Publié par Jean-Patrick Grumberg le 25 juillet 2022

Les Palestiniens Suleiman et Nazmiya Baraka montrent une photo de leur fille Istabraq, qui a été tuée par son mari l’année dernière dans la bande de Gaza

Istabraq Baraka, 17 ans, est tombée enceinte peu après son mariage dans la bande de Gaza. Trois mois plus tard, son mari l’a tuée.



Voici le récit tel que rapporté par l’AFP. Sauf erreur de ma part, seul l’Express l’a relayé. Clémentine Autain n’en a pas parlé, elle s’en fiche, ça ne sert pas à attaquer les juifs. Le drame n’émeut pas ces activistes bidon qui prétendent défendre le droit des femmes, parce qu’ils auraient dû accuser une catégorie doublement classée comme victime : musulmans ET Palestiniens, et leur « droiture » morale ne sert pas à défendre des minorités (ils s’en contrefichent, sinon nous les entendrions hurler), mais à attaquer la droite.


« Elle est morte après avoir été violemment battue, ce qui a provoqué des hémorragies au cerveau et aux poumons et des côtes cassées », a déclaré sa mère Nazmiya.

Assise avec son mari Suleiman dans un jardin à Abassan, près de la ville de Khan Yunis, dans le sud des territoires disputés [JPG : AFP n’écrit pas territoires disputés, la mention est de moi. Eux écrivent territoire palestinien parce qu’ils ne savent pas se documenter, et qu’ils ne savent pas qu’il n’existe pas de territoire palestinien, juste un territoire dont le sort reste à déterminer, selon le droit international et les Accords d’Oslo], cette femme de 53 ans parle à la vitesse de l’éclair du meurtre, l’an dernier, de l’une de ses deux filles, ainsi que de la perte d’un petit-enfant à naître.

Le père d’Istabraq essuie ses larmes avec le coin d’un keffieh rouge et blanc enroulé autour de sa tête.

Il déplore la lenteur de la procédure judiciaire depuis que le mari de sa fille s’est rendu à la police peu après le meurtre.

« L’auteur a reconnu son crime, un an et un mois plus tard, et rien ne s’est passé », a déclaré le septuagénaire.

Les féminicides sont en hausse à Gaza, selon les chiffres du Centre des femmes pour l’aide juridique et le conseil, un groupe de la société civile palestinienne.

L’organisation a enregistré

  • 6 meurtres et morts suspectes liés à des violences domestiques en 2019,
  • 19 l’année suivante.
  • Selon ONU Femmes, la situation s’est aggravée au début de la pandémie de coronavirus en 2020, ce qui a entraîné « l’enfermement des survivants de la violence avec leurs agresseurs ».

Ayah Alwakil, avocate du Centre palestinien des droits de l’homme, a déclaré que les femmes peuvent considérer la violence de leur mari comme un comportement normal dans la société patriarcale de Gaza, qui est contrôlée par le groupe islamiste Hamas depuis 2007 [JPG : AFP écrit « groupe islamiste Hamas » parce que comble de l’ironie, les journalistes de cette grande agence de presse ne savent pas s’informer, et ils ignorent que le Hamas est avant-tout une organisation classée terroriste par l’UE, l’ONU, le Canada, Israël et les Etats-Unis, à l’exception de la Russie, qui lui réserve les honneurs d’invitations officielles par le président Poutine, et que la décrire comme « organisation islamiste » – la Mosquée de Paris est aussi une organisation islamiste – n’est pas approprié].

« Certaines femmes ne connaissent pas leurs droits et d’autres ont peur d’aller au tribunal, par manque de soutien familial », a-t-elle ajouté.

Selon le Bureau central palestinien des statistiques :

  • 38 % des femmes de Gaza ont été confrontées à des violences physiques ou psychologiques de la part de leur mari en 2019, mais Mme Alwakil estime que le chiffre réel est bien plus élevé.

Attachées, laissées pour mortes

Les hommes reconnus coupables d’avoir tué leur femme peuvent être emprisonnés ou risquer la peine de mort. Mais la peine est réduite s’ils commettent un soi-disant « crime d’honneur », dans lequel un parent est assassiné parce qu’il est considéré comme ayant apporté la honte à la famille.

Selon ONU Femmes, ces « lois désuètes et discriminatoires » entravent la justice.

En outre, les personnes qui cherchent à échapper à la violence domestique risquent de perdre leurs enfants.

Si une femme obtient le divorce, la garde passe à l’ex-mari dès qu’une fille atteint 11 ans ou un fils 9 ans.

Noha Khaziq, 31 ans, est restée avec son mari violent parce qu’ils avaient quatre enfants.

Il l’a tuée en février.

« Son mari l’a attachée et l’a laissée à la maison pour qu’elle ne puisse pas s’échapper et sortir. Quand il est revenu, elle était morte », a déclaré son frère Abdelaziz, qui a les mêmes yeux verts que sa sœur.

« Nous nous sentons satisfaits de la condamnation à mort prononcée à l’encontre du mari, cinq mois après le crime odieux, mais nous exigeons que la peine soit appliquée rapidement », a déclaré le jeune homme de 28 ans.

La famille Khaziq n’a pas vu les enfants de Noha depuis qu’elle a été tuée, car leur garde a été confiée à des proches de leur père.

Pas du côté des femmes

Quinze ans après le début du blocus de Gaza imposé par Israël, il est presque impossible pour les femmes fuyant la violence de quitter l’enclave palestinienne [JPG : là encore, l’AFP fait preuve d’une incompétence crasse : non seulement elle ignore jusqu’aux cartes géographiques, qui montrent que Gaza a une frontière avec l’Egypte, qui permet à chacun de quitter la bande de Gaza, mais pire encore, ses journalistes, pourtant palestiniens eux-mêmes, ne sont pas capable de savoir que chaque semaine, des milliers d’Arabes sortent de Gaza vers Israël par le passage Erez.]

Dans ce territoire qui compte 2,3 millions d’habitants [JPG : lorsqu’on regarde la bande de Gaza avec Google map, la première chose qui frappe est la quantité de surfaces inhabitées, qui fait douter de la réalité de ce chiffre], une quarantaine de femmes ne sont hébergées que dans deux refuges spécialisés.

Lorsque l’AFP s’est rendue dans l’un d’entre eux, une femme couverte de bleus sur un côté du visage était assise dans un coin. Elle était sur le point de retourner auprès de son mari, plutôt que de risquer de perdre le droit de visite de ses enfants.

« La loi n’est pas toujours du côté des femmes dans la bande de Gaza », a déclaré Aziza Elkahlout, porte-parole du ministère du Développement social qui gère l’un des refuges.

« Nous avons pensé à ouvrir le refuge en raison de l’injustice à laquelle les femmes sont exposées », a-t-elle ajouté, imputant au blocus israélien la responsabilité des conditions de vie désastreuses à Gaza. [JPG : Israël a quitté Gaza en 2005. Nous sommes en 2022, et c’est la faute aux juifs – pas au Hamas qui dirige et sème la terreur à Gaza, si les femmes subissent des injustices ! N’importe quel journaliste sérieux aurait fait la remarque, ou à tout le moins demandé au porte-parole qu’il étaye son accusation.]

Mais un tel raisonnement est insuffisant pour Suleiman Baraka, qui estime que les autorités sont en partie responsables du meurtre de sa fille.

« Le gouvernement aide le délinquant parce qu’il ne prend pas de décisions immédiates », a déclaré le père d’Istabraq.

Il se souvient de sa fille chaque fois qu’il prend son téléphone, dont l’écran affiche une photo de lui avec ses deux filles.

Plus d’un an après le meurtre d’Istabraq, il a prévenu que les retards dans l’obtention de la justice ne font qu' »encourager les criminels ».

Fin de la dépêche de l’AFP.

Conclusion

Le journaliste du Monde Benjamin Barthe, ou Frédéric Métézeau de Radio France, qui couvrent Jérusalem et rapportent les misères que subissent les Palestiniens (le premier parce que sa femme, Palestinienne, est ancienne représentante de l’OLP ; le second parce qu’il méprise ses auditeurs, les prend pour des blaireaux, et ne se fatigue pas à s’informer), n’ont pas encore parlé du drame que vivent les femmes de Gaza, parce qu’il n’y a pas moyen de mettre ça sur le dos d’Israël. S’ils n’étaient pas si aveuglés par leur haine d’Israël, s’ils en parlaient, si les médias faisaient leur métier, des pressions internationales – certes aux effets limités – seraient exercées, et plusieurs de ces femmes victimes de violence verraient leurs bourreaux réellement condamnés.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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