Publié par Dreuz Info le 19 juillet 2022
Barbarie d’Atmosphère

La douceur angevine n’est plus qu’un poème. Trois jeunes Français (dont deux venus d’au-delà des mers) sont morts, dans la chaleur d’une nuit d’été, sous les coups de couteau d’un réfugié soudanais. C’était à Angers, une des villes les plus sûres de France. L’information, une fois encore, a rejoint la catégorie des faits divers.

Fait divers, un médecin militaire tué à coups de couteau « au nom de Dieu » à Marseille au mois de mai alors qu’il accompagnait ses enfants à l’école.

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Fait divers, ce retraité tranquillement assis sur un muret, poignardé à mort, en plein après-midi, le 10 juillet à Trappes.

Fait divers, cette vacancière blessée à l’arme blanche sur une terrasse de café de Montpellier, le 11 juillet.

Fait divers, ce jeune homme de 22 ans mort à Metz, poignardé par deux individus la nuit du 14 juillet ;

Fait divers, ce Tunisien mort vendredi à Amiens par la lame d’un de ses compatriotes… Fait divers, fait divers, fait divers !

À chaque fois, les mêmes mots : rixes, antécédents psychiatriques… À chaque fois, le même embarras devant cette barbarie d’atmosphère. « La France n’est pas un coupe-gorge », lançait Éric Dupond-Moretti en 2020. Le pénaliste aimait alors à rappeler la part sombre de l’humanité, contre laquelle aucune société ne peut se prémunir.

Certes, l’assassinat est vieux comme Caïn et Abel, mais un esprit honnête doit reconnaître que ces attaques au couteau — plus de 100 par jour en France ! — deviennent un véritable fait de société, voire de civilisation. Elles sont la conséquence extrême de démissions en chaîne : désarmement symbolique de l’autorité légitime, sentiment victimaire entretenu depuis l’école jusqu’aux représentations médiatiques, faiblesse judiciaire, immigration anarchique, séparatisme culturel.

Les riverains épuisés par les tirs de mortier, les touristes détroussés au Trocadéro, les supporteurs britanniques agressés au Stade de France éprouvent, en mode mineur, cette menace diffuse. À chaque fois, des grandes métropoles aux places de village, l’État abandonne les honnêtes gens à des délinquants livrés à leurs instincts. S’il ne prend pas vite le réel par les cornes, le retour du refoulé sera dévastateur.

Et ailleurs, dans le même journal on lit :

En effet aux portes des lycées, le couteau s’est démocratisé. Au lieu d’une bagarre à mains nues pour un banal différend, on sort désormais l’Opinel.

Punks à chiens, migrants, zadistes occupent les trottoirs de la ville. Une population qui, avec la chaleur et l’alcool, dégaine elle aussi plus facilement le couteau.

Depuis plusieurs années, les attaques au couteau se multiplient en France. Encouragé par l’État islamique pour perpétrer des attentats et provoquant l’effroi avec l’assassinat à l’arme blanche de l’enseignant, Samuel Paty il y a deux ans à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), le recours à ces armes rudimentaires a désormais lieu en dehors de tout contexte terroriste.

A Angers dès la sortie de la gare, un écriteau le proclame : « Angers est la première grande ville de France où il fait bon vivre ». Chef-lieu du Maine-et-Loire, sa placidité, son calme, sa douceur, évidemment, ont été élevés au rang de mythe par le poème de Joachim du Bellay, dès le XVIe siècle. Et il n’est pas simple d’en disconvenir, au fil des ruelles, entre le bleu de l’ardoise et le beau blond pâle du tuffeau local.

Sur l’esplanade Cœur-de-Maine, en centre-ville, après avoir agressé sexuellement plusieurs femmes, un homme ivre de couleur est revenu, importunant à nouveau les fêtards avant d’être éloigné par une bande d’amis, la plupart originaires de Wallis et Futuna. Il repartait puis faisait à nouveau demi-tour, cette fois armé d’un long couteau, frappant sans distinction dans un déchaînement de violence sauvage. Après avoir touché six personnes, l’homme était maîtrisé par la petite foule présente sur place, qui l’a ensuite passé à tabac. Tandis que les pompiers tentaient de prodiguer les premiers secours aux blessés, la police interpellait l’homme, dans un climat de détresse et de surtension générale. Les pompiers ne parvenaient pas à ranimer trois des victimes, les trois autres étant touchées plus superficiellement. Les victimes décédées sont âgées des 16, 18 et 20 ans.

Le tueur est âgé de 32 ans, de nationalité soudanaise et installé en France comme réfugié politique, déjà connu pour des faits de violences et de dégradations, sans avoir été condamné par la justice.

Par Vincent Trémolet de Villers

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