Publié par Jean-Patrick Grumberg le 19 août 2022
Enquêteur de l’ONU : L’esclavage contemporain est très répandu en Chine

Par leur indifférence, les médias portent une lourde responsabilité dans la permanence de l’esclavage.

Dreuz a besoin de votre soutien financier. Pour soutenir Dreuz.info, cliquez sur ce bouton :



La gauche médiatique ne défend pas les victimes, elle ne regarde que les coupables. S’ils sont dans leur ligne de mire (extrême droite, conservateurs, Israéliens, Républicains, Chrétiens, hommes blancs non socialistes, familles blanches traditionnelles…) elle les condamne et les poursuit inlassablement. Mais s’ils font parti des groupes qu’ils ont décidé de protéger, alors leurs crimes sont minimisés, maquillés ou totalement ignorés. L’esclavage moderne est perpétré par des groupes humains qu’ils défendent coûte que coûte, alors ils l’ignorent au lieu de militer pour que soit abolie cette monstruosité.

Selon l’enquêteur de l’ONU, les formes contemporaines d’esclavages sont largement pratiquées dans le monde entier, notamment le travail forcé pour la minorité ouïgoure en Chine.

Le rapporteur spécial du Conseil des droits de l’homme, Tomoya Obokata, explique que l’asservissement traditionnel, notamment des minorités, se retrouve dans les pays musulmans comme la Mauritanie, le Mali et le Niger, ainsi que dans la région du Sahel en Afrique.

Dans un rapport à l’Assemblée générale des Nations unies diffusé mercredi dernier, il indique que le travail des enfants – une autre forme contemporaine d’esclavage – existe dans toutes les régions du monde, y compris sous ses pires formes.

« En Asie et dans le Pacifique, au Moyen-Orient, dans les Amériques [du Sud] et en Europe [de l’Est], entre 4 et 6 % des enfants travailleraient, et le pourcentage est beaucoup plus élevé en Afrique (21,6 %), avec le taux le plus élevé en Afrique subsaharienne (23,9 %) », a-t-il déclaré.

Sa conclusion concernant les Ouïghours de la province chinoise du Xinjiang, dans le nord-ouest du pays, fait suite à l’interdiction imposée en décembre dernier par les États-Unis sur les importations en provenance de cette région, à moins que les entreprises ne puissent prouver que les articles sont fabriqués sans travail forcé.

De nombreuses allégations ont été formulées selon lesquelles la Chine commet des abus systématiques et généralisés à l’encontre des minorités ethniques et religieuses dans sa région occidentale.

Le ministère chinois des Affaires étrangères a vivement critiqué les conclusions de M. Obokata, universitaire japonais et professeur de droit international et de droits de l’homme à l’université de Keele, en Angleterre.

Dans son rapport, M. Obokata déclare que, sur la base d’une évaluation indépendante des informations disponibles provenant de nombreuses sources, y compris des victimes et des comptes rendus gouvernementaux, il a déclaré :

Il est raisonnable de conclure que le travail forcé parmi les minorités ouïghoures, kazakhes et autres minorités ethniques dans des secteurs tels que l’agriculture et l’industrie manufacturière a lieu dans la région autonome ouïghoure du Xinjiang en Chine ».

Il a cité deux systèmes utilisés par la Chine :

  • la détention des minorités pour une formation professionnelle suivie d’un placement professionnel, et
  • un programme de réduction de la pauvreté par le travail dans lequel les travailleurs ruraux excédentaires sont transférés vers d’autres emplois.

Il a ajouté que le transfert de main-d’œuvre est également pratiqué au Tibet, où les agriculteurs, les bergers et d’autres travailleurs ruraux sont transférés dans des emplois peu qualifiés et mal payés.

Bien que ces programmes puissent créer des emplois et des revenus, comme le prétend le gouvernement chinois, M. Obokata a déclaré que dans de nombreux cas, le travail est forcé et les travailleurs sont soumis à une surveillance excessive, à des conditions de vie et de travail abusives, à des restrictions de mouvement, à des menaces, à des violences physiques ou sexuelles et à d’autres traitements inhumains ou dégradants. Exactement le mode de vie dont rêvent les communistes, en fait.

« Certains cas peuvent s’apparenter à de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité, ce qui mérite une analyse indépendante plus approfondie », a-t-il déclaré.

Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Wang Wenbin, a accusé M. Obokata d’avoir choisi de « croire aux mensonges et à la désinformation sur le Xinjiang diffusés par les États-Unis, certains autres pays occidentaux et les forces anti-chinoises ».

Il a également accusé Obokata d’abuser de son autorité en tant qu’enquêteur spécial pour « salir et dénigrer la Chine et servir d’outil politique aux forces anti-chinoises ». Il a accusé des « forces » non nommées de fabriquer de la désinformation sur le travail forcé « pour miner la prospérité et la stabilité du Xinjiang et contenir le développement et la revitalisation de la Chine ».

« La Chine condamne fermement ces agissements », a déclaré Wang. « Il n’y a jamais eu de `travail forcé’ au Xinjiang ».

Il a ajouté que la Chine protège les droits et les intérêts des travailleurs de tous les groupes ethniques à chercher un emploi, à participer à la vie économique et sociale, « et à partager les dividendes du progrès socio-économique. »

Conclusion

Qui dit vrai ? Le rapporteur de l’ONU, ou le ministre communiste chinois ? Chacun décidera, comme toujours, qui il a envie de croire en fonction de son besoin de confirmer son propre biais.

Mais ce qui est certain, c’est que les médias ne dénoncent jamais les crimes contre l’humanité, sauf s’ils sont perpétrés par leur cible de prédilection, essentiellement les Blancs occidentaux des pays évolués.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

Inscrivez-vous gratuitement pour recevoir chaque jour notre newsletter dans votre boîte de réception

Si vous êtes chez Orange, Wanadoo, Free etc, ils bloquent notre newsletter. Prenez un compte chez Protonmail, qui protège votre anonymat

Dreuz ne spam pas ! Votre adresse email n'est ni vendue, louée ou confiée à quiconque. L'inscription est gratuite et ouverte à tous

6
0
Merci de nous apporter votre commentairex