Publié par Guy Millière le 3 novembre 2022
Binyamin Netanyahou redevient Premier ministre : il était temps !

Le résultat définitif des élections israéliennes n’est pas encore connu au moment où j’écris ces lignes, mais il ne fait aucun doute que Binyamin Netanyahou va disposer d’une majorité et redevenir premier ministre. Il était très largement temps !

Quel que soit le pays sur terre, un gouvernement de gauche est toujours destructeur et désastreux. Un pays comme Israël, confronté sans cesse au risque terroriste, menacé par une puissance islamiste qui ne cache pas ses désirs exterminationnistes, ne peut pas se permettre d’avoir un gouvernement de gauche, et tout particulièrement un gouvernement aux mains de la gauche israélienne telle qu’elle est aujourd’hui, car celle-ci n’est plus celle de David Ben Gourion ou de Golda Meir, mais une gauche faible, malléable, prête à s’aveugler devant ses ennemis. Israël peut encore moins se permettre d’avoir un gouvernement instable, incohérent, dominé par la gauche, sans cesse sous l’ombre portée des islamistes, et utilisant des gens soi-disant de droite trahissant leurs électeurs aux fins qu’ils servent de façade factice à la gauche, or c’est un gouvernement de ce type qu’Israël a eu pendant un an et demi.

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Au cours de plusieurs élections successives, nombre d’électeurs israéliens, influencés par la propagande anti-Netanyahou, par les manœuvres anti-Netanyahou de la justice israélienne (qu’il faudrait réformer d’urgence), dupés par des imposteurs et des diffamateurs, n’ont pas apporté à  Netanyahou et à ses alliés les suffrages suffisants pour former un gouvernement solide, puis ont fait face au summum de l’ignominie : des politiciens pour qui ils avaient voté sur un programme ont préféré se renier en choisissant de s’allier avec Benny Gantz, Yair Lapid, Merav Michaeli, Tamar Zandberg et Mansour Abbas plutôt qu’avec Netanyahou.

Lors de l’élection qui vient d’avoir lieu, un nombre suffisant d’électeurs israéliens a fait preuve de lucidité. Nombre des politiciens qui ont trahi leurs électeurs sont éliminés. Naftali Bennett n’a pas eu à l’être : il s’est piteusement retiré de la vie politique. Gideon Saar a rejoint Benny Gantz, et il est flagrant désormais qu’il a une veste très réversible. Ayelet Shaked, qui eut autrefois des positions courageuses, et fut une étoile montante de la droite israélienne a reçu à peine plus d’un pour cent des voix. La gauche, elle, est rejetée, Ha-Avoda aura quatre sièges à la Knesset, le Meretz n’en aura pas un seul.

Binyamin Netanyahou n’a pas seulement une majorité : il a aussi la possibilité de former une coalition solide et cohérente. La gauche politique et journalistique israélienne est, bien sûr, amère et dépitée. La presse internationale, elle, dit que Binyamin Netanyahou est désormais allié à l’”extrême droite” israélienne. A force d’utiliser l’expression “extrême droite” pour qualifier les personnalités politiques conservatrices, les journalistes de la presse internationale dévaluent l’expression en abusant de celle-ci. Ils imaginent encore faire peur, mais leur volonté de faire peur est élimée, et fonctionne de moins en moins.

Leur cible principale aujourd’hui est Itamar Ben Gvir, qui a eu dans le passé des positions radicales qui, pour ce qui me concerne, ne me choquent pas. Ses positions actuelles me choquent moins encore. Aujourd’hui, Itamar Ben Gvir est partisan de la peine de mort pour les terroristes tueurs de Juifs israéliens. A mes yeux, condamner à mort des assassins est conforme aux principes mêmes de la justice. Prendre à une personne ce qu’elle a de plus précieux doit impliquer une peine du même niveau. Itamar Ben Gvir est, en outre, partisan de l’expulsion des Arabes israéliens qui ne reconnaissent pas la légitimité de l’existence d’Israël et se définissent comme “Palestiniens”. Aux Etats-Unis, qui sont désormais mon pays, une expression est souvent employée par les conservateurs lorsqu’ils s’adressent aux anti-américains vivant dans le pays : America love it or leave it. L’Amérique, aimez-la ou quittez là. Vivre dans un pays en le détestant et en ne reconnaissant pas la légitimité de son existence n’est pas admissible, et dans un pays comme Israël, est porteur de dangers potentiels qui peuvent se concrétiser tragiquement.

L’administration Biden exerce des pressions pour qu’Itamar Ben Gvir ne soit pas membre de la coalition et, a fortiori pour qu’il ne soit pas ministre, et veut le boycotter. Un geste fort de Netanyahou serait de lui confier un ministère important. 

J’attends de voir la composition du gouvernement Netanyahou. J’attends de voir ce gouvernement agir. Il y a beaucoup de travail à faire intérieurement en Israël. Il y a aussi du travail à faire en politique internationale. Rétablir les liens avec l’Arabie Saoudite et avec le monde arabe sunnite, qui se sont détériorés depuis un an et demi sera un impératif. Souligner avec détermination les positions d’Israël face au régime des mollahs et face à l’administration Biden sera un autre impératif.

Si les élections américaines le 8 novembre se passent comme prévu, et si les Républicains gagnent les deux chambres du Congrès, l’administration Biden sera très affaiblie, et Binyamin Netanyahou aura des alliés en position de pouvoir aux Etats-Unis. La campagne pour les élections des présidentielles de 2024 s’enclenchera, Trump sera en position de favori, et une synergie féconde entre Netanyahu et Trump pourra prendre forme.

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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