Publié par Jean-Patrick Grumberg le 1 août 2022
Quand un juge de la Cour suprême américaine se paye la tête d’Emmanuel Macron

Le célèbre juge conservateur à la Cour suprême Samuel Alito a donné une leçon bien méritée à l’arrogant président Emmanuel Macron, et à d’autres dirigeants qui, comme lui, se sont habitués au cirage de pompes des médias.

Dreuz a besoin de votre soutien financier. Pour soutenir Dreuz.info, cliquez sur ce bouton :



Dans son premier commentaire public depuis la décision d’annuler l’arrêt Roe v. Wade, une décision de la Cour suprême de 1973, qui avait – par erreur – conclu que l’avortement était un droit protégé par la Cour suprême, redonnant à ce grand sujet de société sa noble place démocratique en laissant les citoyens de chaque Etat décider, le juge Samuel Alito s’est moqué de plusieurs dirigeants mondiaux, dont Emmanuel Macron, qui ont critiqué la décision parce qu’ils n’ont rien compris.

Petite leçon de droit américain à l’attention du « spécialiste » président Macron, dont les conseillers lui liront cet extrait :

Aux États-Unis, le droit à l’avortement est désormais décidé de manière démocratique par chaque État, alors que précédemment, en raison de l’arrêt Roe, les citoyens américains avaient perdu le droit de vote sur ce sujet, l’Etat fédéral ayant confisqué la décision – en infraction avec la Constitution.

Certains Etats conservateurs ont désormais fortement limité l’avortement, comme le Texas ou l’Oklahoma, suite à des votes législatifs qui étaient bloqués en attende de la décision de la Cour suprême, tandis que d’autres l’ont très largement étendu, proposant, pour la Californie, l’avortement gratuit même à des femmes qui ne vivent pas dans l’Etat, et donc n’y payent pas leurs impôts, ou New York, qui autorise l’avortement jusqu’au dernier jour du 9e mois si les conditions médicales l’exigent.

Alito rappelle que la liberté religieuse est sous attaque

Alito s’en est pris au Président français Emmanuel Macron, au Premier ministre canadien Justin Trudeau, au Premier ministre britannique Boris Johnson, et au Prince Harry.

«C’est, je pense, la seule décision de la Cour suprême dans toute l’histoire de cette institution qui a été fustigée par toute une série de dirigeants étrangers, qui se sentaient particulièrement à l’aise pour commenter la loi américaine», a-t-il déclaré, déclenchant l’hilarité du public.

«L’un d’entre eux était Boris Johnson, mais il en a payé le prix » (en référence au Premier ministre britannique contraint à la démission).

Son discours a été prononcé le 21 juillet lors d’une conférence sur la liberté religieuse dans une faculté de droit à Rome, et la vidéo a été mise en ligne jeudi.

« Le problème qui se profile n’est pas seulement l’indifférence à l’égard de la religion, ce n’est pas seulement l’ignorance à propos de la religion, Il y a aussi une hostilité croissante à l’égard de la religion, ou du moins des croyances religieuses traditionnelles, qui sont contraires au nouveau code moral qui a le vent en poupe dans certains secteurs.

Alito a ajouté qu’il se demandait « ce que les historiens pourraient dire, dans des siècles, de la contribution des États-Unis à la civilisation mondiale. J’espère qu’ils diront que notre pays, après bien des hauts et des bas, a fini par montrer au monde qu’il est possible d’avoir une société stable et prospère dans laquelle des personnes de confessions diverses vivent et travaillent ensemble de manière harmonieuse et productive tout en conservant leurs propres croyances. Il s’agit là d’un véritable accomplissement historique ».

Mais « aucune réalisation humaine n’est jamais permanente », a-t-il ajouté, et « nous ne pouvons pas … supposer que la liberté religieuse dont nous jouissons aujourd’hui … durera toujours. La liberté religieuse est fragile. »

Conclusion

La Cour suprême n’est pas un organe politique, et conformément à la séparation des pouvoirs, son rôle n’est pas de faire les lois que la gauche n’a pas parvenue à faire voter au Congrès. Les médias ne l’avouent jamais, mais cela reste définitivement le souhait non déclaré de la gauche américaine. Le rôle de la Cour suprême est ni plus ni moins de dire si les lois et décrets sont conformes à la constitution des Etats-Unis. Et si le parti Démocrate veut que cela change, qu’il soumette son projet au Congrès, qui votera.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

Inscrivez-vous gratuitement pour recevoir chaque jour notre newsletter dans votre boîte de réception

Si vous êtes chez Orange, Wanadoo, Free etc, ils bloquent notre newsletter. Prenez un compte chez Protonmail, qui protège votre anonymat

Dreuz ne spam pas ! Votre adresse email n'est ni vendue, louée ou confiée à quiconque. L'inscription est gratuite et ouverte à tous

0
Merci de nous apporter votre commentairex