Publié par Jean-Patrick Grumberg le 13 août 2022
Donald Trump fait l’objet d’une enquête criminelle pour espionnage, passible d’emprisonnement

Le mandat de perquisition du FBI montre que Donald Trump fait l’objet d’une enquête criminelle pour espionnage et obstruction à la justice, ce qui est potentiellement passible d’une peine d’emprisonnement.

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Le mandat de perquisition du FBI, ci-dessus, montre que Donald Trump fait l’objet d’une enquête pour obstruction potentielle à la justice et violation de la loi sur l’Espionage Act, et que des agents du FBI ont saisi des documents classifiés de la propriété de l’ancien président en Floride en début de semaine.

Pourtant, le raid sur le complexe de Trump à Palm Beach ne semble pas être justifié. Ils auraient pu faire la même chose avec de simples assignations.

Faisons le point

Si Trump a fait quelque chose de crapuleux ou de criminel, alors Trump est fini politiquement. S’il n’a rien fait, et que c’est une autre collusion russe bidon, un autre impeachment bidon, alors c’est Biden qui est fini, parce que Biden est le président, et bien que la Maison-Blanche nie avoir été au courant, personne en Amérique ne le croit. De plus, le ministre de la Justice Merrick Garland qui a donné l’ordre, travaille pour Biden.

Et on ne fait pas de descente dans la résidence d’un ancien président, sauf si on a quelque chose d’ultra-gravissime à lui reprocher.

Le reçu accompagnant le mandat de perquisition montre que M. Trump possédait des documents, notamment une note manuscrite, des documents portant la mention « TS/SCI », qui indique l’un des plus hauts niveaux de classification gouvernementale, et un autre document intitulé « Info re : President of France ».

Figurent également un document intitulé « Executive grant of clemency re : Roger Jason Stone, Jr. », une référence au proche confident de Trump qui a été gracié fin 2020.

Une opération considérée comme hautement politisé

Le mandat montre que les forces de l’ordre fédérales enquêtaient sur Trump pour suppression ou destruction de dossiers, obstruction à la justice et violation de la loi sur l’espionnage – qui peut englober des crimes allant au-delà de l’espionnage, comme le refus de rendre des documents de sécurité nationale.

Une condamnation au titre de ces lois peut entraîner une peine d’emprisonnement ou une amende – et vous vous doutez-bien qu’ils ne visent pas l’amende mais la prison.

Trois remarques :

  • par amalgame, ils veulent que l’ensemble des Républicains portent le manteau de la honte,
  • Surtout, ils veulent éviter un second mandat de Donald Trump.

    Comme ils savent que les élections de mi-novembre ne sont pas à leur avantage, ils ne craignent pas de retourner l’opinion contre eux à court terme : c’est déjà le cas avec l’inflation, et ils savent lire les sondages aussi bien que vous et moi.
  • Certains, à droite, se demandent comment le département de la Justice et le FBI n’a pas honte d’avoir monté une opération qui pue la corruption politique à cent lieux. La réponse est simple, et vous savez que je suis un homme simple : ils savent qu’ils bénéficient de la complicité des médias, qui assurent désormais à plein temps les relations publiques du parti Démocrate, et qu’aucun média ne les mettra en cause.

    Ils savent qu’ils s’en sortiront sans problème et sans dommage.

Quel crime ultra-gravissime a commis Trump ?

Les documents parlent de « l’extraordinaire menace pour la sécurité nationale » que les enquêteurs fédéraux ont estimé que les documents manquants représentaient.

Les détails du mandat soulignent la gravité de l’enquête – une enquête sans précédent sur un ancien président pour avoir mal géré certains des secrets les plus sensibles de la nation.

Sauf que c’est le président des Etats-Unis qui possède le privilège, le droit, de gérer et classer top-secret un document, et c’est lui qui décide quels sont les secrets les plus sensibles de la nation !

Le président décide, sans avoir à consulter des fonctionnaires, qui eux ne sont pas élus, de classer ou déclassifier n’importe quel document « top-secret ». En fait, lorsqu’un bureaucrate décide de classifier un document, il le fait au nom du président : il a reçu le pouvoir de classification par délégation du président.

Et le bureau de Donald Trump a expliqué vendredi que M. Trump apportait souvent des documents classifiés à sa résidence et qu’il avait émis un « ordre permanent » jamais révélé auparavant – ordre permanent qu’il n’est pas tenu de révéler ni même de prendre – selon lequel tous les documents retirés de cette manière « étaient considérés comme déclassifiés ».

Dans un communiqué, il explique :

« Le pouvoir de classer et de déclassifier des documents appartient uniquement au président des États-Unis. L’idée qu’un bureaucrate à la noix, doté d’un pouvoir de classification délégué PAR LE PRÉSIDENT, doive approuver la déclassification est absurde. »

Le mandat de perquisition, signé le 5 août par le juge fédéral Bruce Reinhart, révèle que des dizaines d’objets ont été saisis, la plupart décrits en termes vagues comme « boîte de documents reliés en cuir », « classeur de photos » et « note manuscrite ».

D’autres éléments de la liste indiquent la présence de matériel classifié, les décrivant comme « divers documents top secret » et « divers documents confidentiels. »

Une administration Biden chancelante aux yeux du public

Pour que la tempête qui a désormais engouffré l’administration Biden se calme – la lecture des médias ne vous permettrait jamais de le savoir – le Département d’Etat ne pouvait pas se contenter de descriptions vagues : il devra dire clairement ce qu’il avait « découvert ».

Et donc, les gens de Biden à la Maison-Blanche ont ordonné à Merrick Garland de se montrer et de lire une déclaration. Et c’est ce qu’il a fait. Mais sa déclaration ne dit absolument rien. Et il avait l’air en panique. Il n’avait pas l’air de l’homme sûr de lui, sûr de son fait, et du droit que lui confère son autorité de ministre de la Justice qui contrôle ce qui se passe. Il était effrayé.

Le manque de transparence du FBI est vraiment révélateur

Lindsey Halligan est l’avocate personnelle de Donald Trump basée en Floride. Elle était sur les lieux quand le FBI a fait sa descente à Mar-a-Lago. Elle répondait aux question de Bill O’Reilly.

« Bonjour M. O’Reilly, j’ai été appelée vers 10h30 lundi, et je vis à Fort Lauderdale, donc j’ai conduit jusqu’à Mar-a-Lago, qui est à environ 30 minutes de route au nord.

…/…

J’ai vu entre 30 et 40 agents du FBI entrer et sortir de la propriété. Il aurait pu y en avoir plus. Je n’ai pas été autorisée à entrer. »

…/…

« Je suis allée jusqu’à la porte de la salle de bal de la propriété, et j’ai été immédiatement accueillie à l’extérieur par un agent du FBI et il ne s’est pas identifié, mais il m’a dit que je n’étais pas autorisée à entrer dans la propriété. Et j’ai demandé si je pouvais être dans la propriété même s’ils ne fouillaient pas, et ils ont dit non, que je devais m’asseoir dehors et attendre qu’ils aient fini. »

Brett Tolman, procureur des États-Unis dans l’Utah, a déclaré qu’il n’y a aucune base juridique pour refuser à quiconque, en particulier à un avocat, l’accès à une perquisition sous mandat, à moins que cette personne n’interfère avec la capacité des agents à effectuer la perquisition. Ce qui n’était pas le cas.

Lindsey Halligan :

« C’est le même problème qui s’est produit avec les caméras de surveillance. C’est juste très suspect. Je veux dire, avant qu’ils fouillent, ils voulaient que toutes les caméras soient éteintes. Et ensuite ils n’ont laissé aucun conseiller entrer dans la propriété ou observer ce qu’ils faisaient. Donc Dieu sait ce qu’ils faisaient. »

Bilan provisoire

Les agents du FBI sont restés environ 8 heures. C’est long.

On ne sait pas ce qu’ils cherchaient. On ne sait pas pourquoi ils ont fait ça. On ne sait pas pourquoi ils n’ont pas suivi la procédure d’assignation. On ne sait pas ce qu’ils ont trouvé et ce qu’ils ont emporté. C’est un désordre total.

Lindsey Halligan :

« C’est, c’est effrayant, honnêtement. Cela n’est jamais arrivé avant à un ancien président. Et c’est juste une pente glissante. Je veux dire, si c’est le nouveau protocole, c’est un jour effrayant, c’est un jour effrayant pour l’Amérique.

Nous sommes dans le noir, tout comme le public américain. Nous comptons vraiment sur le ministère de la Justice pour s’exprimer »

Les médias paniquent

Le Washington Post a publié un article sur Twitter avec comme titre : « Garland a promis de dépolitiser la justice. Puis le FBI a fouillé Mar-a-Lago. »

Les fanatiques d’extrême-gauche ont immédiatement attaqué le Washington Post, alors ils ont retiré et remplacé leur tweet. Le nouveau titre est : « La perquisition du FBI à Mar-a-Lago plonge Merrick Garland dans une tempête de feu politique. »

Le New York Times, le L.A. Times, le Washington Post, tous des journaux de gauche, détestent Trump. Ils détesteront toujours Trump, quoi qu’il fasse. S’il fait quelque chose de bien, ils trouveront quand même de quoi le critiquer, et s’ils peuvent inventer une histoire, un ragot, ils n’hésitent pas. Trump n’aura jamais droit à un traitement équitable dans les médias. Jamais. Et ça se répercute sur tous les médias étrangers, un peu moins en Israël.

Le Washington Post a peur. Tous les journalistes de la presse de gauche ont peur. Avez-vous remarqué ? Les médias américains n’ont pas célébré le raid, ils n’ont pas fait la fête sur le dos de Trump. Ils ont peur parce que ça peut tourner mal. Et si ça tourne mal, l’administration Biden s’effondre quoi que fassent les médias pour amortir leur chute.

L’interdiction faites aux deux avocats de Trump d’assister aux fouilles, la demande d’éteindre les caméras, cela va découler sur des accusations criminelles contre Merrick Garland, contre Christopher Wray du FBI (que Trump aurait dû virer quand il était président). Et connaissant Donald Trump, il pourrait intenter un procès au civil. Et s’ils ne peuvent pas expliquer pourquoi ils ont fait ce raid, Joe Biden est en difficulté. Et s’ils peuvent l’expliquer, le parti Démocrate est en difficulté, parce que globalement, les Américains n’ont plus confiance dans le FBI depuis le faux dossier de collusion de Trump avec la Russie.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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