Publié par Guy Millière le 13 août 2022
Olenivka, ou l’abjecte fuite en avant criminelle de Vladimir Poutine

Les méthodes totalitaires de l’administration Biden pourraient faire oublier l’horreur incarnée par Vladimir Poutine. Pour ce qui me concerne, je n’oublie rien. L’administration Biden est une horreur.  Poutine est un monstre.

La monstruosité de Vladimir Poutine n’est pas à démontrer, sauf pour les aveugles volontaires qui ont besoin d’admirer un dictateur assoiffé de sang pour assouvir leurs bas instincts, et pour les ennemis de la liberté à penchants fascistes.  Mais le crime commis voici quelques jours au centre pénitentiaire d’Olenivka a constitué néanmoins un nouveau sommet dans l’horreur et la perversité, et j’entends insister sur ce point, par écrit.

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Etaient enfermés là des officiers et des soldats du bataillon Azov, dépeint faussement et haineusement comme un bataillon nazi par la propagande poutinienne, que nombre de gens à l’esprit faible gobent goulument comme les crapauds gobent les mouches.

La propagande poutinienne dit depuis des semaines que ces officiers et ces soldats, coupables d’avoir opposé une résistance héroïque et acharnée aux troupes des destructeurs et des massacreurs de la ville de Marioupol, méritent au minimum la peine de mort, ce qui est absolument contraire aux conventions internationales concernant les prisonniers de guerre (mais Vladimir Poutine étant accusé désormais de tentative de génocide et de crime contre l’humanité n’en est plus à cela près). Des rapports ont établi que nombre d’entre eux avaient subi des tortures et avaient été émasculés, aux fins leur a-t-on dit, de ne pas pouvoir se reproduire. L’ambassade de Russie à Londres a publié des communiqués entérinant les actes immondes qu’on leur a fait subir. Mais cela ne suffisait pas. Il fallait les éliminer.

Cela a été fait pour les officiers de tous rangs parmi eux. Ceux-ci ont été conduits dans un bâtiment séparé dans lequel ils ont été enfermés en compagnie d’une arme thermo barique que des soldats russes ont ensuite activé. Les officiers ont été tués, d’une manière bien plus atroce que s’ils avaient été fusillés. Les armes thermo bariques aspirent l’oxygène de l’atmosphère du lieu où elles explosent, déchirent les poumons des êtres humains présents sur le lieu de l’explosion, suscitent des brûlures intenses, puis une explosion très puissante qui pulvérise les corps. Le Président Zelensky a décrit ce crime de manière pertinente en disant que “c’est un crime de guerre russe délibéré, un meurtre de masse organisé de prisonniers de guerre ukrainiens”.

Les services de renseignement américains et britanniques ont confirmé le transfert des prisonniers dans un bâtiment séparé et confirmé aussi que l’arme utilisée a été une arme thermo barique. Et il ne devrait pas y avoir de contestation possible, mais la propagande poutinienne a osé accuser les forces ukrainiennes d’avoir voulu tuer ceux qui ont été tués en utilisant un HIMARS américain. Et elle a dit que les soldats assassinés l’avaient été parce qu’ils avaient commencé à parler et à proférer des témoignages compromettants pour l’Ukraine. C’est bien sûr un tissu de mensonges, car il n’y a eu aucun tir de HIMARS sur Olenivka ; les prisonniers de guerre ukrainiens n’ont rien à cacher, et sont considérés comme des héros par le peuple ukrainien. Et le gouvernement ukrainien s’efforçait d’obtenir leur libération par le biais d’un échange de prisonniers. Ce n’est pas du tout la première fois que les services de propagande poutiniens procèdent de cette façon, et à chaque fois qu’on peut imaginer que Poutine a atteint un sommet en matière d’actes suscitant la répulsion et en matière de mensonge, on peut avoir l’impression qu’il entend se surpasser.

Je le dis depuis des semaines, et je dois le répéter, Vladimir Poutine est dans une fuite en avant fanatique, abjecte et désespérée. Il a perdu la guerre qu’il a déclenché le 24 février, et il le sait. Il ne contrôlera jamais l’Ukraine et il a perdu la possibilité de contrôler l’Ukraine en s’enlisant alentour de Kiev dès fin février et en montrant involontairement au monde que son armée était défectueuse. Il ne contrôlera pas même le Donbass, sauf s’il y laisse une armée en permanence, car la population ukrainienne ne se soumettra jamais (les actes de résistance à l’occupant sont de plus en plus nombreux). Il ne contrôlera éventuellement, peut-être, que des zones qu’il aura vidées au maximum de leur population en détruisant villes, villages, habitations, entreprises, mais contrôler un champ de ruines est inutile et coûteux, et la Russie en déclin n’en a pas les moyens financiers.

Discernant qu’il ne contrôlera jamais l’Ukraine, il s’efforce de la détruire, et il a fait bombarder des villes, des habitations civiles, des usines pendant des semaines. Il a fait tuer et fuir les populations civiles et a fait déporter vers des camps d’internement situés en Russie une population évaluée à un million d’Ukrainiens. Il a condamné cinq millions d’Ukrainiens à être des réfugiés en Europe centrale et occidentale, plus de dix pour cent de la population du pays.

Il n’a plus d’armée viable, tant le nombre de morts et de blessés est immense, et il ne parvient plus à recruter. Même dans les régions asiatiques et pauvres de la Russie, il devient difficile pour lui de trouver des gens prêts à servir de chair à canon en Ukraine et à mourir. La télévision russe a annoncé qu’il négocie le recours à des soldats nord-coréens et qu’il paierait la Corée du Nord avec des céréales L’armée russe ne gagne plus de terrain.

Poutine n’a plus assez de soldats (une armée qui a perdu plus du tiers de ses effectifs est une armée inopérante). Il n’a plus d’armement moderne et ne peut pas remplacer l’armement qu’il a perdu, faute de disposer de ce que le monde occidental et ses alliés asiatiques ne lui fournissent plus (pièces détachées, microprocesseurs).  Il lui restait l’artillerie mais il a de moins en moins de bombes : les HIMARS fournis à l’armée ukrainienne ont détruit une large partie des réserves de munition de l’armée russe. Les lignes d’approvisionnement logistique russes fonctionnement de moins en moins, car les HIMARS permettent aux Ukrainiens de les détériorer.

Tous les éléments obtenus par les services de renseignement occidentaux montrent que le moral au sein des troupes russes qui subsistent est au plus bas, et mutineries et actes d’insubordination abondent. Poutine a fait installer une part importante de l’artillerie qui lui reste dans l’enceinte de la centrale nucléaire de Zaporija, dont son armée s’est emparée il y a plusieurs semaines, et il a fait disposer des mines dans l’enceinte de la centrale. Il fait courir au monde le risque d’une catastrophe nucléaire plus grave que celle de Tchernobyl.

Imitant son maître à penser Joseph Staline, il a voulu utiliser la famine comme une arme, il a dû céder et des exportations de céréales ukrainiennes commencent à se faire depuis Odessa, mais la famine continue à planer sur des centaines de millions d’êtres humains, en Afrique subsaharienne surtout.

L’armée ukrainienne prépare une contre-offensive dans l’oblast de Donetsk (c’est pour cela que le Président Zelensky a demandé aux habitants de se retirer). Ses troupes présentes à Kherson, au nord de la Crimée sont encerclées par les forces ukrainiennes et en mauvaise posture, car une contre-offensive ukrainienne prend forme aussi alentour de Kherson.

Poutine s’efforce de fanatiser la population russe, et les chaines de télévision russes, qu’il contrôle, tiennent des discours paranoïaques, haineux, racistes, qui font penser à ceux que pouvait tenir Joseph Goebbels à la radio au temps du Troisième Reich, mais il ne parle toujours pas officiellement de guerre et ne décrète pas la mobilisation générale en Russie, ce qui montre qu’il craint que la population russe, s’il décrétait la mobilisation générale, soit agitée de forts remous.

Plus le temps passe, et plus Poutine sera en difficulté : les sanctions occidentales font effet, contrairement à ce que disent les propagandistes poutiniens. Faute de pièces détachées et de composants électroniques, des entreprises russes en nombre croissant doivent cesser de fonctionner. Plus de quatre cent mille Russes ont quitté le pays et ce sont des gens qui font partie de l’élite du pays : ils sont dans les pays baltes, en Géorgie, en Europe centrale et, pour les plus aisés, à Dubaï.

Le seul espoir que peut encore avoir Poutine est que les Occidentaux se lassent et renoncent à défendre l’Ukraine, et c’est pour cela que les propagandistes au service de la Russie insistent sur “l’inutilité des sanctions”, sur l’idée que les sanctions vont créer des difficultés insurmontables au sein de l’Europe, et que les dirigeants européens doivent y renoncer. C’est pour cela aussi que les mêmes propagandistes font courir des rumeurs infondées disant que des Ukrainiens revendent à la Russie des armes occidentales sophistiquées. C’est pour cela que les propagandistes agissant aux Etats-Unis disent que l’argent serait mieux employé aux Etats-Unis qu’en Ukraine.

La diffamation haineuse vis-à-vis de Volodymyr Zelensky est aussi une arme de propagande très utilisée. Quiconque connait la façon dont la propagande russe est fabriquée ne peut être dupe, mais Poutine compte sur les idiots utiles, nombreux dans le monde occidental. Il compte aussi sur les aveugles volontaires et sur les ennemis de la liberté à penchants fascistes, et je dois constater qu’ils sont assez nombreux en Europe, où gauchistes, communistes et membres de l’extrême droite fasciste tiennent le même discours. Il compte enfin sur les agents d’influence qu’il rémunère, et il y en a dans tous les pays occidentaux : journalistes, politiciens, commentateurs.

Amnesty International, l’organisation propalestinienne qui accuse Israël d’apartheid se montre digne de son fondateur, Sean MacBride, prix Lénine 1977 au temps de Leonid Brejnev, et a dénoncé les “crimes de guerre” censés être commis par l’armée ukrainienne: sans doute le désir de recevoir un prix Staline des mains de Vladimir Poutine, ce qui serait sans doute perçu comme un honneur par la dénommée Agnès Callamard: une femme qui s’est scandalisée de l’élimination de Qasem Soleimani, l’homme qui supervisait toutes les opérations terroristes menées au Proche-Orient par l’ignoble république islamique d’Iran et qui a déclaré l’élimination “illégale ”a toutes les qualifications requises pour plaire au dictateur criminel russe.

Il n’est pas possible de savoir combien de temps la guerre va encore durer. Poutine ne peut mener aucune offensive, mais l’Ukraine aura du mal à mener une contre-offensive vraiment décisive tant que l’administration Biden ne lui fournira pas l’armement suffisant pour cela. Peut-être le fera-t-elle pour se donner une victoire avant les élections de mi-mandat, et tenter de faire oublier qu’elle détruit les Etats-Unis et qu’elle adopte des comportements dictatoriaux très inquiétants. Elle soutient l’Ukraine à contre cœur, et seul le fait que Poutine ait raté son invasion et sa tentative de renversement de Volodimir Zelensky explique qu’elle en soit venue à soutenir l’Ukraine. Mais tout en soutenant l’Ukraine à contre cœur, elle pourrait faire d’une victoire en Ukraine un argument électoral. Les dirigeantes d’Europe occidentales sont, à l’exception des dirigeants britanniques, des dirigeants de gauche qui préfèrent l‘apaisement à la démonstration de force, et ils constituent ce que Lénine appelait le maillon faible. A l’exception du collaborationniste Viktor Orban, les dirigeantes d’Europe centrales ont davantage de lucidité et de dignité.

Poutine a perdu la guerre, et la Russie va régresser économiquement à un degré considérable, la population russe va subir la régression et la subit déjà. L’Ukraine n’a pas gagné la guerre, et sa reconstruction va coûter une somme considérable. Les conséquences négatives pour l’Europe vont se faire sentir des années durant.

L’Europe paie l’aveuglement de ses dirigeants, qui n’ont pas voulu comprendre que se placer en dépendance d’un dictateur criminel peut avoir de lourdes conséquences.  Les discours lucides en Europe se font rares. L’Europe est tout au bord du crépuscule.

Le monde entier paie le renversement de Donald Trump par un coup d’état rampant aux États-Unis, et tous ceux qui ont été heureux de voir l’installation de l’administration Biden à la Maison Blanche sont, je l’espère pour eux, satisfaits du résultat, et ils continuent d’ailleurs à cracher sur Trump. La guerre de Poutine contre l’Ukraine n’est que l’un des volets du chaos planétaire enclenché grâce à l’administration Biden. Tous les détails figureront dans mon prochain livre.

Il n’est pas possible de savoir quand la guerre lancée par Poutine va s’achever, ou comment elle va s’achever, non. Ce qui est certain est que Poutine est un dictateur atroce.

Un jugement par un tribunal international s’imposera et aura lieu. Les dossiers contenant les preuves à charge se font de plus en plus épais.

L’horreur de ce qui a été perpétré au centre pénitentiaire d’Olenivka est venue s’ajouter, et on peut ajouter à la liste ce que fait Poutine à la centrale nucléaire de Zaporija (aux dernières nouvelles, Poutine voudrait détourner sa production pour alimenter la Russie en électricité), les vols massifs de blé ukrainien par l’armée russe. Le procès contre Poutine sera un procès pour crimes de guerre, crime contre l’humanité, et tentative de génocide.

Que les aveugles volontaires, les admirateurs d’un dictateur assoiffé de sang voulant assouvir leurs bas instincts et les ennemis de la liberté à penchants fascistes continuent à admirer Poutine ou à lui trouver des excuses ne peut que continuer à susciter mon dégoût. 

Si Trump était resté à la Maison Blanche, rien de tout cela ne se serait passé, et si Trump revenait maintenant à la Maison Blanche, la guerre s’arrêterait très vite. Il ne faut pas le dire en France et ailleurs en Europe occidentale, bien sûr…

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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