Publié par Pierre Rehov le 22 juin 2022
Chaque jour des centaines de manifestants sont blessés ou tués par les balles tirées par les miliciens du régime islamiste

Au Darfour, on massacre au quotidien depuis plusieurs décennies. C’est d’ailleurs le cas un peu partout au Soudan, et ce depuis bien avant l’indépendance du pays. Mais qui en parle ?

Le manque d’empathie du monde occidental est dû à sa lassitude face à une tragédie masquée par de discrets intérêts géopolitiques et économiques, ceux du Club de Paris ou de la Chancellerie à Berlin. La communauté internationale, quant à elle, reste focalisée sur un conflit qui se déroule aux portes de l’Europe en opposant directement deux super puissances nucléaires et qui pourrait dégénérer en guerre mondiale.



Réfugiés sans abri, dont les maisons ont été incendiées par les Islamistes au pouvoir à Khartoum

À suivre les médias, il semblerait qu’à l’exception des combats opposant la Russie à l’Ukraine, et, par extension, à l’OTAN, le reste de la planète vit une période de paix sans précédent.

Les Nations Unies, de leur côté, se sont enlisées depuis longtemps dans diverses obsessions, dont la condamnation systématique d’Israël et les prises de position en faveur de nombre de dictatures ne sont pas des moindres. Elles ont eu à cœur de sauver leur budget en fuyant la zone qui consommait la majorité de leurs ressources, sans grand résultat d’ailleurs, grâce à l’alibi monté par le violent régime de Khartoum : une transition démocratique de façade qui a fait long feu.

Les milices liées au gouvernement n’hésitent pas à tirer sur les manifestants.

C’est donc du bout des lèvres que l’ONU s’inquiète des tueries quotidiennes commises par les milices du gouvernement islamiste en place contre ses « opposants », désignés comme « rebelles armés et tribaux » pour les disqualifier aux yeux des médias. Un terme qui englobe les villageois, islamisés ou non, les tribus africaines installées dans des régions convoitées, les chrétiens qui vivent dans le sud du pays et, plus généralement, tout individu, femme ou enfant, qui n’aurait pas l’heur de plaire aux milices parallèles à la solde du régime, les terribles Janjaweed, associées aux Forces de Support rapide (RSF) et aux groupes armés liés au gouvernement actuel, issu d’un énième coup d’État militaire mené par le Général Burhan et son acolyte à la réputation génocidaire, le Vice-Président Hemedti.

Au terme d’une visite de quatre jours, l’expert des Nations Unies sur les droits de l’homme au Soudan, Adama Dieng, a récemment exprimé sa profonde inquiétude quant à la situation dans le pays. Un rapport complet, présenté le 15 juin lors de la 50e session des droits de l’homme à Genève, fait état de violences sans égales, notamment contre les manifestants pacifiques hostiles au régime de Khartoum et les villageois africains. Cependant, selon Abdelwahid Elnur, avocat des droits de l’homme et leader de l’opposition démocratique établi à Juba, le rapport ne serait « qu’une goutte d’eau comparée aux atrocités commises quotidiennement par le gouvernement. »

Pour comprendre la situation actuelle, il faut retracer quelques épisodes de l’histoire récente du Soudan…

La suite sur : Frontpopulaire

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