Publié par Jean-Patrick Grumberg le 23 septembre 2022
C’est dans leur ADN : les communistes chinois ont créé 110 centres de police secrète dans le monde, dont 36 rien qu’en Europe

Aucun citoyen au monde n’accepterait librement de vivre dans un régime communiste s’il en avait le choix : le communisme est un enfer, mais son procès, comme celui du nazisme, n’aura pas lieu, il est protégé par les intellectuels et la presse.

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La Chine a ouvert des postes de police non officiels à Paris, à Londres, à Madrid et ailleurs dans le monde, dans le cadre d’un réseau en pleine expansion de bureaux du Parti communiste, destiné à traquer et à faire chanter des citoyens chinois pour les forcer à rentrer chez eux. Ces « centres de services de police à l’étranger » secrets se situent dans des restaurants et des magasins chinois du Royaume-Uni, des associations en France, a rapporté The Telegraph.

Au total, le Parti communiste chinois gère 110 centres de police en dehors de la Chine, dont 36 rien qu’en Europe. L’un d’eux, à Londres, se présente comme une société immobilière, tandis que celui de Glasgow opère depuis un restaurant chinois.

L’expansion de ces postes de police à l’étranger est une manière d’atteindre et de harceler les dissidents politiques de la Chine sur le sol étranger. Certains exilés politiques affirment même que la Chine abusent de l’agence Interpol pour ramener des dissidents, y compris des ressortissants étrangers, affirme The Telegraph.

Alors que les « stations » disent aider les voyageurs chinois à remplir leurs papiers, des chercheurs ont découvert qu’elles « traquent et font chanter des citoyens chinois pour les forcer à rentrer chez eux. » Selon l’organisation de défense des droits de l’homme Safeguard Defenders, l’activité des centres « se déroule en toute discrétion », à l’insu de la police locale et du public.

  • Un centre de cette police secrète opère également à New York, selon le rapport de Safeguard Defenders.
  • Les agents d’un centre situé à Madrid ont traqué un Chinois de l’étranger et l’ont forcé à participer à « un appel vidéo avec des agents de la sécurité publique et un procureur » en Chine.
  • En France, la police communiste chinoise opère depuis le site de la Fédération de l’industrie et du commerce du Fujian français et la Shiyi Hometown Association à Fuzhou, pour les affaires chinoises à l’étranger de la police de Fuzhou.

La police secrète fait également du chantage sur des personnes pour qu’elles retournent en Chine en « menaçant de couper l’électricité dans les foyers des familles » restées en Chine, et en « restreignant l’accès de leurs enfants aux écoles publiques ».

En faisant chanter les citoyens chinois de l’étranger au lieu de « suivre une procédure d’extradition formelle », Pékin cache ainsi – c’est l’autre aspect pervers de cette opération de surveillance – une partie « de son bilan en matière de droits de l’homme », selon le rapport Safeguard Defenders.

Lorsque le Telegraph a contacté un de ces centres à Londres, un employé a menti, affirmant que le poste de police n’aidait que les « Chinois de l’étranger à prolonger leur permis de conduire chinois et à organiser les contrôles médicaux nécessaires ». Au moins, il n’a pas nié l’existence de ces postes de police, dont on sait que d’autres pays autoritaires possèdent des variantes : l’Iran, notamment, a des espions un peu partout qui traquent les dissidents. La différence est qu’ils procèdent comme le font les musulmans – voir l’attentat déjoué de Villepinte, qui visait l’opposition iranienne en France en juillet 2018, ou les assassinats ciblés à l’étranger.

Les cellules communistes policières sont affiliées au United Front Work Department, une organisation du Parti communiste qui entretient des liens étroits avec l’administration Biden – sans surprise : Obama, c’était les Frères musulmans, Biden, ce sont les communistes. John Podesta, par exemple, ancien directeur de campagne d’Hillary Clinton, impliqué dans la fausse affaire de collusion de Trump avec la Russie, mais n’a jamais été inculpé parce qu’il est Démocrate et fait partie du marécage puant de Washington, et a même été repris par l’administration Biden à un poste important à l’Energie, a beaucoup travaillé avec cette organisation. Le fils du président, Hunter Biden, a aidé un groupe du United Front Work Department à s’implanter aux États-Unis, selon le Washington Free Beacon.

Conclusion

Pour une fois, on peut réellement parler d’une véritable conspiration à l’échelle mondiale. Pourtant, les Usual Suspects – je veux parler des simplets conspirationnistes qui défendent que la terre est plate, que l’homme n’est jamais allé sur la lune, que les chemtrails nous rendent imberbes, que les vaccins nous transforment en mutants (OK : ça a marché pour moi, je suis devenu un loup-garou), ou encore que 9/11 n’a pas été l’œuvre des islamistes mais des juifs – pour une fois qu’il y a vraiment de quoi s’inquiéter, ils restent totalement silencieux, ce qui me permet de mettre en doute la sincérité de leur combat à la noix.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

Sources :

  1. https://www.telegraph.co.uk/world-news/2022/09/14/china-opens-unofficial-police-stations-britain-hunt-people-return/
  2. https://safeguarddefenders.com/sites/default/files/pdf/110%20Overseas.pdf
  3. https://www.telegraph.co.uk/news/2022/01/29/china-may-using-interpol-target-dissidents-political-opponents/

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