Publié par Magali Marc le 13 septembre 2022
Donald Trump sera différent en 2024

En 2016, Donald Trump était un homme d’affaires qui supposait, à tort, qu’une fois qu’il aurait pris ses fonctions, les bureaucrates allaient lui obéir, ce qu’il avait l’habitude de voir lorsqu’il achetait une entreprise. C’était une des erreurs qu’il ne commettra pas s’il est réélu en 2024.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Thomas Buckley, paru sur le site d’American Thinker, le 12 septembre.

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Trump 2020 vs. Trump 2024 : Les différences auxquelles ont peut s’attendre

Si Donald Trump se représente aux élections de 2024, certains obstacles seront les mêmes qu’en 2020, d’autres seront différents, d’autres encore dépendront des caprices toujours changeants du paysage politique, et d’autres enfin dépendront entièrement du fait qu’il fasse ce qu’il fait de mieux tout en évitant ce qu’il fait de pire.

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Pour commencer, il y aura les questions de poursuites judiciaires à son encontre.

En dépit de l’absurdité totale de ces attaques, Marc Elias et sa horde d’avocats démocrates contesteront la capacité de Donald Trump à servir sur la base de sa participation à la prétendue « insurrection » du 6 janvier 2021. (L’une des raisons pour lesquelles le terme d' »insurrection » sera utilisé, littéralement et figurativement, ad nauseam, dans le rapport de la Commission du 6 Janvier sera de donner une mince couche de crédibilité à cette affirmation).

Ces attaques auront lieu à tous les niveaux du système judiciaire : local, étatique et fédéral (les échauffements ont déjà commencé), au moins pour infliger des dommages politiques, si ce n’est pour créer un obstacle juridique à sa candidature. Contrairement à la réaction plutôt apathique du GOP devant les changements de la loi électorale promulguée en 2020, elles devront être confrontées directement.

Ces efforts sur le plan juridique fonctionneront main dans la main avec le concours des suspects habituels de l’État profond qui coulent comme des passoires tout ce qui pourrait nuire à sa candidature.

Bien que presque toutes les fuites se soient révélées comme étant fausses jusqu’à présent et que la crédibilité de l’appareil de sécurité nationale soit devenu un toast brûlé, tombé du côté beurré, cela n’empêchera pas les fausses informations d’être joyeusement diffusées.

Des nouvelles du genre : « Les hommes de Trump à Mar-a-Lago ; le FBI trouve des preuves de l’existence d’une installation de clonage destinée à inventer des électeurs dans les États-pivots », feront les gros titres du Washington Post… enfin, peut-être pas exactement cela, mais dans le même genre.

Ce qui va aller à l’encontre de ce type d’attaque médiatique, c’est le simple fait que les temps changent et changeront encore plus au cours des deux prochaines années.

Même les stratèges démocrates comprennent que les mensonges ont été si évidemment faux qu’ils ne peuvent que toucher de façon marginale quelques électeurs pro-Trump (bien qu’il y ait de fortes chances qu’il y ait eu au moins 40 000 Blancs qui n’ont pas pu se résoudre à voter pour lui en 2020 parce qu’on leur a dit que cela signifiait qu’ils étaient racistes).

Les mensonges ne sont vraiment efficaces que lorsqu’il s’agit d’influencer le vote des électeurs de la base qui se présentent aux urnes pour voter démocrate, alors qu’ils sont perdus dans un brouillard de peur instinctive.

Il est également vrai que les Big Tech vont mettre leur pouce – que dis-je ? – ils vont mettre leurs bras ainsi que des millions de dollars et des milliards de clics afin de peser sur la balance électorale.

Toutefois, la méfiance – et la conscience – du public à l’égard de ces activités s’accroît, de sorte que le pouce des Big Tech ne pourra pas peser de façon aussi décisive en 2024.

Autrement dit, l’astuce qui consistait à bloquer les reportages concernant le portable de Hunter Binden – qui, même avec les règles de vote totalement non sécurisées en place, a incontestablement changé le résultat de l’élection de 2020 – sera plus difficile à réaliser.

D’un point de vue stratégique, Donald Trump peut toujours se présenter comme un outsider, même s’il a déjà occupé le poste le plus confidentiel de la planète. Mais si des candidats pour la nomination se présentent contre lui lors des primaires, il perdra l’une de ses tactiques les plus efficaces de 2016.

Contrairement à toutes les batailles d’investiture habituelles où le candidat peut dire : « Je suis meilleur que les autres parce que … », Donald Trump a éliminé ses adversaires un par un. Jeb Bush, puis Marco Rubio, puis Ted Cruz, ont tous été victimes de cette stratégie qui lui a permis d’être le dernier homme debout.

Ce concept – brillant et basé sur la personnalité de Donald Trump, qui n’a pas froid aux yeux – sera difficile à appliquer dans un champ plus restreint.

Quant à la question de la personnalité, Donald Trump a été élu en 2016 parce qu’il était Trump.

Comme indiqué ci-dessus, aucun autre candidat n’a utilisé la même stratégie, n’a saisi la véritable sensation du moment et de l’ambiance, ou n’a pu mieux représenter l’inquiétude croissante des Américains qui craignaient que les choses ne tournent très mal.

Il a échoué (peut-être) en 2020, en partie à cause des mêmes problèmes de personnalité, et même là, de justesse, un exploit étonnant pour une personne qui a été diabolisée par tous les grands médias sans arrêt pendant cinq années consécutives.

Les sondages réalisés à la sortie des bureaux de vote ont montré que si n’importe quel autre être humain avait fait exactement ce qu’il avait réalisé en tant que président, il aurait été facilement réélu, même avec le coronavirus et le changement dégoûtant et réellement menaçant pour la démocratie des règles de vote.

Cette personnalité – lorsqu’il l’écoutait – l’a parfois bien servi dans ses fonctions.

L’opération « Warp Speed » a incarné l’attitude de Trump consistant à « envoyer des torpilles au diable » et a été un franc succès. Il ne s’est trompé que lorsqu’il a écouté les médecins officiels du gouvernement (Fauci, Birx, etc.).

Comme la plupart d’entre nous, avant le coronavirus, il faisait probablement confiance aux « scientifiques » qui devaient s’appliquer à faire les choses correctement, ayant l’expérience appropriée, et qui auraient dû éviter que des facteurs étrangers comme la politique n’interviennent dans leur processus décisionnel.

Ne pas les avoir mis de côté en faveur d’une approche de type Déclaration de Great Barrington * de 2020 a été une erreur involontaire. À un moment où il aurait dû suivre son instinct, il a suivi sa tête…

Une autre erreur liée à sa personnalité a été de supposer qu’une fois qu’il aurait pris ses fonctions, les gens allaient faire ce qu’il dit , comme c’est le cas lorsqu’il achète une entreprise, un terrain ou autre.

Cette hypothèse a mis sa présidence à genoux dès le début, une erreur qu’il ne commettra certainement pas s’il est élu en 2024.

Cette question a également eu un impact sur sa présidence d’une autre manière : il n’était pas du tout préparé pour sa fonction.

Contrairement à lui, la campagne électorale de Hillary Clinton avait dépensé des dizaines de millions de dollars – de l’argent qu’elle aurait dû consacrer à des publicités télévisées dans le Wisconsin – afin de mettre en place son administration des mois avant le vote réel (alors qu’elle – et tant d’autres – pensait que le vote ne serait qu’une simple formalité).

Hillary a agi ainsi en partie à cause de la sagesse conventionnelle, en partie parce qu’elle est un peu une maniaque du contrôle, et en partie parce qu’elle ne voulait en aucun cas qu’il reste des gens d’Obama dans son administration.

Elle n’avait pas oublié qu’il l’avait battue, lui enlevant les huit années de présidence qui lui revenaient de droit, et elle voulait être absolument sûre qu’il n’y avait pas d’odeur persistante – ou d’opposition interne – de la part des serviteurs adorateurs d’Obama.

Donald Trump n’a rien fait de tel parce qu’il n’avait pas vraiment compris la profondeur du pouvoir de la bureaucratie nommée et/ou permanente, et qu’il a été confronté à un radeau hostile et totalement déloyal de personnes dont il était en théorie censé dépendre.

Il est tout à fait possible que son personnel de campagne électorale n’ait pas été mieux préparé parce qu’il était concentré ailleurs, ou même peut-être parce qu’il pensait qu’il ne gagnerait pas.

Mais le problème subsiste encore aujourd’hui.

Lors de sa campagne, il avait promis de détruire l’État profond, et les bureaucrates l’avaient remarqué. Les hypothèques, les écoles privées pour les enfants, les bonnes invitations à des brunchs, l’acceptation sociétale et le pouvoir personnel de ses habitants étaient directement et réellement – pas existentiellement – menacés par lui, et ils ont réagi comme on pouvait s’y attendre.

À l’approche de 2024, Donald Trump devra avoir un plan concret et réalisable pour faire réellement le travail qu’il a promis de faire en 2016.

Lorsque l’on vise à tuer un roi, on ne doit pas le rater.

Il s’est également heurté au problème de la véracité de la phrase souvent citée selon laquelle ses partisans le prennent au sérieux, mais pas littéralement, tandis que ses adversaires le prennent au sens littéral, mais pas au sérieux.

Lors de sa deuxième campagne – et de son deuxième mandat – il devra comprendre cela et adapter son message en conséquence (même si, quoi qu’il arrive, les médias continueront à battre leur tambour psychotique, et les NeverTrumpers n’abandonneront jamais).

En d’autres termes, s’il a de bons avocats, de bons conseils, de bons renseignements sur l’opposition bien ancrée et de bonnes personnes pour l’aider à se préparer à reprendre le pouvoir, il pourrait avoir plus qu’une très, très bonne chance de s’installer à nouveau au 1600 Pennsylvania Avenue.

Oh, et une suggestion – le 21 janvier 2025, n’oubliez pas de tout déclassifier.

* La Déclaration de Great Barrington a été faite en octobre 2020 par des épidémiologistes experts en maladies infectieuses et des scientifiques de la santé publique qui se disaient gravement préoccupés par les effets néfastes sur la santé physique et mentale des politiques COVID-19 en vigueur. Ils recommandaient l’adoption d’une approche de protection ciblée.(https://gbdeclaration.org/)

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source : Americanthinker

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