Publié par Jean-Patrick Grumberg le 2 août 2022
Le FMI concède que l’économie russe se porte mieux que prévu face aux sanctions collectives de l’Occident

Dans un récent rapport, le FMI affirme que l’économie russe se porte mieux que prévu malgré le barrage de sanctions que lui a imposé l’Occident collectif après le lancement de sa campagne d’opérations militaires spéciales en Ukraine.



Dans ses dernières perspectives de l’économie mondiale, le Fonds monétaire international a relevé l’estimation du PIB de la Russie pour cette année d’un remarquable 2,5 points – bien que l’estimation pour l’année est une contraction de 6%, une récession assez importante. Et retour de boomerang, l’Occident, plombé par les mauvaises décisions de Joe Biden – mais aucun média ne vous le dira – souffre presque autant.

La campagne de sanctions avait pour but de plomber l’économie de la Russie, entravant ainsi sa capacité à mener à bien son invasion de l’Ukraine.

Malgré ces sanctions, l’économie russe semble se porter bien, comme en témoigne l’estimation du PIB du pays. Selon les dernières Perspectives de l’économie mondiale du Fonds monétaire international publiées le 26 juillet 2022, cette estimation du PIB a été relevée de 2,5 %.

Le FMI a fait valoir que le ralentissement économique de la Russie n’était pas aussi grave que prévu, car « la banque centrale russe et les responsables politiques russes ont été en mesure d’éviter une panique bancaire ou un effondrement financier lorsque les sanctions ont été imposées », a déclaré Pierre-Olivier Gourinchas, économiste en chef du FMI, dans une interview à l’AFP.

En outre, M. Gourinchas a observé que la hausse des prix de l’énergie « fournit une quantité énorme de revenus à l’économie russe, » et pour cela, c’est Joe Biden qu’il faut remercier, puisque le premier jour de sa présidence, il a déclenché une attaque frontale contre l’industrie pétrolière des Etats-Unis, je l’ai maintes fois expliqué et démontré, je ne vais pas revenir dessus.

Selon son rapport le FMI,

« estime que l’économie russe s’est contractée au cours du deuxième trimestre de façon moins importante que prévu, le pétrole brut et les exportations non énergétiques ayant mieux résisté que prévu. »

Le FMI a souligné que l’Europe est confrontée à d’importantes répercussions des sanctions en raison de sa dépendance à l’égard de l’énergie russe. Press TV, l’organe de propagande russe, a rapporté que « la situation pourrait s’aggraver considérablement si Moscou interrompait les exportations de gaz vers l’Europe. »

Par ailleurs, malgré les sanctions, la « demande intérieure russe fait preuve d’une certaine résilience » grâce au soutien du gouvernement.

Un marché de détail résilient

Les détaillants mondiaux ont été confrontés cette année à des fluctuations imprévisibles de la demande des consommateurs, en raison de la sortie de la crise pandémique, ce qui a entraîné une augmentation des stocks de marchandises invendues. Ce sont les premiers signes d’une crise de l’économie de consommation. Au départ, ils ont commencé à être observés pendant la pandémie, mais maintenant, pendant la crise énergétique, ils se sont intensifiés.

En Russie, des processus similaires ont commencé à être enregistrés l’année dernière – avant le début de l’invasion. Cela s’est traduit par le fait que presque tous les principaux acteurs du marché de la vente au détail ont lancé des programmes de discount, qui se sont intensifiés de manière significative à la fin de l’année dernière – donc toujours avant l’invasion de février.

Et les sanctions prises dans ce contexte ont, paradoxalement, eu un effet positif : en raison de l’affluence de la demande du début du printemps, le niveau des stocks de tous les produits de base a fortement diminué chez les détaillants. Et cela s’est produit dans tous les secteurs.

Les consommateurs russes, selon les enquêtes que j’ai consultées – en supposant qu’elles soient honnêtes, ont exprimé un grand optimisme – les sanctions hostiles ne les effrayent pas, ce que je peux croire, connaissant un peu la mentalité de mes grands-parents. Pris ensemble, ces facteurs suggèrent que le marché de la consommation en Russie ne se dirige pas vers une récession. Ce qui, curieusement, ne peut être dit des marchés d’Europe et d’Amérique.

Cependant, l’économie de la consommation a beaucoup changé au milieu des sanctions et de la pandémie. Et pas seulement en Russie. Certains pensent que les sanctions n’ont fait que permettre à l’économie et aux consommateurs russes de faire face à cette crise un peu plus tôt que le début du marché mondial.

Il est évident, pourtant, que la Russie sera confrontée à quelques nids de poule sur la route, lorsqu’elle restructurera son économie et se tournera davantage vers l’Est pour trouver de nouveaux marchés. Sauf si l’Europe baisse son pantalon et lui rouvre ses marchés, comme elle l’a fait avec l’Iran.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

Source : https://news.yahoo.com/russia-doing-better-expected-despite-130708118.html

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