Publié par Guy Millière le 20 juillet 2022
L’ignoble monstruosité de Vladimir Poutine

Vladimir Poutine n’est pas le seul dictateur ignoble et monstrueux sur la surface de la planète aujourd’hui.

Kim Jong-un en Corée du Nord est lui-même ignoble et monstrueux, et le sort de la population nord-coréenne est sans aucun doute plus effroyable que celui de la population russe. Jusqu’au mois de février dernier, le régime de Poutine en Russie était un régime autoritaire, et la vie de la population n’était pas effroyable. Je n’ai passé qu’une seule journée à Moscou au cours des dix dernières années, lors d’une escale entre deux avions, et je n’ai pas constaté une omniprésence de la police. Le régime nord-coréen est un régime totalitaire, ce qui signifie qu’il n’est pas simplement dirigé par un dictateur qui interdit toute liberté de parole et surveille la liberté d’aller et venir, mais qu’il impose à la population une surveillance de chaque instant, lui lave le cerveau sans cesse, et lui dicte tous ses comportements. Xi Jin-ping est lui-même ignoble et monstrueux et il a des pratiques génocidaires dans le Xinjiang. Ali Khamenei (à qui Poutine vient rendre une amicale visite à Téhéran) est lui aussi ignoble et monstrueux : il fanatise la population iranienne, tient des propos génocidaires envers Israël et finance des organisations terroristes islamiques.



Ce qui distingue Vladimir Poutine est ce qu’il a commencé à faire le 24 février dernier, et ce jour-là il a enclenché des engrenages qui en font le plus ignoble et le plus monstrueux des dictateurs du temps présent sur la planète terre. Son but initial était de procéder à un changement de régime à Kiev et de remplacer Volodymyr Zelensky par un homme à sa solde (sans doute Viktor Medvedchuk), de faire arrêter et assassiner tous les dirigeants politiques ukrainiens hostiles à la Russie et attachés à l’indépendance de l’Ukraine, de faire la même chose avec les chefs de l’armée et de la police ukrainiennes. Cela devait se passer en trois ou quatre jours. La population ukrainienne était censée accepter, se soumettre, et accueillir les soldats russes en libérateurs.

Toute l’opération a échoué lamentablement, et les engrenages se sont vite mis en marche.

Discernant qu’il ne pourrait s’emparer de l’Ukraine et l’annexer, Vladimir Poutine a décidé de se venger et de ravager l’Ukraine et sa population. Est venu le temps des crimes de guerre atroces commis dans la banlieue de Kiev, et l’armée russe s’est conduite comme elle s’était conduite en Tchétchénie il y a vingt ans et en Syrie plus récemment, mais elle l’a fait dans un pays européen, et les atrocités ont été immédiatement visibles, obscènes. Poutine a montré son visage d’assassin de masse et de criminel de guerre sans pouvoir le cacher. Il a fait détruire une ville de quatre cent trente mille habitants, Marioupol, et a fait commettre d’autres crimes atroces dans la banlieue de Kharkiv. Il a fait bombarder toutes les infrastructures, toutes les entreprises, toutes les usines ukrainiennes qu’il a pu faire bombarder, aux fins de tenter de faire de l’Ukraine un pays définitivement ruiné. Il a fait bombarder des habitations civiles partout où il l’a pu et fait massacrer des civils par milliers, aux fins de détruire la population ukrainienne. Il a fait brûler tous les champs de céréales ukrainiens qu’il a pu faire brûler, détruit des dizaines de silos à grains, volé le contenu de quelques-uns, déporter vers des camps de filtration, puis vers des camps de concentration des centaines de milliers d’Ukrainiens, envoyés pour certains jusqu’en Sibérie.  Il a arraché des enfants à leurs parents, a changé leur identité et les a envoyés vers des orphelinats russes. Il empêche l’exportation des céréales ukrainiennes, et, engagé dans une fuite en avant effrénée, prend en otage des centaines de millions d’habitants de pays d’Afrique subsaharienne, du Maghreb, du Machrek, aux fins de tenter de contraindre les dirigeants européens de lever leurs sanctions contre la Russie, ou s’ils ne cèdent pas, de provoquer la famine et le chaos dans une vingtaine des pays proches de l’Europe et d’obtenir des vagues de migration sauvage vers le continent européen. Il fait désormais glisser la Russie vers un mode de fonctionnement totalitaire.

Il sait qu’il ne peut pas gagner, je l’ai déjà dit, et il ne veut pas perdre, bien qu’il soit en mauvaise posture. Il s’acharne. Ses propagandistes deviennent de plus en plus hargneux, et les écouter sur les chaines russes fait désormais penser aux discours les plus paranoïdes de Joseph Goebbels. Il est impossible de savoir comment cela va finir : il n’y a qu’une certitude. Cela va finir de manière tragique.

L’armée russe est extrêmement détériorée. Elle a perdu en cinq mois deux fois et demi plus d’hommes que l’armée soviétique en Afghanistan en dix ans (les services britanniques situent le nombre des morts un peu au-dessus du chiffre de 38.000, et ils situent le nombre des blessés hospitalisés alentour de 120.000). Elle a perdu tout son matériel militaire moderne et doit utiliser le matériel soviétique qui était entreposé dans des hangars, et qui date des années 1960-70, un matériel très obsolète. Elle ne peut renouveler le matériel détruit car elle ne reçoit plus de composants électroniques, et le délai de fabrication du matériel de remplacement prendrait de toutes façons dix-huit mois à deux ans. Elle a un fonctionnement logistique rudimentaire et archaïque. Elle utilise comme chair à canon des recrues amenées des régions asiatiques de la Russie, et elle a maintenant tellement de mal à obtenir de nouvelles recrues qu’elle leur offre des salaires inimaginables (mensuellement, l’équivalent de six mois à un an de salaire moyen mensuel), sans trouver grand monde, car nombre de Russes savent désormais qu’ils risqueraient d’être mort avant de toucher leur premier salaire.  Il lui a fallu plus d’un mois pour raser une ville de cent mille habitants (Severodonesk), et elle n’y a envoyé des soldats que lorsqu’il n’y a plus eu un seul bâtiment debout. Elle ne peut avancer qu’en rasant tout sur son passage, par des bombardements intensifs, et elle n’avance quasiment pas. C’est une armée saignée à blanc. Et dans le Sud, alentour de Kherson, c’est une armée qui recule. Poutine a demandé l’aide du régime islamiste antisémite iranien, et rend visite à Ali Khamenei pour que l’aide se concrétise. Il avait demandé l’aide militaire de la Chine, qui ne lui a rien fourni. L’amitié du criminel Xi Jin-ping pour le criminel Poutine a des limites.

Si l’administration Biden avait envoyé plus vite tout le matériel demandé par le Président Zelensky, l’armée russe serait déjà en état d’effondrement, vaincue. Bien que n’ayant reçu que douze HIMARS sur les soixante promis, l’armée ukrainienne utilise ceux-ci de manière optimale et fait exploser un à un les stocks de munitions russes. Elle détruit aussi systématiquement les voies d’approvisionnement logistiques russes.

Il y a maintenant deux issues possibles, et deux seulement : ou bien une continuation de la guerre d’attrition jusqu’à épuisement total de l’armée russe, et cela pourrait prendre des mois encore, voire s’étendre jusqu’en 2023, ou bien une augmentation des fournitures d’armes américaines à l’Ukraine permettant une contre-offensive ukrainienne conduisant à un retrait de l’armée russe du territoire ukrainien. La deuxième issue serait meilleure en ce qu’elle abrégerait la guerre et épargnerait des vies, ukrainiennes et russes. Des voix s’élèvent jusque dans les rangs démocrates aux Etats-Unis pour que l’administration Biden choisisse la deuxième option. Des dirigeants d’Europe occidentaux voudraient négocier une fin de la guerre et ne voient pas que l’Ukraine ne veut pas de négociation, et surtout pas de concessions à Poutine, qui compte sur la faiblesse des Européens, et sait qu’ils vont souffrir quand le froid viendra, si la guerre se poursuit jusque-là.  

Si les Etats-Unis avaient un Président digne des Etats-Unis à la Maison Blanche, il n’y aurait pas eu d’agression de l’Ukraine. Si un Président digne des Etats-Unis s’installait maintenant à la Maison Blanche, il choisirait la deuxième issue et serait même sans doute plus expéditif. Quand il parle du sujet, Donald Trump est net et direct : il l’a fait récemment en Alaska. Il n’y a malheureusement qu’un vieillard sénile et corrompu à la Maison Blanche, et autour de lui des crapules gauchistes hostiles à la civilisation occidentale et aux Etats-Unis. L’administration Biden avait promis soixante HIMARS à l’Ukraine, je l’ai dit : avec douze HIMARS, on est loin du compte, et cela signifie que l’administration Biden ne veut pas d’une contre-offensive ukrainienne et ne veut pas non plus d’une victoire nette de l’Ukraine.

Que Poutine reste ou non au pouvoir quand la guerre s’achèvera, la Russie aura une armée en ruines et une économie appauvrie.  

Vladimir Poutine a pensé que la sénilité de Biden et le gauchisme qui règne à la Maison Blanche lui permettaient d’être mégalomane et de reconstituer la grande Russie ou une part de l’empire soviétique. Il a s’est imaginé Pierre le Grand et Joseph Staline réunis en une seule personne.

Il va finir comme un dictateur sordide et répugnant qui sera condamné par contumace par un tribunal international pour crimes de guerre, crime contre l’humanité et action génocidaire (les dossiers sont en train d’être établis). Il a montré que la Russie n’était plus du tout une grande puissance, mais un pays en plein déclin dont il aura accentué la chute, et il aura apporté à la population russe une honte qui mettra des décennies à s’estomper. Les ennemis du monde libre en France voient se former, dans leurs fantasmes un monde “désoccidentalisé” constitué par les puissances constituant ce que j’appelle le nouvel axe du mal, Russie-Chine-Iran. Ce monde “désoccidentalisé” ne verra très vraisemblablement pas le jour.

L’administration Biden ne sera sans doute qu’une sinistre et délétère parenthèse dans l’histoire des Etats-Unis. Dès qu’un Président des Etats-Unis sera de retour à la Maison Blanche, Trump sans doute, l’ordre reviendra sur la planète, il suffira de quelques mois. Les Etats-Unis redeviendront le principal producteur de pétrole et de gaz au monde, la paix par la puissance (peace through strength, disait Ronal Reagan) reviendra. La Chine se verra rappeler qu’elle n’est rien économiquement sans les Etats-Unis. L’Iran des mollahs sera à nouveau endigué et verra ses projets génocidaires antisémites et anti-israéliens déjoués. Le dollar restera la monnaie de réserve du monde. Les ennemis du monde libre cracheront leur bile et trépigneront. Et ce sera très bien ainsi. Les républicains vont l’emporter en novembre et préparer la fin de l’administration Biden

Le monde post-occidental imaginé par des esprits ressentimentaux, aveugles et sans éthique serait un monde livré au chaos, à la barbarie, à la violence, à la destruction de la liberté et de toute forme de prospérité, et serait le monde qui verrait le jour si les gauchistes américains qui se sont emparés du parti démocrate pendant les années Obama réussissaient leur coup, mais ils sont très mal partis pour réussir. Que des êtres humains puissant souhaiter ce monde inhumain est absolument répugnant.

Poutine étant lui-même absolument répugnant, il n’est pas étonnant qu’ils l’admirent. Hitler, Staline et Mao ont eu leurs admirateurs. Certains les admirent encore.

L’Europe subit les lourdes conséquences de ce qui se passe et les conséquences seront plus lourdes encore dans quelques mois, mais les commentateurs européens ne diront pas que si Trump n’avait pas été chassé du pouvoir par la fraude, rien de ce qui se passe ne se passerait. Strictement rien.

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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