Publié par Guy Millière le 3 août 2022
Ayman Al Zawahiri a rejoint le paradis d’Allah

L’élimination d’Ayman al Zawahiri est une excellente chose, et même les défenseurs des crimes de guerre commis en Ukraine par Poutine ne le pleureront pas, je pense.

Ayman al Zawahiri était, depuis l’élimination d’Oussama Ben Laden en 2011, le chef d’al Qaida. Il était l’un des plus abominables criminels des récentes décennies, le co-organisateur des attentats du onze septembre 2001 aux Etats-Unis, et de tant d’autres attentats islamiques.



Son élimination montre que l’armée américaine a toujours la capacité d’éliminer un criminel partout sur la surface de la planète, sans avoir besoin d’être sur place, et c’est une excellente chose. Malgré la détérioration de l’armée américaine menée par l’administration Biden, cette capacité reste intacte, et l’armée américaine reste la première armée du monde et dispose de moyens technologiques sans aucun équivalent ailleurs sur terre.

Son élimination montre aussi d’autres dimensions plus inquiétantes.

Elle confirme que, depuis la débâcle provoquée à Kaboul par l’administration Biden il y a un an, al Qaida est de retour en Afghanistan, avec le consentement des talibans, et Ayman al Zawahiri pouvait vivre dans la capitale afghane une vie normale, sans être traqué. Il n’est sans aucun doute pas le seul chef terroriste islamique dans ce cas, et il serait, hélas, surprenant qu’il n’en résulte pas tôt ou tard des attentats terroristes islamiques dans le monde occidental.

Les services de renseignement américains, et la déclaration lue par Biden sur un téléprompteur l’a d’ailleurs laissé entendre, savent qu’Ayman al Zawahiri était en train de planifier et organiser des attentats aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde occidental.

L’administration Biden a permis que des organisations terroristes islamiques, dont al Qaida puissent à nouveau avoir une base arrière en Afghanistan, depuis laquelle planifier et organiser des attentats. Eliminer Ayman al Zawahiri, c’est bien, mais si Ayman al Zawahiri n’avait pas pu planifier et organiser quoi que ce soit, cela aurait été infiniment mieux.

Par ailleurs, si Oussama Ben Laden avait été éliminé par une opération de commando américaine en territoire pakistanais, ce qui avait permis au commando de saisir de multiples documents sur place, documents qui avaient ensuite été déchiffrés et utilisés pour mener la lutte contre le terrorisme islamique, le fait qu’Ayman al Zawahiri ait été éliminé par la frappe d’un drone, et pas par une opération de commando, fait qu’aucun document n’a pu être saisi.

L’armée américaine n’a plus un seul soldat sur place, par décision de l’administration Biden, et une opération de commando n’a, semble-t-il pas été envisagée. Par la faute de l’administration Biden, des documents qui auraient pu être saisis ne l’ont pas été, et l’administration Biden a donc privé les services de renseignement américains de moyens de déjouer de possibles attentats aux Etats-Unis et dans le monde occidental.

L’élimination d’Ayman al Zawahiri fait sans aucun doute partie d’une stratégie destinée à tenter de montrer à la population américaine que l’administration Biden défend le pays et le monde libre et à effacer le souvenir de la débâcle d’il y a un an.

L’opération de communication ne fonctionnera pas, je pense, car les Américains ne peuvent que constater la situation désastreuse créée par l’administration Biden au sein des Etats-Unis.

La réalité est que l’élimination d’Ayman al Zawahiri montre surtout que le retour du terrorisme islamique est possible, voire probable, grâce à la nullité criminelle de l’administration Biden, et que des renseignements qui auraient été précieux n’ont pas pu être obtenus, à cause de la nullité criminelle de l’administration Biden.

Le passage de Nancy Pelosi par Taïwan, que l’administration Biden voulait éviter à tout prix (Nancy Pelosi est une gauchiste, mais elle est en désaccord avec les gauchistes de l’administration Biden concernant la Chine) a conduit à des discours d’apaisement de l’administration Biden vis-à-vis de la Chine, et montré que l’administration Biden préfère la position de la carpette à celle du guerrier debout (il est vrai que la famille Biden a des liens de corruption avec le parti communiste chinois).

La lenteur des livraisons d’armes américaines à l’Ukraine avait montré la même chose : Biden n’a soutenu l’Ukraine que contraint et forcé, ce que la plupart des commentateurs s’efforcent de ne pas voir, et il a, au-delà des mots, une attitude souvent équivoque vis-à-vis de l’Ukraine.

Je reviendrai sur la Chine, sur la Russie et sur l’Ukraine dans de prochains articles.

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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