Publié par Gaia - Dreuz le 3 juillet 2022
La musicienne suissesse Julie Berthollet agressée au couteau en plein Paris

Source : Fdesouche



29/06/2022

Très choquée, la jeune Suissesse ne supporte plus la violence qui règne dans la capitale française. Elle entend revenir en Lavaux (VD) pour s’y installer.

C’est sur Instagram que la musicienne suisse Julie Berthollet a fait part d’une agression violente dont elle a été victime à Paris, il y a quelques jours. Alors qu’elle se rendait à une station de métro, dans le IXe arrondissement, la jeune femme s’est faite soudainement voler les bijoux qu’elle portait, par un individu armé d’un couteau.

«J’avais deux colliers, un bracelet et trois bagues (…) Il a tendu les deux mains et m’a brusquement arraché le bracelet et les colliers», explique Julie Berthollet au magazine «L’Illustré». Selon la musicienne, personne n’a réagi au moment de l’agression, qui s’est déroulée dans l’indifférence générale.

N’écoutant que son courage et sa colère, Julie Berthollet a couru après son agresseur afin de récupérer ses biens. Mais l’homme l’a alors poussée très violemment, la faisant basculer dans l’escalier du métro: «Je suis partie en arrière sur le dos (…) Ma tête était intacte, heureusement. Le choc m’a coupé le souffle». Plus tard, dans son TGV, elle avoue n’avoir cessé de pleurer, toujours dans l’indifférence des autres voyageurs.

Ce vol n’étant pas le premier que subit la Suissesse – et face à l’absence totale de réaction des gens qui ont assisté à ces actes de violence – elle s’est décidée à quitter Paris, pour revenir habiter en Suisse. «Idéalement, je voudrais m’installer en Lavaux», dit-elle à nos confrères. Sa soeur Camille, avec qui elle travaille en duo, ira sans doute s’installer à Annecy.

LeMatin.ch


Dépouillée de ses bijoux, menacée avec un couteau en plein jour dans l’indifférence générale, la violoniste virtuose Julie Berthollet, 25 ans, installée dans la capitale française depuis cinq ans et demi, a vécu un choc alors qu’elle allait prendre le métro.

(…)

– Quelqu’un a-t-il réagi?

– Aux alentours, il y avait de la circulation, des livreurs, mais personne n’a bougé. C’est banal. Les gens sont tellement habitués aux vols de sac à main et de téléphone… J’ai positivé en me disant que ça allait bien se passer. Je sais que le quartier n’a pas bonne réputation, mais je n’ai aucun préjugé. Je me suis mise sur le côté le plus lumineux de la rue et le plus exposé. A la station, comme aucun taxi ne venait, j’ai appelé un Uber, mais il a annulé la course. J’avais une valise avec moi, plus un petit sac dans lequel je mets mon chat, Hoshi. Je n’avais pas mon instrument.

– Comment avez-vous rejoint la gare?

– En métro. En bas des marches de la ligne 4, un homme m’a dépassée et m’a regardée avec un air mauvais, plein de haine. Il m’a dit: «Toi, avec tes parures!» J’avais deux colliers, un bracelet et trois bagues, comme toutes les filles. Il a tendu les deux mains et m’a brusquement arraché le bracelet et les colliers. J’ai perdu l’équilibre et je suis tombée. J’ai une griffure au cou. J’ai eu le réflexe de me relever. J’ai couru en remontant les marches dans le but de le rattraper. L’un des deux colliers est en or. Il a une valeur sentimentale, je l’ai reçu de ma mère à ma naissance. Au même moment, le type a sorti un couteau. Les usagers montaient et descendaient. Ils s’écartaient même en lui laissant assez d’espace pour m’agresser…

– Qu’avez-vous ressenti?

– Je n’ai pas réfléchi. L’adrénaline m’a aidée à vouloir récupérer mes bijoux dans sa main droite. J’avais plus peur de son regard que de la lame visible dans sa main gauche. A sa hauteur, j’ai lâché: «Rends-moi mon collier!» Il m’a poussée très violemment et je suis partie en arrière, sur le dos. Je me suis éclatée par terre. J’ai atterri sur les coudes, mon dos a heurté les marches. Ma tête était intacte, heureusement. Le choc m’a coupé le souffle…

– Personne n’a bougé?

– Personne. C’est l’indifférence totale. Une jeune femme du bureau de la RATP est sortie de son guichet et elle est venue vers moi. Un homme, en passant, a dit le plus normalement du monde: «Il avait un couteau», et il a poursuivi son chemin. Moi, je n’arrivais pas à parler, je n’arrivais plus à respirer. Je me suis relevée et je suis allée vers mon chat. J’ai pleuré. La demoiselle m’a demandé si je souhaitais appeler les pompiers. J’ai répondu que non. J’ai pris le métro en larmes. Le voyage a duré une demi-heure.

– Aviez-vous déjà vécu cela?

– Oui. Un vol de téléphone dans une rame de métro. Trois personnes s’étaient écrasées sur moi et m’avaient fait les poches. Une autre fois, avec ma sœur Camille, en rentrant d’une soirée, j’avais une bouteille de bière à la main que je n’avais pas consommée. Un type a commencé à harceler ma cadette (23 ans, ndlr). Il voulait la toucher et lui disait des choses dégueulasses. Il était 22 heures. J’ai fait: «Si tu t’approches, je t’éclate la bouteille sur le crâne.» Il est parti. Personne n’a réagi.

(…)

 Je n’ai absolument pas les épaules pour supporter toute cette violence ambiante. A Paris, lorsqu’on dit bonjour à quelqu’un, il le prend comme une agression. C’est autre chose en Suisse. Ici, les gens sont polis, on n’ignore pas l’autre.

L’Illustré

(Merci à bes)

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