Publié par Jean-Patrick Grumberg le 11 septembre 2022
Le président de la Cour suprême envoie dans les cordes Kamala Harris, la vice-présidente qui rit comme une chèvre en rut

Le président de la Cour suprême John Roberts a annoncé vendredi que la Cour rouvrira finalement les plaidoiries au public cet automne, après avoir fermé ses portes pendant la pandémie.

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Roberts a fait cette annonce lors d’une conférence judiciaire dans le Colorado vendredi soir, où il a également défendu sa haute cour, soumise à une attaque politique soutenue, notamment – summum gauchiste orwellien – par une vice-présidente qui tient des propos inconstitutionnels qui s’apparentent à de l’obstruction, en reprochant à la Cour suprême … d’être inconstitutionnelle !

« La Cour a toujours tranché des affaires controversées et les décisions ont toujours fait l’objet de critiques intenses, et c’est tout à fait approprié », a déclaré Roberts à Colorado Springs.

« Mais je ne comprends pas le lien entre les opinions avec lesquelles les gens ne sont pas d’accord, et la légitimité de la Cour suprême ».

Ses commentaires visaient la vice-présidente Kamala Harris, qui a intensifié ses critiques à l’égard de la SCOTUS, dans son interview « Meet the Press » sur NBC. Cette dernière, qui a raté une occasion de se taire a déclaré au journaliste Chuck Todd :

« Je pense que c’est une Cour activiste… Cette Cour a retiré ce droit constitutionnel [à l’avortement], et nous souffrons en tant que nation à cause de cela. »

L’idiote, qui ne peut pas prononcer une phrase sans partir dans un ridicule rire nerveux incontrôlé, en a pris pour son grade (encore qu’il soit acceptable de défendre l’idée qu’elle ne comprendra pas ce que le président de la Cour suprême lui a dit).

  • D’une part, la Cour suprême s’est contentée de dire qu’on aura beau chercher, fouiller, scruter et lire entre les lignes, le droit à l’avortement ne se trouve nulle part dans la Constitution.
  • Ensuite, la Cour suprême n’a pas retiré le droit à l’avortement à la nation, mais a renvoyé la décision dans chaque Etat, comme le veut la constitution. La Californie et l’Etat de New York sont les meilleurs exemples, puisqu’ils ont décidé de prendre en charge l’avortement de tout citoyen, quel que soit son Etat de résidence, voire même, dans certains cas, de rembourser les frais de déplacement.
  • Enfin, qui, en Amérique, a été chargé de dire ce qui est constitutionnel et ce qui ne l’est pas ? L’exécutif ? Certainement pas, sans quoi la séparation des pouvoirs n’existerait plus. Le législatif ? Pas plus. C’est le judiciaire, plus précisément, la juridiction dédiée au droit constitutionnel.
  • Cerise sur le gâteau, c’est une Cour suprême soumise à la doctrine progressiste qui doit retirer et créer des droits. Exactement ce que veut Kamala Harris, la politicienne la plus à gauche du Sénat américain. C’est tout l’inverse de ce que veulent les juges conservateurs nommés par Donald Trump, et leurs prédécesseurs : ils considèrent que leur rôle consiste à appliquer la constitution à la lettre, et pas à la faire évoluer au gré des modes politiques. C’est exactement ce que Roberts a dit dans sa réponse.

Kamala Harris KO – à supposer qu’elle comprenne.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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