Publié par Guy Millière le 17 juillet 2022
Biden : un voyage ignoble et grotesque au Proche-Orient

Le voyage de Joe Biden au Proche-Orient n’était, à l’avance, porteur que d’une seule bonne nouvelle, Joe Biden allait être loin des Etats-Unis pendant quelques jours. S’il avait décidé de rester loin des Etats-Unis et de rejoindre une maison de retraite après avoir démissionné, la bonne nouvelle aurait été meilleure encore.

Certes, il aurait été remplacé par Kamala Harris, une gauchiste imbécile qui n’a pas l’excuse de la maladie d’Alzheimer pour faire des phrases qui relevant de la bouillie verbale, et le reste de la bande de gauchistes destructeurs installés à la Maison Blanche y seraient restés, mais cela aurait évité à tous ceux qui en ont assez de voir un imposteur sénile et corrompu occuper la place de Président de continuer à le voir sur leurs écrans de télévision.



Pendant son séjour en Israël, Joe Biden a continué à faire honte aux Etats-Unis (c’est le rôle que la gauche américaine lui a donné en l’installant frauduleusement là où il est) et il a multiplié les dérapages verbaux, les phrases incohérentes et les moments où il a montré qu’il ne savait pas où il était et ce qu’il devait faire (on ne lui avait pas donné ses fiches, ou il les avait oubliées dans l’avion). Dès qu’il a posé les pieds sur le tapis rouge à l’aéroport Ben Gourion, il a eu l’air perdu. Des officiels l’ont pris par le bras, et il a suivi le tapis rouge jusqu’à un microphone, et il a lu quelques phrases, et dit qu’il voulait préserver la mémoire de “l’honneur de l’holocauste”. Il s’est repris et a dit : l’horreur de l’holocauste”. Il a ensuite lu des phrases à divers endroits en Israël et a eu à chaque fois besoin qu’on le guide pour quitter la tribune. Il a, par deux fois tendu, la main à quelqu’un, mais il n’y avait personne à qui serrer la main : il fait cela souvent, désormais. Il a donné un entretien à une journaliste israélienne et montré qu’il ne se souvenait plus de la phrase qu’il avait prononcé une minute plus tôt lorsqu’il a dû dire la phrase suivante, et il a accusé la journaliste avec laquelle il s’entretenait de vouloir lui faire dire ce qu’il n’avait pas dit, alors qu’il avait dit très exactement ce que la journaliste venait de répéter. Les officiels israéliens ont fait comme s’ils ne s’apercevaient de rien, mais n’en ont sans doute pensé pas moins.

Le premier ministre par intérim, Yair Lapid, homme de gauche, a dit en accueillant Biden que c’était un “grand sioniste” et “l’un des meilleurs amis qu’Israël n’ait jamais eu”, et Lapid considère donc qu’un homme dont l’administration veut la création d’un Etat terroriste anti-israélien en Judée-Samarie, et a rétabli le financement d’une organisation terroriste qui fait assassiner des Juifs est un grand sioniste et un grand ami d’Israël. On voit vraiment que Lapid est un homme de gauche. Quand Joe Biden avait toute sa tête et avait exercé, au Sénat des Etats-Unis, un chantage face à un grand dirigeant d’Israël, Menahem Begin, il s’était attiré des remarques bien plus justes, mais il est vrai que Menahem Begin était un homme de droite, et était surtout ce que Yair Lapid ne sera jamais : un homme d’Etat. Avant de parler de l’honneur de l’holocauste, Biden avait lu une phrase disant que sous son administration, les relations avec Israël étaient plus profondes et plus fortes qu’elles n’avaient jamais été. Et c’est à l’évidence par amour d’Israël, que l’administration Biden veut un Etat palestinien terroriste sur des terres juives et a rétabli le financement de l’OLP, appelée maintenant Autorité Palestinienne. C’est aussi par amour d’Israël qu’il a nommé un islamiste soutenant le Hamas au poste de diplomate chargé au nom des Etats Unis des négociations israélo-“palestiniennes”, Hadi Amr.

Biden et Lapid ont signé une déclaration d’amitié entre Israël et l’administration Biden que divers observateurs ont trouvée extraordinaire et magnifique, en oubliant au passage qu’il y est question de la “solution à deux Etats” (donc de la création de l’Etat terroriste), et ils ont été rassurés de voir que l’administration Biden s’engageait à défendre Israël et à ce que jamais l’Iran n’ait l’arme atomique. Comme le disait un politicien français, les promesses n’engagent que ceux qui les croient.

Avant la guerre d’agression lancée par Poutine, dictateur criminel russe, l’administration Biden s’apprêtait à signer un accord avec le régime des mollahs au côté de Poutine, et l’accord était si indigent qu’il entérinait dans les faits ce qui est le statut de l’Iran dès aujourd’hui, un Etat au seuil de l’arme nucléaire, autrement dit, un Etat qui a tous les éléments pour monter rapidement une arme nucléaire. L’accord tel que rédigé permettait aussi à l’Iran, dans les faits, de renforcer ses capacite nucléaires militaires. L’administration Biden entend toujours, si possible, signer l’accord, sans la Russie cette fois, et le fait que l’Iran fournisse des drones d’attaque à la Russie ne la dérange pas. Et tout cela ne dérange pas Lapid et ceux qui ont trouvé le document extraordinaire et magnifique. Le fait que le négociateur de l‘accord mandaté par l’administration Biden, Robert Malley, soit un grand ami du régime des mollahs est pour eux sans doute un infime détail.

Biden s’est rendu à Yad Vachem, et il a parlé, cette fois sans se tromper, de l’horreur de l’Holocauste. Il avait la bonne fiche sous les yeux, et il a réussi à la lire. Il a semblé se préoccuper des Juifs morts dans la Shoah, ce qui ne l’empêche pas d’être à la tête d’une administration qui soutient les tueurs de Juifs israéliens. Comme tous les gens de son espèce, Biden est ému en pensant aux Juifs tués dans les camps d’extermination il y huit décennies, mais pas du tout ému en pensant aux Juifs tues aujourd’hui en Israël (il est vrai qu’il n’est pas capable de penser). Biden s’est même mis à genoux et a accompli l’exploit qui marquera le voyage : il s’est remis debout tout seul, ce qu’il n’était pas parvenu à faire lorsqu’il chevauchait un vélo à l’arrêt dans le Delaware et était tombé sur le côté sans que quiconque le pousse, pas même le vent.

Il ne s’est pas rendu dans la vieille ville de Jérusalem et devant le Kotel : ses amis “palestiniens” n’auraient pas apprécié qu’il se rende dans un lieu qui montre que la terre d’Israël est juive depuis des millénaires, et il ne veut pas déplaire à ses amis “palestiniens” et à l’aile antisémite du parti démocrate, Rashida Tlaib, Ilhan Omar, Alexandria Ocasio-Cortez.

Biden est allé dans la partie Est de Jérusalem, et pour montrer qu’il considère que ce que les ennemis d’Israël (dont il fait partie) appellent “Jérusalem Est” n’est pas, pour son administration, territoire israélien, il a fait retirer de la limousine présidentielle les drapeaux israéliens et a refusé que tout Israélien l’accompagne, et il est allé dans un hôpital arabe parler brièvement du “peuple palestinien”, et de ses souffrances. Puis il est allé à Bethléhem, en territoire de Judée-Samarie occupé par l’Autorité Palestinienne, rencontrer le vieux chef de bande terroriste Mahmoud Abbas, et lire un bref discours disant que “les Palestiniens méritent un Etat”, que “toute personne a le droit d’être traitée avec dignité”, qu’il comprend la douleur et les frustrations des “Palestiniens”, et que ceux-ci ont des “racines anciennes” sur la “terre palestinienne”. Il a ajouté une comparaison entre la brutale occupation de l’Irlande par le Royaume-Uni pendant quatre siècles, et la brutale occupation des “terres palestiniennes” par Israël. Il n’a pas expliqué pourquoi les “Palestiniens” méritent un Etat (le mérite en question se mesure-t-il, pour l’administration Biden, au nombre de Juifs assassinés dans un attentat terroriste ?). Israël ne traite donc pas, selon l’administration Biden, les Arabes appelés “palestiniens” avec dignité ! Les “racines anciennes “remonteraient donc, selon l’administration Biden, bien en deçà de l’invention du “peuple palestinien” en 1967 ? Israël occupe-donc brutalement, selon l’administration Biden, des “terres palestiniennes” ? Et en quoi sont-ce des terres “palestiniennes” ? Biden est un “véritable ami d’Israël qui fait écrire ses discours par de “véritables amis d’Israël”, incontestablement. Je ne doute pas que Yair Lapid a apprécié.

Biden est ensuite allé en Arabie Saoudite rencontrer le prince Mohammed ben Salman. L’administration Biden l’avait copieusement insulté il y a un an. Elle a décidé de venir humblement lui demander s’il pouvait accroitre sa production de pétrole. Il n’a, bien sûr, pas accédé à la demande formulée.

Pour faire croire qu’elle a obtenu quelque chose, l’administration Biden a fait dire à Biden que des vols directs relieraient désormais Israël et l’Arabie Saoudite et que deux iles situées dans le détroit de Tiran, iles qui furent saoudiennes, redeviennent pleinement saoudiennes. Ces deux points étaient acquis avant le voyage.

Un membre de l’administration Biden a dit qu’après les années Trump pendant lesquelles les Etats-Unis avaient été absents du Proche-Orient, l’administration Biden venait s’y réinvestir. Donald Trump a placé l’ambassade des Etats-Unis en Israël à Jérusalem, coupé les vivres à l’Autorité Palestinienne parce qu’elle finance le terrorisme anti-juif et anti-israélien, coupe les vivres aussi à l’UNWRA, place l’Iran sous embargo, détruit l’Etat islamique, et fait ratifier les accords d’Abraham. Dans le monde mentalement dérange et très mensonger de l’administration Biden, rien de tout cela n’a existé. C’est incontestablement une administration de gauche.

Un dignitaire saoudien sur une chaine de télévision américaine a dit que si l’administration Biden voulait voir la production de pétrole s’accroitre, elle devait réouvrir pleinement la production de pétrole aux Etats-Unis, et que si l’administration Biden voulait voir les prix du pétrole baisser, elle avait tous les moyens de faire le nécessaire sur le sol américain, sans rien demander aux Saoudiens. Il a ajouté que Biden était faible, très faible. Il a dit la vérité. Ses commentaires ne seront donc repris nulle part.

 Je ne cite aucun des commentaires du voyage faits dans le monde francophone. Je les ai lus et écoutés : pas une seule phrase écrite ou prononcée n’a été exacte, pas une seule phrase n’a été pertinente. C’est consternant. C’est habituel.

Biden est rentré aux Etats-Unis. C’est la plus mauvaise nouvelle de ce voyage ignoble et grotesque au Proche-Orient. La destruction des Etats-Unis par l’administration Biden va se poursuivre. Jusqu’aux élections de mi-mandat qui, j’espère, lui donneront un coup d’arrêt.

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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