Publié par Magali Marc le 30 juillet 2022
Canada : Justin Trudeau s’attaque aux engrais pour lutter contre le « changement climatique »

Tandis que les sanctions contre la Russie et les restrictions sur les exportations engendrent une forte pénurie des engrais qui met les agriculteurs en difficulté dans le monde, le gouvernement Trudeau n’a rien trouvé de plus intelligent que de tenter d’imposer aux agriculteurs canadiens une mesure les obligeant à réduire leurs émissions d’oxyde nitreux. Selon lui, l’oxyde nitreux issu des engrais serait un gaz à effet de serre contribuant au changement climatique. Les producteurs agricoles sont vent debout contre cette mesure qui entraînera une diminution de la production alimentaire. Afin de se concilier les gauchistes, Justin Trudeau a déjà imposé à tout le pays une «taxe carbone». Il a aussi décidé de taxer l’engrais azoté en provenance de la Russie. Aucun autre pays du G7 ne l’a imité.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit la chronique de Brian Lilley, paru dans le Toronto Sun, le 22 juillet.

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Trudeau va de l’avant avec la réduction des engrais alors que les provinces et les agriculteurs crient à l’injustice

Les ministres provinciaux de l’agriculture ont exprimé leur frustration à l’égard du gouvernement Trudeau concernant son projet qui vise à réduire l’utilisation des engrais par les agriculteurs canadiens au nom de la lutte contre le changement climatique. Une réunion des ministres fédéraux et provinciaux s’est terminée vendredi (le 22 juillet) à Saskatoon et plusieurs provinces se sont dites déçues.

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Le gouvernement fédéral cherche à imposer une obligation de réduire les émissions d’oxyde nitreux provenant des engrais, affirmant qu’il s’agit d’un gaz à effet de serre contribuant au changement climatique.

Alors que le gouvernement Trudeau dit vouloir une réduction de 30 % des émissions, et non des engrais, les groupes de producteurs agricoles disent qu’à ce stade, la réduction des émissions d’oxyde nitreux ne peut se faire sans réduire l’utilisation des engrais.

« Les provinces ont été déçues par le manque de souplesse et de consultation concernant l’objectif fédéral », a déclaré Lisa Thompson, la Ministre de l’Agriculture de l’Ontario, suite à la réunion.

Plusieurs gouvernements provinciaux et organisations représentant les agriculteurs ont demandé que les réductions d’émissions dues aux engrais soient mesurées en fonction de l’intensité, c’est-à-dire la quantité de nourriture produite par rapport à la quantité d’engrais utilisée.

Le gouvernement Trudeau exige une réduction absolue des émissions, ce qui, selon les agriculteurs, entraînera une diminution de la production alimentaire à un moment où le monde ne peut se le permettre.

« Le monde attend du Canada qu’il augmente sa production et qu’il apporte une solution aux pénuries alimentaires mondiales. Le gouvernement fédéral doit montrer qu’il comprend cela »

Ministre albertain de l’Agriculture, Nate Horner

« Nous sommes vraiment préoccupés par cet objectif arbitraire »

David Marit, Ministre de l’Agriculture de la Saskatchewan

La ministre fédérale Marie-Claude Bibeau a qualifié l’objectif du gouvernement d’ambitieux mais affirme que les agriculteurs l’adopteront :

« Je rencontre de nombreux agriculteurs sur le terrain. Je sais à quel point ils se soucient de l’environnement et à quel point ils investissent dans de nouvelles pratiques et de nouvelles technologies pour réduire leurs émissions autant que possible », a-t-elle déclaré. « le but est de produire les aliments de la façon la plus durable au monde ».

Les groupes agricoles, comme les Western Canadian Wheat Growers, ont déclaré que le projet fédéral réduira la production des cultures, réduira le revenu des familles agricoles et augmentera les prix des aliments dans les épiceries canadiennes.

Tandis que les ministres Thompson, Horner et Marit ont tous dirigé avec succès des exploitations agricoles et d’élevage avant de se lancer en politique, Mme Bibeau, la ministre fédérale de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, était une bureaucrate du développement international et exploitait une petite entreprise liée au tourisme.

Des projets similaires visant à réduire l’utilisation des engrais ont entraîné de nombreuses protestations en Europe, notamment aux Pays-Bas.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source : Torontosun

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