Publié par Magali Marc le 17 juin 2022

Les Républicains ne doivent pas se contenter de battre les Démocrates lors des Midterms de novembre. Ils doivent énoncer clairement les principes qu’ils comptent défendre et y demeurer fidèles une fois au pouvoir. Quand ils seront installés à Washington, ils ne doivent pas oublier ce que souhaitent réellement les Américains qui ont voté pour eux.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Ted Noel, paru sur le site d’American Thinker, le 16 juin.

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Le Parti Républicain risque de tirer la mauvaise leçon de sa victoire des Midterms

En 2018, Donald Trump a perdu quarante sièges à la Chambre des Représentants. Les experts ont fait couler beaucoup d’encre, soulignant que c’était normal pour le parti du président de perdre des sièges lors des élections de mi-mandat. Mais un examen attentif montre à quel point cela est vide de sens.



La politique est considérée comme une entreprise semi-professionnelle de lutte dans la boue, l’avantage allant à la personne qui est la plus proche du bord où une certaine traction peut être obtenue. En bref, elle n’a presque rien à voir avec les affaires du peuple. Cette année, nous pouvons nous attendre à ce que, comme toujours, les Républicains gagnent cette traction… puis la gaspillent.

En 2018, les gains des Démocrates étaient motivés par une haine viscérale du méchant «Orange Man». Mais l’élection de 2020 ne se prête pas à une analyse significative en raison de la fraude omniprésente documentée dans le rapport 200 Mules et des différences qui existent entre les votes pour le membres du Congrès et les votes qui concernent la Présidence.

Lorsque les chiffres sont ainsi faussés, il devient impossible de discerner ce que les électeurs ont voulu signaler aux élus.

Ainsi, les Démocrates ont décidé que leur « victoire » sur le fil du rasoir leur donnait le droit de détruire tout ce qui est bon et sain et de s’engager dans une course folle vers un pouvoir absolu.

Un coup de chance inouï pour les conservateurs a fait basculer l’occupant de la Maison Blanche et son parti dans des niveaux historiques de désapprobation dont ils ne se remettront probablement pas de sitôt.

Les Américains se rebellent déjà contre les Coronavidiots moralisateurs.

Les protestations de Biden et de ses porte-parole selon lesquelles le doublement ou le triplement du prix de l’essence – qui touche davantage les classes inférieures que les « élites » de Washington – est en fait une bonne chose tombent dans les oreilles de sourds lorsque le coût de tout ce qui dépend du carburant (travail, viande, lait maternisé) monte en flèche.

Le fléau est aggravé lorsque des étrangers en situation irrégulière – oui, c’est le terme juridique correct – disposent gratuitement de stocks complets de nourriture, de lait maternisé et de médicaments…

Bien sûr, nous ne pouvons pas ignorer la vague de criminalité qui nous est infligée par les politiciens démocrates qui « définancent la police », les procureurs qui n’enferment personne et le supposé « contrôle des frontières » qui laisse entrer toute monde.

Toutes ces malversations préparent le terrain pour un tsunami rouge, pour citer de nombreux experts. Et cela arrivera probablement, avec beaucoup de R gagnants.

Ils arriveront à Washington, s’installeront dans de beaux bureaux, commenceront à collecter des fonds pour leur réélection, et oublieront pourquoi ils ont gagné.

Cette fois, c’était parce que « nous ne sommes peut-être pas parfaits, mais l’autre côté est complètement fou ». Ce n’est pas la bonne façon de gérer un mandat. C’est une prescription pour que le pendule nous ramène éventuellement à la veille de l’entrée en fonction de Joe Biden.

Quelques Républicains réaliseront réellement qui ils doivent servir. Les Jim Jordan, Marjorie Taylor Greene et Lauren Boebert viennent immédiatement à l’esprit. Mais le Freedom Caucus, plutôt que d’être majoritaire au sein du parti, est une épine dans le pied du leadership républicain à Washington.

Les RINOs de la direction vont étouffer tout effort réaliste visant à créer un ensemble de critères fondés sur des principes pour l’examen de tout effort législatif. Au lieu de cela, tout le Congrès sera consacré à demander « Que pouvons-nous faire ? » sans jamais préciser « Pourquoi devrions-nous le faire ? ».

Même le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, un leader conservateur phénoménal qui fait avancer les choses, énonce rarement les principes qui régissent sa ligne de conduite. Et  ce manque laisse à son successeur le pouvoir de réécrire l’histoire. Si vous n’expliquez pas le « Pourquoi » de vos actions, votre adversaire pourra vous réétiqueter, vous et votre travail, de toutes les manières possibles et imaginables.
Donald Trump a intuitivement fait beaucoup de bonnes choses. Mais il ne s’est jamais levé pour dire que les gens devraient avoir le droit de diriger leur propre bateau.

Maman sait bien mieux ce dont Johnnie a besoin qu’un bureaucrate de Washington.

M. Trump a souligné le mal de ce que beaucoup de Démocrates ont fait, mais il ne l’a pas appelé « mal » et n’a pas expliqué pourquoi. S’il avait fait ce genre de remarque de principe, beaucoup auraient eu l’occasion de mieux comprendre ce qui le motive.

Au lieu de cela, avec chaque tweet agressif qu’il a écrit, Donald Trump a tellement minimisé son message que les Démocrates se sont senti libres de tout lui reprocher.

Beaucoup d’entre nous l’appuient encore, parce qu’ils ont compris que la direction qu’il prenait était conforme à de bons principes. Mais nous sommes couverts d’un large éventail d’insultes « impolies », simplement parce que nous avons voté pour le meilleur président républicain depuis Abraham Lincoln.

Le simple fait de gagner en 2022 sera enivrant. Mais la boisson forte peut vous amener à mal comprendre ce qui vous a mené à fêter la victoire.

La plupart des Américains comprennent intuitivement les termes de Vérité, Justice et American Way.

C’est pourquoi le remake « woke » de la Guerre des étoiles a fait un bide, tandis que le nouveau Top Gun est un gros succès. Mais alors que les films à grand succès racontent l’histoire de la vraie vertu, les politiciens doivent commencer à l’énoncer.

Les parents veulent tous que leurs enfants fassent mieux qu’eux. Cela nécessite deux choses : des rues sûres et des opportunités. Lorsque les Américains voient les gauchistes détruire activement ces deux éléments, ils savent que « D » est la nouvelle « Scarlett Letter » [ NdT : un facteur de honte et d’opprobre social ] . Mais ils reviendront tout aussi facilement vers les D lorsque les R mettront la hache dans leur programme favori, à moins qu’ils n’expliquent d’abord correctement ce changement en termes de principes.

Ainsi, lorsque les subventions aux étudiants de la FISL (Federally Insured Student Loan) et les bourses aux étudiants de la Pell Grant seront supprimées, les parents d’enfants en âge de fréquenter l’université risquent de hurler.

Il est donc nécessaire d’expliquer d’avance que les fédéraux n’ont aucune autorité constitutionnelle pour subventionner les collèges et les universités. Ces établissements se sont engraissés en formant des SJWs (Social Justice Warriors – des Guerrriers de la Justice Sociale) tandis que les diplômés étaient criblés d’énormes dettes.

La liberté et les opportunités ne sont pas favorisées lorsque le prix de l’éducation augmente à cause des programmes des fédéraux.

La suppression du Ministère de l’éducation réduira l’argent destiné aux écoles locales, mais le problème restera le même. Cet argent a un prix. La paperasserie nécessaire pour se qualifier en consomme la majeure partie et transfère le contrôle de l’éducation à Washington. L’éducation contrôlée à partir de Washington enlève les parents de l’équation. Une bonne éducation est un élément clé d’opportunité.

Les exigences de diversité et de justice sociale de Washington détruisent les services de police locaux.

Cela rend la sécurité des rues plus difficile. Ajoutez à cela les mouvements de « définancement » et il devient clair que les Démocrates détestent l’Amérique.

Les parents ont besoin d’entendre que des rues sûres sont essentielles aux opportunités et, jusqu’à présent, ce n’est pas le message qui ressort.

En bref, le Parti Républicain va devoir commencer à éduquer les électeurs quant aux principes qu’il défend. Jusqu’à présent, il n’est même pas évident que le parti ait d’autres idées à part de dire que « les Démocrates sont mauvais ».

Il est très difficile de se donner un public fidèle lorsque votre « base » ne croit pas que vous défendez quoi que ce soit.

Nous, les membres de la base, devons exiger que le Parti Républicain établisse un ensemble de principes fondamentaux. Les Républicains peuvent ne pas être d’accord sur la manière de les accomplir, mais notre grande tente ne peut pas s’étendre sur ce qui est mauvais.

Si les RINOs ne peuvent pas se mettre d’accord avec ces principes, alors ils doivent être renvoyés. Ils seront remplacés par les nombreux remplaçants qualifiés et enthousiastes qui vont gagner.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source : Americanthinker

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