Publié par Eduardo Mackenzie le 18 juin 2022

Les principaux titres de la presse de gauche européenne sont muets ces jours-ci sur la Colombie.

Pas un seul article, pas un seul commentaire, juste un silence coupable sur les scandales qui ont submergé et délabré la candidature du castro-communiste Gustavo Petro, à quelques jours du second tour de l’élection présidentielle.



Ces média,  si prompts à admirer l’ancien guérillero, ces média qui pendant des années ont cru voir en lui un « espoir pour les pauvres », et un grand chef du chavisme continental, se taisent désormais comme des pierres.

Ils ne veulent pas informer, ni relater les faits, et encore moins analyser, ce qui se passe dans cette campagne électorale. Pas un mot sur l’assassinat d’un leader indigène du Cauca, Jesús A. Montaño, qui avait dénoncé Petro comme un grave danger pour la Colombie. Originaire de la communauté indigène Mizak, Montaño avait également révélé la pression exercée par les FARC sur la paysannerie pour qu’elle vote pour Petro.

Nous n’avons pas trouvé non plus un seul mot sur les « pétro-vidéos » sordides et clandestines, livrées à la revue Semana de Bogotá par un jeune homme lassé des plans de sale guerre médiatique approuvés par Petro et par les dirigeants de son parti.

Aujourd’hui, ces sept « pétro-vidéos » sont le sujet central des conversations politiques en Colombie.

Ces vidéos, dont l’authenticité n’est pas contestée, prouvent comment les chefs pétristes, pour tenter de gagner l’élection en détruisant la réputation des candidats non communistes, utilisent les méthodes les plus viles, telles que la fabrication de mensonges, la propagation de fausses rumeurs et autres calomnies, l’espionnage des partis politiques, la manipulation de photos et de vidéos, etc.

Ah, comme ils sont silencieux sur ces questions cruciales Mediapart, Liberation, Le ParisienLe MondeEl País et RFI, entre autres ! Certains de ces médias publient des histoires secondaires, pour détourner l’attention : sur la « féministeʺ Francia Márquez, sur la législation sur l’avortement, sur les Afro-descendants, sur le bateau San José, etc.

Il y a quelques semaines, un autre scandale a éclaté sur Petro : le pacte de La Picota. La presse européenne a détourné le regard.

Rien n’a été écrit sur ce pacte secret (mais révélé par la presse colombienne) entre le frère de Gustavo Petro, et la sénatrice pétriste Piedad Córdoba, avec plusieurs « extradables », c’est-à-dire des trafiquants de drogue captifs à la prison de La Picota, à Bogotá, pour qu’ils soutiennent financièrement la campagne de Petro, en échange d’une promesse ne pas les extrader vers les États-Unis et de les sortir de prison –s’il est élu–, en vertu d’une aberration que Petro a étiquetée de « pardon social ». Cette question a provoqué une vague d’indignation dans de nombreux secteurs de la société colombienne et a fini par carboniser la coalition du ʺPacte historique », que beaucoup appellent désormais « le Pacte de la Picotaʺ. Evidemment, certaine presse européenne a perdu sa langue devant un tel cirque.

Pourquoi n’explique-t-elle pas au minimum les faits ? Pourquoi se garde-t-elle d’émettre le moindre jugement de valeur sur ces épisodes honteux ?

Réponse : parce que ces manœuvres n’aident en rien à regonfler le ballon,  à recharger la propagande autour du héros de l’antiaméricanisme et du madurisme le plus pernicieux.

© Eduardo Mackenzie (@eduardomackenz1) pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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