Publié par Jean-Patrick Grumberg le 26 septembre 2022
La Suède vient d’élire un gouvernement de droite. 500 attentats à la bombe depuis 2018 y seraient-ils pour quelque chose ?

Jeudi 22 septembre, les Suédois se sont réveillés avec une information d’un genre devenu trop familier : Pendant la nuit, de puissantes bombes ont explosé dans des immeubles d’habitation dans deux villes du sud de la Suède.

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Une personne a été gravement blessée à Åstorp, où un témoin a déclaré à la presse : « Les gens criaient et pleuraient. Cela semblait tellement irréel ». Un habitant a raconté à Radio Suède que son enfant de 7 ans était entré en courant dans sa chambre en criant, alors que l’explosion faisait trembler leur appartement.

À Helsingborg, l’explosion était si puissante que, selon la police, des voitures garées à proximité ont été détruites. On ne sait toujours pas si les attentats à la bombe sont liés les uns aux autres, ni qui en est à l’origine.

Depuis 2018, il y a eu près de 500 attentats à la bombe – oui, des attentats à la bombe – dans ce qui est reconnu comme l’une des sociétés les plus stables, les plus polies, les plus policées et les plus socialement éduquées du monde.

Mais je vous rassure, les attentats à la bombe ne sont pas la seule raison pour laquelle un gouvernement de droite a été élu. Il y a aussi les fusillades…

La Suède compte environ 10 millions d’habitants. Elle a le nombre le plus élevé de fusillades mortelles par habitant parmi 22 pays européens.

  • Quarante-sept personnes ont été tuées par balle depuis le début de l’année, un chiffre extrême pour l’Europe, un chiffre hallucinant pour la Suède.

Bien entendu, c’est sans rapport avec l’immigration. Je m’explique

  • Selon le journal Dagens Nyheter, 85 % des suspects de fusillade sont des immigrants de première ou de deuxième génération, les quartiers d’immigrants étant devenus des foyers de criminalité des gangs.
  • Le commissaire de la police nationale, Anders Thornberg, a décrit la violence comme « un type de brutalité totalement différent de ce que nous avons vu auparavant ».
  • Son adjoint, Mats Löfving, affirme que 40 clans criminels effectuent désormais des opérations dans tout le pays.
  • Les « vols d’humiliation », qui ciblent les enfants et les jeunes et au cours desquels les victimes subissent des traitements dégradants de la part des agresseurs, comme le fait d’uriner sur eux, répandent la peur.
  • Rien que la semaine, quatre hommes ont été condamnés pour avoir volé, battu et uriné sur un jeune de 18 ans, qui a également été filmé par ses bourreaux.

Ces indications vous disent que les coupables sont les immigrants, essentiellement des musulmans. Et bien non. Les médias, le gouvernement, les ONG, ont tambouriné pendant 20 ans que l’immigration n’a rien à voir avec la violence, et que tenir ce discours était une déviance d’extrême droite raciste et islamophobe.

Donc les Suédois ont dit : « c’est sans rapport avec l’immigration ».

Cependant, ce n’est pas ce qu’ils pensent. Aussi, pour la première fois, la criminalité est apparue comme une priorité absolue pour les électeurs avant les élections générales du week-end dernier. Et il ne s’agissait pas de « sentiment d’insécurité » comme ils disent, mais d’insécurité pure et dure, concrète. Les Suédois ont peur, ils ont raison, et ils ont clairement exprimé leurs craintes dimanche, en accordant plus de 20 % des voix au parti anti-immigration du pays – qui ne renverra pas les musulmans chez eux, évidemment : le problème est là, et il restera.

  • Les démocrates suédois, ou SD, qui applaudissent la présence de ces migrants comme une très belle réussite et un accomplissement humanitaire majeur, et professent l’idée contre nature de frontières ouvertes, sont désormais le deuxième parti le plus important au Parlement. C’est beaucoup, c’est bien trop, mais comme dit l’adage : comme on fait son lit, on se couche.
  • Le plus grand parti du bloc de droite a obtenu plus de voix que le parti de centre-droit plus traditionnel, qui n’a de droite que le nom.

Comment l’électorat suédois, réputé progressiste, a-t-il accueilli un parti qui a ses racines à l’extrême droite ? En un mot : le déni.

  • En réponse aux problèmes croissants de la Suède en matière de violence des gangs et d’agitation sociale dans les banlieues d’immigrants, la stratégie du gouvernement a consisté pendant de nombreuses années à nier. Tout. Et surtout la gravité croissante de la situation.
  • Entre-temps, les personnes qui ont d’abord remarqué, puis subi le problème – beaucoup appartenant à la classe ouvrière car ils vivent dans les mêmes quartiers défavorisés que les migrants – et qui ont parlé de l’insécurité ont été accusés de racisme, de xénophobie, d’islamophobie par les principaux politiciens, la presse grand public et les élites culturelles. Alors ils se sont tuent. Certains ont même eu honte d’avoir ces pensées.
  • Un seul parti politique ne leur a pas craché dessus : le SD.
  • Et d’élection en élection, ils ont gagné de plus en plus de soutien populaire.

C’est l’histoire de tous les pays d’Europe de l’Ouest. Les dirigeants ne veulent pas, ou ne peuvent pas, ou n’osent pas, ou ne savent pas comment affronter et régler les problèmes qu’ils ont créés, alors ils nient. Et le public est assez stupide – c’est la partie du récit que j’aime personnellement le plus – la stupidité du public qui vote sa perte en se croyant malin, et en pensant voter au mieux de ses intérêts.

Là où je démontre que le nombre de migrants est un trompe-l’œil

  • La population suédoise née à l’étranger a doublé depuis 2000 pour atteindre 20 %.
  • Aucun autre pays n’a accueilli plus d’immigrants par habitant lors de la vague migratoire de 2015 – en provenance de pays comme la Syrie, l’Irak et l’Afghanistan.
  • Près de 23 % des adultes suédois sont nés à l’étranger.
  • La plupart des demandeurs d’asile ont été des hommes.
  • En 2015, par exemple, 70 pour cent des personnes cherchant « refuge » en Suède étaient des hommes.
  • Et ça fait toujours 500 attentats à la bombe et un record d’attaques par arme à feu. Sans compter les viols.

Ma participation au politiquement correct

Il faut ici nuancer les choses, et déclarer, c’est important, que de nombreux immigrants se sont bien intégrés dans la société suédoise.

Fin de participation au politiquement correct

On s’en fiche, que de nombreux immigrants se soient bien intégrés dans la société suédoise : c’est la moindre des choses que l’on est en droit d’attendre d’un migrant, qu’il s’intègre, qu’il remercie le pays qui lui a ouvert les bras en participant, en contribuant, à la vie du pays tel qu’il est. Dire que de nombreux immigrants se sont bien intégrés dans la société suédoise, c’est du racisme : les migrants italiens s’intègrent bien, les Espagnols et les Portugais aussi. Insister que les musulmans s’intègrent bien, c’est reconnaître qu’il s’agit d’une anomalie. Qu’ils n’en sont pas capables – sauf exception. Et entre-nous, je suis d’accord avec ça : leur pays d’origine est la preuve qu’ils sont à la traîne sur tout.

La plupart d’entre-eux ont recréé dans les banlieues leur environnement naturel

Un des éléments de la panoplie argumentaire de la gauche – un argument totalement mensonger de plus – est de dire que les migrants sont victimes de discrimination, la preuve, leur taux de chômage est élevé, donc ils se résolvent à commettre des actes violents pour survivre. Et si c’était l’inverse ?

Je vous épargne le suspens : c’est l’inverse.

  • Pour commencer, les migrants n’ont pas d’éducation, pas de formation.
  • Ensuite, ils sont racistes. Ils n’aiment pas les Blancs.
  • S’ils sont un peu pratiquants et qu’ils fréquentent un peu la mosquée, ils vomissent les Suédois et leur mode de vie « dépravée » selon les lois de l’islam.
  • De plus, ils n’ont pas le bien-être de leur famille, et encore moins de la collectivité dans leur ADN. Ils ne s’intéressent pas ce que leurs enfants soient mieux éduqués, comme mes grands-parents ou les émigrés asiatiques, qui n’ont qu’une idée en tête : offrir la meilleure éducation possible à leurs enfants pour qu’ils s’en sortent et vivent bien dans le pays d’accueil – même s’ils ne s’intègrent jamais, comme les Chinois.
  • Résultat, le chômage est extrêmement élevé, et la criminalité explosive.

    Dans un quartier comme Rosengård, à Malmö, que j’ai bien connu et qui était adorablement accueillant, le taux de chômage des adultes est supérieur à 50 % – j’ai bien dit des adultes. Et 21 % des ménages dépendent de l’aide sociale.

La Suède l’un des États-providence les plus généreux au monde

Ne le dites pas à un gauchiste : la loi de cause à effet existe.

Dans ces quartiers éprouvés par la violence, le trafic de drogue, la malédiction islamique, et marqués par un taux de chômage élevé, les gens ne manquent de pas grand-chose.

  • Les soins de santé n’ont qu’un coût symbolique.
  • Les soins dentaires sont gratuits pour les moins de 19 ans.
  • Les écoles et les universités sont gratuites.
  • La couverture des services sociaux est universelle.
  • Et je n’ai pas besoin d’être grand devin pour supposer que tous les jeunes ont un iPhone dernier modèle et des chaussures Nike.

Pourtant, la police s’efforce de maintenir le contrôle de quelque 60 quartiers à majorité d’immigrés – officiellement qualifiés de « zones vulnérables ».

Zones de non-droit

J’ai toujours douté de cette expression, zone de non-droit. Il y a des droits, dans ces quartiers. C’est la loi du plus fort, le droit du plus violent, le mieux armé, et du gang le plus puissant. Zone vulnérable est pire encore. Si l’on voulait se creuser un peu, on pourrait envisager les expressions suivantes, mieux adaptées :

  • Territoires occupés,
  • Quartiers interdits,
  • Zones dangereuses,
  • Territoires des gangs,
  • Zones de conflit,
  • Petit Irak, etc.

Dans ces quartiers, les gangs et les clans imposent leur autorité à la place de l’État. Ils décident qui entre et qui n’entre pas.

  • A Gottsunda, dans la ville universitaire d’Uppsala, le service postal a dû annuler des livraisons pour des raisons de sécurité : les gangs avaient décidé que les postiers n’entreraient pas, et ils ne sont pas entrés.
  • UPS a temporairement cessé de livrer des colis à Rosengård en 2019 pour les mêmes raisons.
  • En janvier, la télévision publique suédoise, SVT, s’est rendue dans le quartier de Tjärna Ängar à Borlänge.

    Les gangs ne voulaient pas.

    Ils ont été la cible de jets de pierres dès leur première nuit et ont été accueillis par cette demande : « Ne dites pas de mal de Tjärna Ängar. »

    Deux ans plus tôt, le marchand ambulant de crèmes glacées avait annulé son arrêt à Tjärna Ängar pour sauver sa peau, et son gagne-pain.
  • Les livraisons de journaux tôt le matin ont été annulées pour la même raison : les gangs décident qui entre et qui n’entre pas, et l’Etat est au pas. L’Etat se met au pas, obéit aux gangs – il n’y a pas d’autres mots – en niant les problèmes.
  • Dans certains coins de la banlieue de Tensta à Stockholm, le stationnement a été un chaos pendant neuf mois entre 2016 et 2017 : les gangs attaquaient les agents de la circulation.
  • Et preuve que l’Etat a reculé : les ambulanciers et les pompiers. Ils doivent attendre une escorte policière avant de pénétrer dans ces zones de guerre.

« Je sais que c’est sensible et controversé », a déclaré Gordon Grattidge, responsable du syndicat des ambulanciers, lors d’une interview en 2017. « Sensible », comme c’est joliment dit, ne trouvez-vous pas ? « Mais pour nous, c’est vraiment un non-lieu car nous avons des directives pour ne pas aller dans des situations dangereuses ».

Un autre ambulancier a déclaré à la presse l’année dernière :

« Comme nous travaillons dans des zones vulnérables, nous savons à quel point certaines personnes n’ont aucun respect pour la vie des autres. Ils se fichent éperdument que nous soyons des ambulanciers. »

Et bien-sûr, il y a toujours les attentats à la bombe

L’utilisation d’explosifs par les bandes criminelles suédoises a atteint des niveaux que la police a décrits comme uniques, non seulement pour la Suède, non seulement pour l’Europe, mais pour tout pays du monde – sauf ceux qui sont en guerre.

Il y a quelques années, les grenades à main ont commencé à faire leur apparition parmi les gangs criminels. Désormais, les bombes sont souvent des engins explosifs improvisés de fabrication artisanale.

La plupart des attentats à la bombe ne sont jamais portés devant les tribunaux – les preuves sont littéralement détruites et un fort code du silence est imposé par les gangs suédois.

Des journalistes ont examiné les quelques verdicts entre janvier 2018 et janvier 2020 – 20 explosions impliquant 32 auteurs – ils ont trouvé des motifs comme la tentative de meurtre, l’extorsion, en passant par la vengeance pour infidélité. Ils ont également noté que toutes les explosions ne sont pas liées à la scène des gangs, même si la plupart le sont.

Bonne nouvelle : les attentats à la bombe, pour l’instant, ne visent pas trop les individus

Les attentats à la bombe ont principalement visé des cibles telles que des voitures et des bâtiments – plutôt que des individus, ce qui explique qu’il n’y ait pas eu plus de décès.

Parmi les victimes, on compte, parmi les dommages collatéraux qui sont acceptés par les médias pour ne pas blâmer les musulmans :

  • une fillette de 4 ans tuée dans un attentat à la voiture piégée à Göteborg (2015),
  • un garçon de 8 ans qui dormait lorsqu’une grenade à main a été lancée dans l’appartement où il se trouvait à Göteborg (2016)
  • un homme de 63 ans qui a ramassé une grenade à main gisant dans la rue dans la banlieue de Stockholm, pensant qu’il s’agissait d’un jouet (2018).
  • une étudiante de 23 ans de la ville universitaire de Lund gravement blessée au visage lorsqu’elle est passée par hasard devant un magasin au moment où une bombe a explosé dans un poubelle.

    Sa vue a été réduite à 2 %. Elle a déclaré à la presse lors d’une interview qu’elle n’ose toujours pas passer près des poubelles.

Mais c’est pas grave. Ce qui est très grave, c’est d’être raciste, islamophobe et de critiquer l’immigration musulmane.

Ils ont brisé le thermomètre, et miracle de la science, la fièvre est retombée

Le quotidien Aftonbladet a affirmé qu’il n’était pas nécessaire que les autorités publient des statistiques sur les immigrants et la criminalité, car l’idée même était intrinsèquement raciste.

Le Premier ministre de l’époque, Stefan Löfven, a répété la même chose lorsqu’on lui a demandé si l’immigration avait affecté les niveaux de criminalité.

« Nous devons agir contre ce qui est mauvais et criminel, quels que soient le contexte et la cause. Je ne veux pas lier la criminalité à l’ethnicité », a-t-il déclaré en 2020 – comme s’il n’y avait pas de questions légitimes sur la façon dont la politique d’immigration de son gouvernement avait affecté la criminalité.

Le gouvernement a donc reçu l’aide des médias suédois, qui se sont mobilisés contre leur peuple. Trump avait raison – je trouvais qu’il exagérait, j’avais tort : les médias sont vraiment devenus l’ennemi du peuple. Faire le lien entre immigration et criminalité était devenu sujet tabou, puis sujet honteux, puis sujet interdit.

  • En 2015, la page éditoriale de Dagens Nyheter déclarait que les personnes qui s’alarmaient de la criminalité étaient des « négationnistes de la sécurité », et les a comparées aux négationnistes du réchauffement climatique.
  • Aftonbladet a déclaré en 2017 que l’idée que la Suède devait recruter davantage de policiers était « le populisme à son pire », étant donné que « la criminalité est en baisse » – ils avaient brisé le thermomètre en cessant de publier les statistiques.

Le slogan « la Suède est plus sûre que jamais » a précipité leur chute

L’intégration ratée – comme la criminalité des gangs, la violence sauvage et les troubles dans les quartiers – a été évidemment plus aiguë dans les zones moins riches. Les élites, qui déjà voulaient signifier leur haute vertu et leur grande moralité, pouvaient ignorer les problèmes plus longtemps qu’une grande partie de l’électorat : ils ne les subissaient pas, ne les voyaient pas, ne les connaissaient pas. Et leurs enfants ne se faisaient pas pisser dessus par les jeunes musulmans.

Chez les progressistes, comme une certaine chanteuse d’opéra du nom de Malena Ernman – plus connue comme étant la mère de Greta Thunberg – l’idée que « la Suède est plus sûre que jamais » est devenue un slogan et l’emblème de noblesse du politiquement correct.

Les médias à l’attaque, vicieusement

  • La rédactrice politique de la page éditoriale d’Aftonbladet, Karin Pettersson, a affirmé en 2014 qu’elle ne pouvait pas imaginer un argument en faveur d’une diminution de l’immigration qui ne soit pas raciste.
  • En 2021, alors que les problèmes étaient devenus difficiles à nier, le chroniqueur de l’Aftonbladet Jan Guillou affirmait encore que les mises en garde contre la violence des gangs relevaient du racisme.

Le politicien de talent crée les problèmes, puis propose ses services et ses « excellentes solutions » pour les régler

Pendant que la Suède explosait, il était donc de mauvais goût de suggérer que l’immigration en était la cause. Les gens avaient honte de le penser. Même s’ils le pensaient.

Dire que l’intégration était ratée, et qu’elle avait conduit à de graves problèmes de criminalité – ou même que la criminalité était un problème croissant, était carrément interdit.

La situation a changé à l’automne 2020.

  • Stefan Löfven, alors Premier ministre des sociaux-démocrates, le parti de gauche qui a été la force dominante de la politique d’immigration massive, a décidé qu’il était temps de retourner sa veste pour que son parti conserve le pouvoir.

    Il a donc déclaré que l’immigration avait eu un effet négatif sur la criminalité.
  • Son successeur, le Premier ministre Magdalena Andersson, c’était le plan, s’est fait l’écho du précédent pour sa récente campagne électorale. « Nous ne reconnaissons pas notre Suède », a-t-elle déclaré, et elle a souligné que son gouvernement avait limité les flux migratoires vers le pays.
  • Des crétins, nombreux, l’ont crue.
  • D’autres, nombreux aussi, ont pensé qu’il s’agissait d’un réveil un peu tardif.

« Tout ce que je veux, c’est que mon enfant ne soit pas enlevé et qu’on ne lui pisse pas dessus »

En ce moment, les médias condamnent les électeurs suédois – ou du moins les 20 % qui ont choisi de voter à droite – comme racistes.

  • Le SD, fondé en 1988, a effectivement des racines dans les cercles d’extrême droite.
  • Selon un livre blanc publié par le parti et rédigé par un historien membre, un nombre important de fondateurs du SD avaient des liens avec les mouvements nazis ou fascistes.
  • Et les scandales ne cessent d’ébranler le parti lorsque des candidats individuels sont accusés d’avoir des opinions racistes.
  • Mais le parti a été réformé en tant que mouvement marginal d’extrême droite.
  • Il s’est systématiquement débarrassé de ses membres qui avaient exprimé des opinions racistes, et a même supprimé toute son aile jeunesse.
  • Le programme actuel du parti est celui d’un parti populiste national scandinave typique – et de tels partis ont déjà fait partie de gouvernements, et soutenu des gouvernements, dans d’autres pays scandinaves.
  • Qualifier les électeurs du parti de « racistes », c’est méconnaître fondamentalement la Suède.

Des électeurs ayant des enfants et ayant voté à droite expliquent que la criminalité est telle que la vie de leurs enfants et de leurs amis est façonnée par le danger.

Des élections simulées dans les écoles ce mois-ci ont montré que les adolescents penchent désormais à droite, la majorité votant pour les partis du bloc de droite, dont 21 % pour SD.

La vague de criminalité a donc poussé les électeurs suédois – riches et pauvres – à se préoccuper du besoin le plus élémentaire : leur sécurité et celle de leurs proches.

Comme l’a déclaré un électeur :

« Tout ce que je veux, c’est que mon enfant ne se fasse pas kidnapper et pisser dessus. »

Est-ce raciste ?

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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