lecteurs ce qu’ils recherchent.

Ce n’est pas de l’attrape-clics, c’est du service de base à la clientèle.

Si les médias traditionnels ne sont même pas capables de répondre aux besoins fondamentaux de leurs clients, quel est leur métier ?

Ils ressemblent aux médias d’État soviétiques de l’époque de l’URSS, qui disaient aux téléspectateurs que le lait de vache américain avait mauvais goût, tandis que des histoires de blue-jeans, de sèche-cheveux et d’étagères de magasins incroyablement bien remplies de 23 sortes de déodorants revenaient des ex-patriotes russes via des canaux clandestins.

Ce qu’ils vendent, ce sont des déchets dont le public ne veut pas, mais ils insistent pour les lui imposer quand même, comme s’ils étaient mus par un programme invisible.

Pour paraphraser l’économiste Herbert Stein, tout ce qui ne peut pas durer ne durera pas, et la baisse des chiffres de cote d’écoute des médias le montre.

Ils peuvent accuser les médias sociaux autant qu’ils le veulent et blâmer l’essor de l’internet.

Mais l’essentiel reste qu’ils vendent un produit que le public n’est pas intéressé à acheter, et les autres problèmes ne sont pas pertinents pour lui.

Un bon reportage sérieux sur l’inflation, d’où elle vient et qui elle affecte, de la part de CBS par exemple, ferait beaucoup pour restaurer leur crédibilité auprès des téléspectateurs.

Au lieu de cela, nous avons droit à des reportages sur Jerome Powell et Janet Yellen, ainsi qu’aux questions faciles posées à Kamala Harris et à Joe Biden.

En gros, c’est Adobe Flash sous une autre forme.

Tant que la presse ne s’attaquera pas au problème de la non-pertinence de ses reportages, elle va continuer à décliner.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source : Americanthinker

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