Publié par Jean-Patrick Grumberg le 10 juin 2022
San Francisco

Le commentateur politique Bill O’Reilly, journaliste le plus célèbre des Etats-Unis, analyse ainsi la situation :

« Nous oublions parfois qu’une guerre civile est en cours en Amérique, entre les gens traditionnels et les progressistes.

Les gens traditionnels croient que les États-Unis sont une noble nation, et nous voulons la modifier, nous voulons des améliorations, et nous en avons certainement besoin. Mais les progressistes pensent que nous ne sommes pas une nation noble. Ils veulent effacer à peu près tout et recommencer. C’est donc une guerre civile. Et ce n’était pas une bonne journée hier pour le mouvement progressiste de gauche ».

Il me peine de le dire – bien entendu ils l’ignorent et s’ils le savaient, ils le nieraient – si vous superposez le discours sur les Etats-Unis tenu par les Français anti-américains qui fréquentent Dreuz.info avec celui des gauchistes américains, des Woke et des progressistes, vous obtenez deux résultats presque identiques.

Pourquoi les gauchistes ont vécu une sale journée

Chesa Boudin

Le procureur général Chesa Boudin a été viré par les habitants de San Francisco. C’est une chose étonnante, car c’est de loin la ville l’une des villes les plus à gauche du pays. Pourtant, 60% d’entre eux ont voté pour renvoyer ce procureur général, équivalent d’un ministre de la Justice.

C’est donc une victoire écrasante en terre gauchiste. 75 000 voix pour l’éjecter. 50.000 pour le garder.

San Francisco est une ville magnifique, au charme européen sous le ciel de la Californie du Nord. Magnifique quartier chinois, très beau port, des immeubles historiques partout, une vue sur la baie à couper le souffle, et les célèbres tramways. Tout cela a été détruit en quelques années par l’extrême gauche. Par Boudin. Des centaines, probablement des milliers de zombies, de toxicomanes, de malades mentaux, se promènent dans les rues, hagards, et beaucoup commettent des crimes et des délits. D’autres créent un climat de malaise par toutes sortes de comportements dignes d’une ville détraquée du Mexique.

Et Chesa Boudin s’en moquait éperdument ! La criminalité de San Francisco augmentait, il n’a rien fait. Quand elle a explosé et atteint des chiffres dramatiques, il n’a pas poursuivi la plupart des crimes, parce que Chesa Boudin pense que les États-Unis sont responsables du sort de ces gens, quelque chose que vous, en France, connaissez par cœur – pour une fois la France est en avance sur l’Amérique – vous avez la même chose avec le syndicat de la Magistrature. Sauf que la France n’est pas un pays aussi démocratique que les Etats-Unis, donc vous ne pouvez rien faire, vous êtes collés avec des juges trotskystes qui défendent les victimes et pourchassent la police et les citoyens qui ripostent et se défendent lorsqu’ils sont agressés.

Pour Boudin, ce n’est pas leur faute s’ils commettent des crimes, c’est notre faute, la faute du pays. C’est insensé, c’est aberrant, mais c’est ce qu’il croit, c’est ce que croient les gauchistes partout dans le monde. C’est ce que pensent les juges du mur des Cons, révélé par le journaliste Clément Weill-Raynal qui l’a largement payé.

Donc Boudin est parti. Le message a été envoyé : si cela peut arriver à San Francisco, cela peut arriver n’importe où.

La folle politique judiciaire d’extrême gauche crée plus de violence et plus de chaos, et aucun média ne parvient à arrondir les angles et adoucir la sauce. Avec ses « sentiments d’insécurité » et ses insultes contre ceux qui se plaignent de subir la violence, les journalistes n’ont pas réussi à endormir même les plus conciliants et bien intentionnés de la gauche américaine.

Bye bye Boudin. Au suivant…

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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