Publié par Pierre Rehov le 11 août 2022
Pour ceux qui ne s’y connaîtraient pas, il s’agit du Béluga coincé dans la Seine, et non pas de Flipper le dauphin.

Alors que je me trouvais en France pour un court séjour, j’ai découvert qu’Israël était au bord de la guerre contre les organisations terroristes qui règnent sur Gaza, au cours d’un appel téléphonique avec ma compagne, car, tout à coup, les sirènes ont hurlé au dessus de Tel Aviv. Encore un conflit avec roquettes et rappel des réservistes ? Nous n’y avions pas eu droit depuis mai de l’année dernière !

Etant donné que je me suis beaucoup déplacé en voiture, j’ai eu la curiosité d’écouter régulièrement ce que mon ami William Goldnadel appelle « les radios du sévice publique ».

Notamment France Info.

Quel n’a pas été mon étonnement quotidien de découvrir que l’information majeure concernait un pauvre Béluga qui s’était égaré dans la Seine et retrouvé coincé dans une écluse.

La chaine censée informer, puisque cette fonction se retrouve dans son intitulé, faisait preuve d’une compassion immense pour le cétacé alors que les roquettes terroristes palestiniennes, visant la population civile, pleuvaient sur Israël.

Certes, son fil d’info a bien fait allusion à des incidents épars, notamment lorsqu’une petite fille qui servait de bouclier humain aux terroristes palestiniens a été tuée, et s’est presque réveillé quand plusieurs enfants ont succombé sous les bombes dans la banlieue de Jabalia (honteusement renommée « camp de réfugiés » ). Mais son intérêt s’est vite tari lorsqu’il est devenu évident que ces enfants étaient les victimes d’une roquette foireuse du Jihad Islamique.

Les roquettes des terroristes sont rarement au point, malgré l’aide de l’Iran, et tuent régulièrement des civils à
l’intérieur de Gaza, ce qui permet aux médias mondiaux d’accuser Israël. Ici, la roquette de la Jihad Islamique qui s’est écrasée sur Jabalia au lieu d’accomplir sa mission meurtrière en Israël.

Certes, une sécheresse saisonnière provoquait la panique des agriculteurs, des écolos, des bobos, des gauchos, et surtout de tous ceux qui ne se souvenaient pas de celle de 1976, et il fallait également en parler à longueur d’antenne, comme si l’apocalypse était pour demain.

Certes, il y avait également cette guerre sale entre la Russie et l’Ukraine, et il fallait surtout donner la parole aux réfugiés ukrainiens et indiquer, bulletin après bulletin, que si les touristes russes n’avaient pas accès au Louvre ni aux parcs d’attraction français, c’était par erreur, le gouvernement ayant omis de préciser que seuls les points sensibles leur étaient interdits.

Mais, le plus important, l’évènement du jour, que dis-je, de la semaine, était l’aventure du béluga dans la Seine, son état de santé, et les moyens mis en oeuvre pour le libérer et le rendre à son habitat naturel.

Que l’on ne se méprenne pas. J’aime passionnément les animaux. Je les aime pour de vrai, pas à la manière d’Eymeric Caron qui affectionne les zèbres car ils lui rappellent les pyjamas d’Auschwitz. Je ne milite pas pour leur survie, car je ne suis pas militant par nature, je préfère l’action individuelle. J’ai recueilli des chiens, des chats, sauvé et élevé un corbeau. Les seules oeuvres humanitaires qui m’interpellent et parviennent à faire fondre mes maigres deniers les concernent, et j’avoue que j’avais hâte de connaître le sort final du cétacé. Mon coeur a même quelque peu accéléré quand j’ai appris qu’il ne se nourrissait plus et j’ai éprouvé un grand soulagement lorsque les vitamines injectées par des vétérinaires bénévoles lui ont redonné un semblant de vie.

Mais tout de même ! Chaque fois que j’appelais Tel Aviv, c’était pour m’entendre dire que les sirènes avaient de nouveau hurlé, qu’une roquette avait explosé au dessus de Netanya ou qu’une autre avait détruit un immeuble à Sderot. 1000 roquettes en 4 jours, ce n’est pas rien. Les bonnes nouvelles, heureusement, remontaient de la même manière. Israël avait pour but, dans ce conflit, de couper les têtes du serpent palestinien, et avançait de succès en succès, les chefs terroristes bien gras et bien ignobles allant rejoindre leurs 72 vierges de façon méthodique et régulière.

Khaled Mansour, à gauche. L’un des nombreux terroristes éliminés par Israël lors d’une opération de nettoyage, début aout 2022

Pendant ce temps, pour tous ceux qui écoutaient France Info, une course contre la montre se livrait avant tout pour la survie de ce pauvre béluga.

Je me suis posé la question. D’habitude, cette entité du sévice public dont les journalistes n’ont, pour la plupart, jamais mis les pieds en Judée-Samarie ni à Gaza, se repait des « actions violentes et disproportionnées » que commettrait quotidiennement l’Etat Hébreu contre la population gazaouïte innocente et défendue par l’organisation de combattants Hamas, élue démocratiquement. Pourquoi, cette fois, passaient-ils sous un silence pudique les faits et gestes impliquant Israël et leurs petits chouchous palestiniens ?

Puis j’ai compris. Israël ne se battait pas contre le Hamas, ou le Fatah, des noms que leurs propagandistes islamogauchistes pouvaient associer à une terminologie telle que « mouvement armé » « combattants » « organisation militante », voire « représentant le peuple palestinien ». L’adversaire s’appelait « Le Jihad Islamique ». Comment édulcorer, au pays des massacres du Bataclan et de la croisette niçoise, une enseigne aussi agressive ? Quoi ? Il existerait à Gaza, une organisation prônant le Jihad et s’annonçant ouvertement islamiste ?

Cachez ces saints que nos bisounours ne sauraient voir !

Mais le dieu de la désinformation était du côté de la chaine cacophonique et leur a envoyé de quoi remplir le vide abyssal des bulletins réguliers captés par l’autoradio de mon véhicule de location.

Un béluga coincé dans une écluse.

Quelle chance !

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Pierre Rehov pour Dreuz.info.

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