Publié par Magali Marc le 29 octobre 2022
L’autre élection de novembre : Benyamin Netanyahou sera-t-il un « comeback kid » ?

Tandis que les Américains sont à 11 jours de faire un choix important lors des Midterms qui obligerait Joe Biden et les Démocrates à mettre un frein à leur programme gauchiste insensé, les Israéliens doivent faire un choix important le 1er novembre. Comme le décrit le Professeur Millière (https://www.dreuz.info/2022/10/binyamin-netanyahou-homme-detat-273464.html), ils doivent décider de renouveler leur confiance envers Benyamin Netanyahou (accusé par des procureurs gauchistes de corruption et de fraude) et lui accorder une majorité suffisante afin qu’il puisse gouverner sans avoir à s’appuyer sur ses adversaires politiques.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Joel B. Pollak, paru sur le site de Breitbart, le 28 octobre.

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L’autre élection de novembre : la tentative de retour de M. Netanyahou

Le jour des élections de mi-mandat aux États-Unis est le mardi 8 novembre, mais les Israéliens se rendront aux urnes une semaine plus tôt, le mardi 1er novembre, pour la cinquième élection générale en trois ans et demi.

L’ex-Premier ministre Benjamin Netanyahou, dont le parti conservateur Likoud reste plus important que n’importe lequel de ses rivaux, tente d’organiser son retour politique après avoir été évincé du pouvoir par une coalition de petits partis l’année dernière, et alors que de fragiles allégations de corruption à son encontre ont commencé à s’effondrer parmi des allégations de mauvaise conduite de la part des procureurs.

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En surface, cette élection ressemble à toutes les autres depuis avril 2019.

Les sondages suggèrent que le parti de M. Netanyahou obtiendrait suffisamment de sièges potentiels dans la Knesset qui compte 120 membres, pour former un bloc de 60 membres, proche des 61 nécessaires pour former une majorité gouvernementale.

Cette majorité insaisissable lui a été refusée parce qu’Avigdor Lieberman, le leader d’un petit parti nationaliste laïque dont les valeurs sont largement alignées sur celles du Likoud, a refusé de se joindre à tout gouvernement dirigé par M. Netanyahou, ou qui accepte de faire des concessions aux partis religieux, comme le fait souvent le Likoud.

Israël pourrait donc se diriger vers une nouvelle impasse, dans laquelle le Likoud est le parti le plus important le jour des élections, mais peine à former une majorité gouvernementale au milieu des querelles qui suivront.

Le pays est actuellement dirigé par le Premier ministre intérimaire Yair Lapid, un journaliste devenu politicien de centre-gauche. Il a rassemblé la coalition qui était autrefois dirigée par Naftali Bennett, un entrepreneur en technologie qui a travaillé pour M. Netanyahou avec lequel, comme tant d’autres, il s’est brouillé.

Le parti de M. Bennett est minuscule ; il était la feuille de vigne de droite d’une coalition de gauche.

M. Bennett a pris le pouvoir à son ancien patron en payant le prix de ses convictions politiques : après avoir promis de ne pas rejoindre un gouvernement où participeraient les partis arabes d’Israël, dont certains sont opposés à l’existence même de l’État, il l’a fait dès que l’occasion s’est présentée.

La coalition était la première dans laquelle les partis arabes jouaient un rôle aussi important ; c’était la réponse ultime à l’accusation diffamatoire selon laquelle Israël est un État qui pratique l' »apartheid ».

Mais les défections, les luttes intestines et la désunion au sein même des partenaires de la coalition ont provoqué l’effondrement du gouvernement Bennett.

Pendant ce temps, le dossier contre M. Netanyahou – qui est en grande partie responsable de la crise politique actuelle, car il a déstabilisé son propre gouvernement et terni son image publique – a commencé à tomber en miettes.

Ce dossier n’a jamais été solide au départ, et les critiques l’ont qualifié de création de l' »État profond » israélien – la fraternité juridique et l’armée qui n’apprécient pas le style populiste et perturbateur de M. Netanyahou.

Maintenant, le public a appris que la police a peut-être piraté des téléphones pour faire pression sur des témoins potentiels, ce qui donne à l’affaire l’apparence d’un coup d’État.

Ces derniers jours, le gouvernement de M. Lapid a également conclu un accord controversé sur le gaz naturel avec le Liban.

M. Netanyahou soutient – à juste titre – qu’Israël a donné au Liban, qui est contrôlé par le groupe terroriste Hezbollah financé par l’Iran, tout ce qu’il voulait.

Mais M. Lapid et d’autres soulignent que le Hezbollah a désormais un intérêt financier à ce que la frontière avec Israël demeure stable, car une guerre perturberait les opérations gazières offshore.

Qu’il soit bon ou mauvais, l’accord n’a pas été approuvé par le public et a plutôt renforcé la colère des gens qui considèrent que les élites du pays dirigent de manière à bénéficier de leurs décisions.

M. Netanyahou veut retrouver son poste et apprivoiser l' »État profond » israélien, dont les machinations rappellent les efforts corrompus des autorités américaines pour cibler Donald Trump tout en protégeant les Clinton et les Biden. Mais il est confronté à deux problèmes.

1) L’un est que le gouvernement actuel, bien que fracturé, a fait un travail plutôt décent.

Il a guidé Israël à travers un conflit avec le Jihad islamique à Gaza ; il a empêché l’administration Biden de défaire l’engagement américain envers Jérusalem comme capitale d’Israël ; et il a convaincu Joe Biden de ne pas accepter un nouvel accord faible avec l’Iran (sic).

2) Le deuxième problème est que la coalition de M. Netanyahou dépendrait de l’appui des politiciens d’extrême droite Itamar Ben-Gvir et Bezalel Smotrich. Ils ont gagné en popularité à la suite des émeutes anti-juives perpétrées par des citoyens arabes lors de la dernière guerre de Gaza. Certaines de leurs opinions – sur les Arabes et sur les questions sociales – sont considérées comme extrêmes.

Les Émirats arabes unis, qui entretiennent des relations chaleureuses avec Israël depuis la signature des accords d’Abraham il y a deux ans, ont averti Benyamin Netanyahou de ne pas gouverner avec les partis d’extrême droite.

Entre-temps, Yair Lapid semble avoir emprunté une page du livre du président américain Joe Biden, en avertissant qu’une coalition de M. Netanyahou avec les partis d’extrême droite signifierait la « fin de la démocratie ».

Il s’agit d’une affirmation étrange pour un Premier ministre intérimaire, en particulier pour celui qui prend des décisions majeures en matière de sécurité nationale, sur le Liban et d’autres questions, sans avoir reçu un mandat clair des électeurs.

Les électeurs israéliens, tout comme les électeurs américains, pourraient ne pas tenir compte de cette hystérie et se concentrer plutôt sur des questions fondamentales telles que l’inflation et le coût de la vie.

Ou peut-être l’électorat israélien décidera-t-il simplement qu’il a besoin du leadership fort, aussi controversé et imparfait soit-il, qu’offre M. Netanyahou qui demeure, encore aujourd’hui, le visage d’Israël au Moyen-Orient et dans le monde.

L’élection israélienne pourrait donc servir d’exemple pour les électeurs américains tandis qu’ils regardent au-delà des Midterms et envisagent la possibilité que Donald Trump – en dépit de tous ses défauts, et malgré la prétendue « émeute » du 6 janvier 2021 – pourrait être l’alternative la plus solide à Joe Biden – ou à son remplaçant – en 2024.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source : Breitbart

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