Publié par Magali Marc le 21 septembre 2022
Midterms : les sondages flanquent la frousse aux Démocrates

Les sondages donnent la frousse à un analyste des sondages du New York Times, car il estime que la plupart des sondages commandités par les médias de masse sur-échantillonnent les répondants démocrates. Les sondages biaisés indiquent quand même que les Démocrates sont en difficulté ou n’ont que de faibles avances sur leurs adversaires républicains. Même le Sénateur Mitch McConnell, leader de la minorité républicaine au Sénat, sent le vent tourner et se montre maintenant optimiste quant à la possibilité pour les Républicains de reprendre le contrôle du Sénat.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de J. Robert Smith, paru sur le site d’American Thinker, le 20 septembre.

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Les Démocrates ont la frousse

Il reste moins de deux mois avant le jour de l’élection – peu importe ce que cela signifie.

Le vote anticipé est en préparation.

Des firmes de sondages fiables – Trafalgar Group et Rasmussen Reports – montrent que les Républicains gagnent du terrain.

Même la moyenne des principaux sondages de Real Clear Politics – qui inclut les enquêtes parrainées ou citées par les médias de masse – montre que les Démocrates ont un avantage dérisoire de 1,1 % dans le scrutin générique* du Congrès.

C’est une mauvaise nouvelle pour les Démocrates.

Les sondages des médias de masse donnent la frousse à Nate Cohn, l’analyste des sondages du New York Times. Il est bien conscient des lacunes de ces sondages.

Il vient de déclencher l’alerte pour les Démocrates.

Via MEDIAite, 12 septembre :

Les candidats démocrates au Sénat dépassent les attentes dans les mêmes endroits où les sondages ont surestimé (les votes en faveur de) M. Biden en 2020 et Mme Clinton en 2016.

C’est une façon polie de dire que les grands sondages médiatiques sont faussés.

M. Cohn cite l’incapacité à apporter des « changements méthodologiques significatifs », ce qui signifie, en partie, que beaucoup de sondages sur-échantillonnent les répondants démocrates.

Même avec des sondages biaisés, les Démocrates sont en difficulté.

Les Républicains sont en position de remporter un grand nombre de sièges en novembre.

Les consultants démocrates sont bien conscients de cette sombre perspective.

Bien sûr, pour gagner, les campagnes républicaines ne peuvent pas se permettre d’être ennuyeuses.

Elles doivent être énergiques et axées sur les problèmes.

Servir du gruau insipide aux électeurs est un moyen sûr de gâcher des opportunités. On ne peut pas prendre pour acquis que leur mécontentement se traduira automatiquement par des votes pour les Républicains.

Ces derniers seraient bien avisés de ne pas tenir compte des conseils des consultants de Washington liés à Mitch McConnell, qui sont peu enclins à prendre des risques.

Une autre complication notable pour les sondeurs est la campagne pluriannuelle des Démocrates visant à supprimer le vote républicain.

Le journal Epoch Times cite Robert Cahaly, responsable des sondages de la firme Trafalgar Group, à propos de ce problème :

Cela [l’intimidation des électeurs lors des cycles électoraux précédents] a provoqué la création d »électeurs discrets » que la « plupart » des sondages n’ont pas comptabilisés, par conséquent l’appui de Donald Trump dans les états charnières a dépassé les attentes. Aujourd’hui, l’Administration Biden a essentiellement classé les « Républicains MAGA » comme une menace pour la démocratie et a mobilisé les forces de l’ordre fédérales pour se concentrer sur eux », écrit le sondeur. « Cette décision a créé un nouveau type d’électeurs qui sera encore plus difficile à sonder ou même à estimer ».

Les Démocrates sont dans le pétrin.

Les attaques cyniques de Joe Biden contre les Américains « MAGA », la perquisition injustifiée et illégale du FBI à Mar-a-Lago et les assignations à comparaître visant des « dizaines » d’alliés de Trump de haut niveau en sont la preuve. L’objectif de ce pogrom anti-américain et anti-droit va durer à court et à long terme.

Oui, il s’agit des tentatives actuelles de suppression d’électeurs,mais il s’agit aussi de rallier et de mobiliser la base électorale découragée des Démocrates pour les Midterms, cet automne. C’est ce dont il s’agit avec la fausse « Loi sur la réduction de l’inflation » et le stratagème d’annulation des prêts étudiants : les Démocrates tentent d’acheter des votes.

Ce n’est pas nouveau. Ils paient les électeurs depuis Andrew Jackson.

  • La Loi sur la soi-disant réduction de l’inflation est un cadeau aux zélateurs du changement climatique prétendument « provoqué par l’homme » et aux partisans de l’énergie verte. Joe Biden et les Démocrates du Congrès prennent l’argent de nos impôts et augmentent la dette publique (elle atteint 30 000 milliards de dollars et ne cesse de grimper) pour remplir les poches des groupes environnementaux, des fabricants de panneaux solaires et des intermédiaires, entre autres.
  • L’annulation des prêts étudiants vise principalement les électeurs démocrates ou de tendance démocrate. Il s’agit d’un transfert de richesse forcé au détriment des Américains de la classe moyenne et des travailleurs qui peinent à payer leurs factures. L’argent de nos impôts va aux électeurs démocrates qui ont obtenu des diplômes coûteux et qui veulent s’affranchir facilement de leurs obligations.
  • La décision de la Cour suprême renvoyant l’avortement aux États est exploitée par les Démocrates pour créer un autre faux narratif. Ils font de la démagogie sur le sujet, mais si l’avortement est important pour les Américains, aujourd’hui, le paiement des loyers ou des hypothèques l’est davantage. Pourtant, la question de l’avortement est du pain béni pour la base des électeurs démocrates. Le fait d’alimenter leur peur et leur colère est le moyen espéré de stimuler la participation.

Mais cela pourrait s’avérer vain.

Le meilleur indicateur de la participation des électeurs cet automne, et du parti qui en bénéficiera, est le taux de participation enregistré lors des primaires démocrates et républicaines, qui sont maintenant terminées.

Les informations suivantes proviennent d’Ellis Insight, un service d’analyse des élections :

(…) dans les 38 États comparables, les Républicains ont vu leur taux de participation augmenter de 38,1 % en 2022 par rapport à leur base de 2018, tandis que celui des Démocrates a chuté de 20,7 %. C’est significatif, car le nombre réel de votes, par opposition à l’examen des données des échantillons de sondage, est généralement un meilleur indicateur pour savoir quel parti suscite le plus d’enthousiasme électoral. Dans les élections à faible taux de participation, cet élément est essentiel pour la victoire.

Les chiffres de participation – plus que les sondages faussés – ont ébranlé les Démocrates. De vrais électeurs ont participé à de vraies élections primaires, et les Démocrates ont subi une chute spectaculaire de leurs chiffres. Ils ont maintenant une pente beaucoup plus raide à gravir.

Les médias de masse évitent de parler de cette vérité qui dérange.

Lorsque les Républicains remporteront des sièges à la Chambre des Représentants, obtenant une majorité plus importante que prévu, et lorsque le GOP obtiendra la majorité au Sénat, la crédibilité des médias subira un nouveau coup dur bien mérité.

Comme Abe Lincoln aurait pu le dire : « On ne peut pas tromper tous les électeurs tout le temps. »

Les gens ne vont pas voter en fonction de la propagande des Démocrates et de leurs alliés dans les médias.

Ils vont voter en fonction de ce qui a un impact sur leur vie quotidienne.

Les difficultés économiques croissantes, l’inquiétude face à la criminalité qui s’installe dans les banlieues et la consternation devant l’évaporation de la frontière américano-mexicaine (et la crise de la drogue qui en découle) sont des facteurs importants pour eux.

Ces questions ont un impact fort et profond sur les Démocrates de Joe Biden.

C’est la tendance depuis des mois – une tendance fortement négative, qui va s’avérer difficile à inverser.

Il faut vivre dans un univers parallèle pour penser que les chiffres de Joe ne sont pas des obstacles pour les Démocrates.

Joe obtient des chiffres déficitaires graves pour le taux d’approbation de son travail :

  • Inflation : -31,4%.
  • Criminalité : -22,0%.
  • Immigration (la frontière) : -23.5%.

Ces terribles chiffres auront un effet de cascade : les électeurs tiendront les Démocrates responsables lors des élections législatives et autres scrutins.

La gouvernance et les politiques de Joe Biden ont reçu l’appui inconditionnel des Démocrates du Congrès. Ils détiennent une grande part de responsabilité pour ce désastre national.

Ballotpedia compile les sondages sur l’approbation du Congrès et fournit une moyenne. Le Congrès obtient généralement un mauvais score auprès des électeurs.

En date du 15 septembre, 26 % des électeurs inscrits ont donné au Congrès un pouce vers le haut et 59%, un pouce vers le bas.

Il s’agit des électeurs inscrits, et non des électeurs potentiels, qui, sur la base des sondages sur les questions et l’orientation du pays, désapprouvent sans doute plus intensément le Congrès dirigé par les Démocrates.

Les courses individuelles aux élections sénatoriales sont un bon indicateur de la direction que prend le sentiment des électeurs.

Les principales compétitions sont serrées, mais on observe un mouvement en faveur des Républicains.

Les sondages – aussi faussés soient-ils – montrent que Blake Masters comble l’écart avec Mark Kelly en Arizona (moyenne Real Clear Politics (RCP) : 3,3 % d’avantage pour Kelly).

  • Le duel Warnock-Walker en Géorgie est un match nul.
  • Adam Laxalt devance Catherine Cortez Masto dans le Nevada (moyenne de RCP : 1,0 %, Laxalt).
  • Maggie Hassan ne devance Don Bolduc dans le New Hampshire que de 5,6%, après que Bolduc ait émergé d’une primaire GOP mouvementée.
  • Ted Budd a un léger avantage – 1,3% — sur Cheri Beasley en Caroline du Nord.
  • Idem pour J.D. Vance sur Tim Ryan dans l’Ohio (moyenne RCP, 2,7%, Vance).
  • Mehmet Oz a réduit l’avance de John Fetterman en Pennsylvanie (moyenne RCP + 4,0% pour M. Fetterman. Trafalgar Group estime que cette course se situe dans la marge d’erreur).
  • Mandela Barnes a une petite avance sur Ron Johnson (moyenne RCP, 1,7%, Barnes ; la firme Marquette Poll a Johnson en tête, 1,0%).
  • Pour faire bonne mesure, Lisa Murkowski, (une RINO) qui pourrait aussi bien être une Démocrate, est à égalité avec sa collègue républicaine Kelly Tshibaka, bien que l’absurde système de vote par classement de l’Alaska puisse jouer contre Tshibaka.

Tous ces sièges au Sénat sont en jeu.

Les Républicains ont des avantages indéniables.

Ils ont amplement le temps de convaincre les électeurs qu’ils méritent d’être élus. Mais ils doivent commencer à passer de l’étape de la présentation à celle du martelage des questions qui ont le plus d’impact sur les électeurs.

Il faut conclure le marché.

*NdT: Les sondages du vote générique sont des sondages politiques qui demandent non pas pour quel candidat vous comptez voter pour vous représenter au Congrès ou à la présidence, mais plutôt pour quel parti politique (démocrate, républicain ou indépendant) vous voteriez si l’élection avait lieu aujourd’hui. Le « bulletin générique » ne comporte aucun nom de candidat. Il s’agit d’une enquête menée auprès des électeurs par divers instituts de sondage, dont Gallup, Rasmussen, RealClearPolitics et de nombreux autres.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source: American Thinker

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