Publié par Gaia - Dreuz le 30 septembre 2022
Suicide civilisationnel : près d’un tiers des femmes en âge de procréer ne veulent pas d’enfants

Source : Elle

Un enfant si je veux ? Libres, féministes et préoccupées par les enjeux écologiques, les femmes françaises en âge d’avoir des enfants sont aujourd’hui de moins en moins nombreuses à exprimer un désir de maternité, révèle notre sondage exclusif.

Oubliez l’image d’Épinal de la mère de famille, épanouie à l’idée de pouponner et d’éduquer ses enfants jusqu’à ce qu’ils quittent le nid. En 2022, la maternité ne fait plus rêver, ou du moins, ne suscite plus le même enthousiasme chez les femmes en âge et en capacité d’avoir des enfants.   

C’est ce que révèle le sondage réalisé par ELLE en partenariat avec l’Ifop, dont nous vous dévoilons en exclusivité les résultats. Dont un chiffre, à la fois vertigineux et révélateur des enjeux que suscite notre époque : 30 % des femmes en âge de procréer ne désirent pas avoir d’enfant. 

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Une revendication du droit à la liberté 

Comment expliquer ce désamour pour la maternité ? Portées par la vague féministe et en particulier par #MeToo, les sondées confient avant tout leur désir de rester libres de leur destin. 50 % estiment ainsi qu’un enfant n’est pas indispensable à leur épanouissement personnel, tandis que 48 % souhaitent continuer à vivre sans assumer de responsabilité parentale.  

La crise environnementale et climatique motive aussi le non-désir d’enfant de 39 % des femmes interrogées, suivies des crises politiques et sociales (37 %) et de la crainte de la surpopulation (35 %).  

Sans surprise, près d’une sympathisante EELV sur deux (48 %) souhaite rester sans enfant, tandis qu’à droite (Les Républicains, Reconquête, RN), les femmes expriment encore dans leur majorité un désir de maternité. Il en va de même avec les affinités féministes et écologistes : 50 % des femmes se jugeant « très féministes » et 54 % se disant « très écologistes » ne souhaitent pas avoir d’enfant.   

On constate par ailleurs une forte disparité face au désir d’enfant suivant la catégorie socio-professionnelle des femmes interrogées. Tandis que les femmes issues des catégories populaires continuent à désirer devenir mères dans leur grande majorité, 36 % des dirigeantes d’entreprises préfèrent rester « childfree ». 

On ne s’épanouit pas toujours dans la maternité  

En 2022, les femmes expriment non seulement plus librement leur non-désir d’enfant, mais rejettent aussi les injonctions à la maternité épanouie et sacrificielle. C’est particulièrement cas chez les plus jeunes n’ayant pas encore d’enfant : 43 % des 15-24 ans et 35 % des 25-34 ans estiment que devenir mère n’est « pas vraiment nécessaire » à leur épanouissement personnel. À titre de comparaison, elles n’étaient que 12 % à penser la même chose dans les années 2000 !  

Mais les femmes sans enfant ne sont pas les seules à briser le tabou autour des difficultés parentale. Encore impensable il y a quelques années, le « regret maternel » s’exprime aussi dans les résultats du sondage. 51 % des mères d’un enfant de moins de trois ans concèdent ainsi qu’il leur arrive de regretter la vie qu’elles menaient avant de devenir parent. 12 % des sondées avouent même regretter leur choix de maternité.   

Le droit à la maternité des célibataires 

Dernier enseignement du sondage :  si les femmes sont de plus en plus nombreuses à refuser la maternité comme idéal, elles ne sont pas pour autant prêtes à y renoncer au cas les conditions « idéales » ne sont pas réunies, à savoir être en couple avec un homme. Un an après l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes, près d’une femme sur deux (47 %) se dit prête à y recourir en tant que célibataire. La preuve que la maternité « quand je veux, si je veux » est toujours d’actualité.  

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