Publié par Gertrude Lamy le 18 novembre 2022
« Aux Arbres Citoyens », de Yannick Noah, hymne officiel de l’écologie qui vilipende l’homme blanc

Source : Breizh_info

« Aux Arbres Citoyens », la chanson interprétée depuis 2007 par Yannick Noah, a fourni récemment le titre d’une émission écologique à grand spectacle sur France 2. Mais cela fait depuis longtemps qu’elle est un classique des fêtes de fin d’année scolaire.

Répétée des semaines durant en classe, elle permet de sensibiliser les jeunes générations à des idées écolos particulièrement chères à leurs institutrices. Sur un air mobilisateur, accompagné de choeurs africains, le chanteur y pose sur un ton douloureux une question qu’il laisse sans réponse : « A qui la faute ? »

La réponse est pourtant donnée en image par le clip officiel, clairement fabriqué pour une exploitation scolaire :

  • les méchants du clip sont tous des hommes blancs en cravate frappés de calvitie. Comme dans un cauchemar de Sandrine Rousseau, ils dirigent le monde depuis leur bureau. Pour les scénaristes, rien n’a changé depuis 1914 et c’est toujours le temps des Colonies. Ils ne semblent pas avoir été mis au courant des changements géopolitiques qui ont eu lieu depuis, par exemple l’émergence de la Chine, de loin le premier pollueur mondial.
  • les gentils sont des enfants venus d’Amérique, d’Afrique et d’Asie. Dans ce clip pourtant destiné à la jeunesse d’ici, aucun ne représente notre continent, comme si les enfants d’Europe devaient assimiler qu’ils font partie du problème, pas de la solution.
  • l’enfant africain est victime de la désertification du Sahel, attribué à une cause unique, le réchauffement climatique, lui-même causé par le seul Occident, cupide et arrogant. Or l’avancée du désert s’explique au moins partiellement par le surpaturage, causé lui-même par l’explosion démographique.
  • l’enfant hindou est témoin d’une importation sauvage de déchets nucléaires dans son pays. Trafic totalement imaginaire : les déchets nucléaires sont retraités sur place par les pays ayant développé cette filière. Et l’Inde fait partie du club !
  • à la fin du clip, les enfants « racisés » écartent les hommes blancs du pouvoir, en les bousculant. Plus que la coopération internationale, c’est la revanche qui est valorisée, la chanson légitimant à deux reprises la violence. Tout ce qu’il y a de plus éducatif !

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