Publié par Drieu Godefridi le 3 août 2022
Les « verts » occidentaux sont-ils les pantins des régimes totalitaires ?

Après la Russie, c’est à présent la Chine qui se sert des grandes organisations écologistes occidentales comme relais de sa propagande. Une propagande dont les finalités, proprement économiques, instrumentalisent les obsessions idéologiques des écologistes.

Le financement d’organisations écologistes occidentales par le gouvernement de la Russie est allégué, depuis 2014, par des sources aussi bien informées que le Secrétaire général de l’OTAN ou l’ancienne Secrétaire d’État américaine Hillary Clinton. Ces allégations n’ont jamais été contestées, en justice, par les organisations écologistes concernées.



Il est évidemment regrettable que les éléments matériels à l’appui de ces allégations n’aient été publiés ni par l’OTAN, ni par les agences de renseignement nationales qui en sont la source. Au vu de la guerre en Ukraine et l’antagonisation de la Russie, il y a fort à parier que ce n’est plus qu’une question de temps. Le travail de sape du gouvernement de la Russie a porté sur deux dossiers : le renoncement au nucléaire, et l’interdiction du gaz de schiste. Soit les deux premières revendications des organisations écologistes depuis 20 ans.

Le cas le plus limpide est celui de l’Allemagne. En Allemagne, les principales organisations écologistes WWF, BUND et NABU ont créé une fondation ‘pour l’environnement’ avec l’entreprise Nord-Stream, qui est le visage allemand du géant gazier russe Gazprom. Cette fondation ‘écologiste’ fut dotée de 10 millions d’euros par Gazprom (sic). Des faits qui ne sont pas contestés et qui sont même revendiqués par Nord Stream/Gazprom sur son site web allemand. Les mêmes organisations écologistes accouplées à Gazprom étaient, par ailleurs et dans le même temps, de farouches opposants au nucléaire civil allemand et à l’exploitation du gaz de schiste en Europe.

C’est à présent le régime totalitaire chinois qui met à profit l’ouverture de l’information en Occident pour avancer ses intérêts. Constatant l’incroyable fécondité de l’alliance objective entre les organisations écologistes et le gouvernement de la Russie, les agences gouvernementales chinoises ont entrepris de reproduire la combinaison dans le domaine des terres rares. Citons Bloomberg :

‘Des agents pro-chinois se sont fait passer pour des résidents locaux inquiets sur les médias sociaux pour tenter de susciter des protestations contre l’ouverture de mines de terres rares aux États-Unis et au Canada, ont indiqué des chercheurs en cybersécurité dans un nouveau rapport.  Les faux comptes Twitter et Facebook ont été créés pour donner à la Chine, le plus grand producteur de minéraux de terres rares, un avantage concurrentiel, a révélé mardi la société de recherche en cybersécurité Mandiant.’ (29 juin 2022)

Le mécanisme est identique : il s’agit de présenter comme une exigence écologiste — la non-exploitation des terres rares en Occident — ce qui n’est, en réalité, que le service des intérêts économiques et géopolitiques de la Chine. De même que l’Europe doit acheter à la Russie l’énergie qu’elle s’interdit de produire; l’Occident doit et devra acheter à la Chine les terres rares qu’elle n’exploite pas en ’site propre’.

‘Les faux comptes, poursuit Bloomberg, prétendaient que l’installation de traitement <de terres rares> entraînerait des dommages environnementaux irréversibles et une contamination radioactive susceptible de provoquer des cancers et des malformations chez les nouveau-nés, selon les chercheurs de Mandiant.’ On aura reconnu les éléments de langage chers aux écologistes, avec cette façon bien à eux d’exciter les peurs et plus bas instincts.

La méthode d’infiltration-désinformation n’est pas neuve; elle était chère à l’URSS qui, déjà, mettait à profit l’ouverture de l’information en Occident. Ce qui a donné à cette manipulation, en réalité assez ‘basique’, une nouvelle actualité, et d’incroyables succès, est le surgissement et la prospérité en Occident de l’idéologie et du mouvement écologistes.

Anti-scientifique, volontiers irrationnelle, l’idéologie écologiste contemporaine se fonde sur des textes et auteurs souvent haineux (tels l’Américain Paul R. Ehrlich et l’Allemand Hans Jonas, partisan de la ‘dictature écologiste bienveillante’, sic).

À maints égards, l’idéologie écologiste s’offre comme une émotion, un cri, davantage qu’une théorie construite (alors que le marxisme était puissamment charpenté).

Ce type de passion et d’émotion est infiniment plus aisé à asservir par des intérêts étrangers, fussent-ils totalitaires, que des doctrines plus exigeantes sur le plan rationnel. Par exemple, la haine des écologistes pour l’énergie nucléaire, est si forte, qu’ils sont prêts à tout pour l’assouvir. Y compris dévaster des économies. L’Allemagne en témoignera.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Drieu Godefridi pour Dreuz.info.

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