Publié par Jean-Patrick Grumberg le 24 novembre 2022
Elon Musk lance un nouveau sondage : faut-il amnistier les personnes interdites par Twitter. La réponse décoiffe

Maintenant qu’Elon Musk a réinstallé le compte de Donald Trump – que ce dernier a déclaré ne pas vouloir reprendre, il a mis en place un nouveau sondage, demandant aux utilisateurs s’il devait laisser revenir sur le site la plupart des comptes suspendus.

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Mercredi, Musk a demandé, dans un nouveau sondage : « Twitter devrait-il offrir une amnistie générale aux comptes suspendus, à condition qu’ils n’aient pas enfreint la loi ou ne se soient pas livrés à du spam flagrant ? » Il a donné 24 heures aux utilisateurs pour voter, il reste quelques heures, mais la tendance générale ne laisse pas la plus petite place au doute : la police de la pensée, le politiquement correct et le wokisme, lorsque la question est honnêtement et clairement posée, et que les résultats ne sont pas trafiqués, sont clairement rejetés.

Jusqu’à présent, le « oui » écrase le « non » par 72 % contre 27 %

On constate une fois de plus que la dictature de la pensée imposée par la gauche, les gens n’en veulent pas. Ils ne veulent pas que des élites les protègent et décident à leur place ce qui est bien pour eux. Ils ne veulent pas d’une « équipe de confiance et de sécurité chargée de lutter contre les discours haineux ».

Je déteste lire des propos de haine – j’en lis tous les jours dans le New York Times, dans le Washington Post, dans le Monde, sur Libé et Médiapart, et encore plus dans Haaretz et The Times of Israel depuis que j’ai créé Israel247.org, un média israélien. Personne ne les censure et c’est très bien. Pourquoi censurer le camp opposé ?

Les activistes de la censure vont pourtant très loin. Un institut de recherche a même fait une étude qui prouve sans la moindre ambiguïté que les propos haineux ont explosé.

« Les mauvais acteurs essaient de tester les limites de @Twitter, plusieurs messages sur 4chan encouragent les utilisateurs à amplifier les insultes, et l’utilisation du mot « nègre » a augmenté de près de 500 % par rapport à la moyenne précédente. »

Mais le public résiste. Les gens comprennent tout ça, les dangers, les limites. Et ils disent aux censeurs « nous n’avons pas besoin de vous ». « Nous sommes assez grands et assez éduqués pour faire le tri, décider par nous-même, et nous pouvons supporter une augmentation de 500 % du mot en “n’ sans nous évanouir ».

Les activistes se battent avec acharnement pour plus de censure

Les militants sont brillants dans leurs démonstrations. Ils mettent en évidence que « la liberté d’expression n’est pas une licence pour émettre délibérément ou imprudemment des déclarations qui nuisent à d’autres personnes ou mettent en danger leurs droits ». Ils démontrent qu’ « une liberté significative nécessite des règles de base pour limiter les abus qui la rendraient autrement lettre morte ».

Ils accusent Elon Musk que les « comptes antifascistes » vont être noyés et rendus impuissants.

Ils disent que le programme de « liberté d’expression » de Musk démantèle le travail de sécurité chez Twitter.

Ils parlent du chaos de Twitter.

Et indiquent que Musk « rejette les normes éthiques adoptées par les journaux grand public et, dans une moindre mesure, par les médias sociaux ».

Et que le rachat de Twitter par Elon Musk « va détruire la liberté d’expression, et non la protéger ».

Et Musk n’en croit pas un mot

Musk les entend, mais n’est convaincu par aucun de leurs arguments, qui sonnent creux, qui sentent le prétexte à plein nez. Il avait très tôt déclaré que « le fait de ne pas adhérer aux principes de la liberté d’expression sape fondamentalement la démocratie », et il s’y tient.

Il ajoute que son intuition lui dicte le contraire des mises en garde de la gauche, et il suit son intuition :

« Je ne me soucie pas du tout de l’aspect économique… mon sentiment fort et intuitif [est] que le fait de disposer d’une plateforme publique bénéficiant d’une confiance maximale et largement inclusive est extrêmement important pour l’avenir de la civilisation. »

Conclusion

La gauche panique. Musk a promis de rétablir la liberté d’expression sur la plateforme de libre expression et il tient promesse.

Même s’il a accordé quelques exceptions.

Par exemple, il a déclaré qu’Alex Jones ne serait pas autorisé sur la plateforme. Musk a expliqué qu’il n’avait aucune pitié pour ceux qui utilisent la mort d’enfants « pour le gain ou la gloire », et Alex Jones a utilisé « la mort des enfants de Sandy Hook pour le gain, la politique et la gloire ».

Alex Jones a réagi. Il a déclaré à son public qu’il ne fallait pas reprocher à Elon Musk de ne pas avoir rétabli son compte Twitter. Au contraire, il les encourage à attendre de voir si Musk peut vraiment protéger la liberté d’expression.

Twitter a également suspendu quelques comptes de fascistes violents, ceux qui s’appellent anti-fascistes et antifa pour donner le change.

  • Le groupe Elm Fork John Brown Gun Club (EFJBGC) – un groupe d’extrême gauche basé au Texas qui assure une « protection armée » lors d’événements LGB – avait été suspendu.
  • Chad Loder, un fasciste « antifasciste » déclaré de Los Angeles, en Californie, avait également été suspendu.

Les équipes de « confiance et de sécurité » de Twitter ont été durement touchées par les licenciements. Sur 7500 employés, Musk en a licencié près de 4000 en quinze jours, et un autre millier sont partis d’eux-mêmes. Ils seront sans doute étonnés que chez Burger King où ils vont retrouver un emploi à leur hauteur, il n’y ait pas « d’espace sûr » dans lequel « une personne ou une catégorie de personnes peut avoir la certitude qu’elle ne sera pas exposée à la discrimination, à la critique, au harcèlement ou à toute autre atteinte émotionnelle ».

Il reste 2700 personnes, et Musk est déjà en train de réembaucher. Pour moi, ça ressemble à un beau nettoyage de bras cassés et de parasites.

Je n’ai toujours pas digéré – remerciez-moi de cela, car je suis constant dans la tolérance zéro – qu’un petit merdeux frustré sorti de nulle part, qui n’a jamais rien fait et jamais rien prouvé dans sa vie, qui habite probablement encore au sous-sol chez ses parents, se soit retrouvé avec assez de pouvoirs pour fermer le compte d’un président démocratiquement élu, Donald Trump. Le sondage de Musk montre que je ne suis pas le seul.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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